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Bilastina

Le contrôle clinique de l’UCS avec des antihistaminiques permet la tolérance de l’affection cutanée exacerbée par les AINS

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Jorge Sánchez

J Allergy Clin Immunol Pract . 2020 Jul 14;S2213-2198(20)30700-5. doi: 10.1016/j.jaip.2020.06.057. Publication en ligne avant impression.

Un grand nombre de patients souffrant d’urticaire chronique spontanée présentent une exacerbation après un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Bien que les directives internationales recommandent aux personnes souffrant d’urticaire d’éviter la prise d’AINS, dans certains cas il est difficile de faire autrement. Certaines études de cas rapportent que les antihistaminiques H1 peuvent aider à prévenir cette exacerbation.

Cette étude visait à évaluer si les antihistaminiques H1 peuvent aider à prévenir les réactions exacerbées par les AINS chez les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée.

Il s’agissait d’une étude croisée, multicentrique et ambispective réalisée dans 3 centres de Medellín, en Colombie, qui comprenait 121 participants souffrant d’urticaire chronique spontanée et ayant des antécédents d’exacerbation suite à la prise d’AINS. Un test de provocation diagnostique sans utilisation d’antihistaminiques et un test de provocation avec utilisation d’antihistaminiques ont été réalisés en recourant aux AINS mentionnés dans le dossier médical. L’ordre dans lequel les tests ont été effectués chez chaque participant a été déterminé par l’expérimentateur : les participants avec une première provocation diagnostique positive ont été soumis à une seconde provocation avec des antihistaminiques H1, ceux avec une première provocation négative avec des antihistaminiques H1 ont été soumis à une seconde provocation sans utilisation d’antihistaminiques H1, et ceux avec une première provocation diagnostique négative ou positive avec utilisation d’antihistaminiques H1 n’ont pas été soumis à une seconde provocation. Certains patients ont été soumis à un autre AINS avant le test de provocation diagnostique ou le test de provocation avec utilisation d’antihistaminiques H1.

Le test de provocation diagnostique a mis en évidence 96 participants testés positifs, 75 % (72 participants) tolérant les AINS impliqués dans la réaction lorsque des antihistaminiques H1 ont été ajoutés.

En conclusion, bien qu’il soit recommandé d’éviter la prise d’AINS chez les personnes souffrant d’urticaire chronique spontanée, l’utilisation concomitante d’antihistaminiques H1 peut aider à contrôler toute exacerbation supplémentaire de l’urticaire due au traitement par AINS.

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Bilastine à haute dose dans le traitement du syndrome BASCULE

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L Cunningham

Clin Exp Dermatol. 2020 Jul 13. doi: 10.1111/ced.14377. Publication en ligne avant impression.

Le syndrome BASCULE (pour Bier Anaemic Spots and Cyanosis with Urticarial-Like Eruption, Taches anémiques de Bier et cyanose avec éruption de type urticarienne) a été décrit pour la première fois en 2016 et reste à élucider. À ce jour, aucun traitement efficace n’a été rapporté.

Il s’agit d’une étude de cas sur un garçon âgé de 16 ans ayant présenté une décoloration inégale du bas des jambes en corrélation avec la position statique, associée à des sensations de brûlure et de picotement, des étourdissements et des vertiges lors du passage de la position assise à la position debout. Ces symptômes ont perduré pendant un an. Les consultations d’allergologie, de neurologie et de cardiologie n’ont pas été concluantes. Le test de la table inclinable n’a révélé aucun signe d’hypotension orthostatique ou de syndrome de tachycardie orthostatique posturale, mais a déclenché les symptômes du garçon. Un dermatologue lui a diagnostiqué un syndrome BASCULE, sur la base de ses résultats cliniques.

Différents antihistaminiques ont été testés (la cétirizine à hauteur de 10 mg par jour, la bilastine à hauteur de 20 mg par jour) en vain. Une dose de 40 mg de bilastine deux fois par jour a fait complètement disparaître ses symptômes, mais lorsque la dose a été réduite de moitié, les symptômes sont immédiatement réapparus.

Il s’agit du premier cas documenté de l’obtention de résultats concluants avec la bilastine dans le traitement du syndrome BASCULE. Il est probable que la dose nécessaire soit supérieure à la dose habituelle d’antihistaminiques. En outre, la décision de recourir aux antihistaminiques doit être fonction des symptômes.

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Caractéristiques et facteurs déterminants de la charge et des besoins du patient dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée

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Rachel Sommer, Neuza da Silva, Anna Langenbruch, Marcus Maurer, Petra Staubach-Renz, Matthias Augustin

Eur J Dermatol. 2020 Jun 1;30(3):259-266. doi: 10.1684/ejd.2020.3763

Environ 1 % de la population souffre d’urticaire chronique spontanée. L’incidence la plus élevée se situe entre 30 et 40 ans, les femmes étant les plus touchées. L’objectif de cette étude était de caractériser les besoins spécifiques et les objectifs du traitement de l’urticaire chronique spontanée du point de vue du patient.

L’étude transversale portait sur 103 participants de 4 cliniques de dermatologie ambulatoires allemandes. Le questionnaire sur les besoins des patients (QBP) validé pour l’urticaire chronique spontanée a servi à déterminer les besoins des patients et les potentiels objectifs du traitement. Pour déterminer la relation entre les besoins des patients et la charge de morbidité, différentes échelles ont été utilisées : spécifique à la maladie (CU-Q2oL), générique pour la peau (IDQV) et générique pour la santé (EQ EVA).

La plupart des participants étaient des femmes (71,4 %), avec un âge moyen de 43,92 ± 14,96 ans. L’objectif de traitement le plus important était l’absence de lésions cutanées visibles (92,3 % jugées importantes/très importantes), puis l’absence de démangeaisons (91,5 %) et enfin la disparation de tous les défauts cutanés (89,5 %). L’ensemble des 26 autres éléments analysés ont été jugés comme assez importants/très importants par au moins 30 % des participants. Concernant les besoins spécifiques des patients, ils étaient liés au sexe et à la durée de la maladie.

En conclusion, ces données mettent en évidence que les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée ont un large éventail de besoins individuels auxquels les spécialistes peuvent adapter le traitement. Des traitements innovants peuvent également contribuer à accroître l’ensemble des bienfaits. Indépendamment du traitement, la décision doit être partagée pour favoriser la gestion de la maladie.

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Mécanismes moléculaires et épidémiologie de la COVID-19 du point de vue d’un allergologue

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Koa Hosoki, Abhijit Chakraborty, Sanjiv Sur.

J Allergy Clin Immunol. 2020 Jul 2;146(2):285-299. doi: 10.1016/j.jaci.2020.05.033. Online ahead of print.

En mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré la COVID-19 pandémie mondiale causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Cet article avait pour objectif d’aborder la façon dont le développement de certains symptômes de rhinite allergique peut servir d’indices pour l’apparition de la COVID-19, et également de comprendre pourquoi les patients asthmatiques peuvent présenter un risque plus élevé de COVID-19 sévère.

Les symptômes des personnes souffrant de rhinite allergique sont légèrement différents de ceux présentés par les personnes infectées par le SRAS-CoV-2. Ces derniers développent généralement des symptômes tels qu’une toux sèche, des maux de gorge, une congestion nasale, un essoufflement, une myalgie, de la fatigue, de la fièvre et, dans de rares cas, une congestion conjonctivale. Les personnes qui souffrent de rhinite allergique présentent des écoulements nasaux avec picotements, des démangeaisons oculaires, des éternuements, des écoulements post-nasaux et une congestion conjonctivale. Du point de vue de l’allergologue, le passage des symptômes courants de la rhinite allergique à ceux liés à la COVID-19 (fièvre, toux et essoufflement) peut suggérer l’apparition de la COVID-19 chez les personnes atteintes de rhinite allergique. En outre, la prévalence des dysfonctionnements gustatifs ou olfactifs tels que l’anosmie et la dysgueusie est plus forte chez les patients souffrant de la COVID-19 que chez ceux souffrant de rhinite allergique.

La respiration sifflante, un symptôme fréquent dans l’exacerbation de l’asthme, survient rarement chez les patients hospitalisés après avoir contracté la COVID-19. Cependant, comme l’asthme et la COVID-19 sont tous deux associés à la toux et à l’essoufflement, il est important d’exclure la probabilité de la COVID-19 chez les personnes souffrant d’exacerbation de l’asthme. Les mécanismes sous-jacents à l’association entre l’asthme et la COVID-19 sont liés à la réponse atténuée de l’IFN-I et de l’IFN-III aux infections respiratoires chez les personnes asthmatiques. En infectant les cellules pulmonaires et les voies respiratoires, la COVID-19 induit et atténue également la signature IFN-I et IFN-III, similaire à celle observée chez les personnes souffrant d’asthme. C’est pourquoi on s’attend à ce que la COVID-19 déclenche fréquemment une exacerbation de l’asthme.

En attendant qu’un vaccin et des traitements efficaces soient trouvés, il est important de comprendre l’explication scientifique de la maladie et de maintenir des stratégies d’atténuation telles que le port d’un masque et la distanciation sociale.

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Efficacité, innocuité et tolérabilité de Bilastine 20 mg par rapport à Lévocétirizine 5 mg dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée : un essai contrôlé, randomisé, à double insu et groupes parallèles

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Indrashis Podder, Anupam Das, Shouvik Ghosh, Debalina Biswas, Sujata Sengupta, Satyendra Nath Chowdhury Dermatol Ther. 2020 Jul 2;e13946. doi: 10.1111/dth.13946. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire chronique se caractérise par des papules qui peuvent s’accompagner d’un œdème de Quincke et persistent pendant 6 semaines minimum. C’est une maladie débilitante qui affecte la qualité de vie des gens. La bilastine est un nouvel antihistaminique H1 non sédatif approuvé pour le traitement symptomatique de la rhinoconjonctivite allergique et de l’urticaire chez les patients âgés de plus de 12 ans. Cette étude avait pour objectif de comparer l’efficacité, l’innocuité et la tolérabilité de Bilastine 20 mg par rapport à Lévocétirizine 5 mg dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée modérée à sévère.

Il s’agissait d’une étude à double insu, randomisée et contrôlée à groupes parallèles : prise de Bilastine 20 mg une fois par jour pour 31 participants et prise de Lévocétirizine 5 mg une fois par jour pour 27 participants pendant 42 jours. La gravité de l’urticaire, l’inconfort général induit par l’urticaire et la qualité de vie ont été évalués selon l’UAS7 (score d’activité de l’urticaire), l’EVA (échelle visuelle analogue) et l’IDQV (indice dermatologique de la qualité de vie) lors de la visite préliminaire et des visites de suivi.

L’objectif principal était d’évaluer la variation de l’UAS7 et les objectifs secondaires d’évaluer les variations de l’IDQV et de l’EVA. L’innocuité, la tolérabilité et l’observance ont été évaluées par l’analyse des événements indésirables liés au médicament, les examens biochimiques et l’électrocardiogramme.

La bilastine et la lévocétirizine ont amélioré l’UAS7, l’IDQV et l’EVA à la fin du traitement. De plus, tous les paramètres ont montré une amélioration plus nette avec la bilastine. Seul l’UAS7 a révélé une réduction significative (p = 0,03). La sédation était également significativement moindre avec la bilastine (p = 0,04). Les deux traitements ont considérablement amélioré l’UAS7 et l’EVA à partir du quatorzième jour. Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.

En conclusion, si l’effet sur la qualité de vie était similaire, la bilastine a démontré une meilleure efficacité et moins de sédation dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée par rapport à la lévocétirizine.

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Rhinite allergique: Protocoles de défi pour l'unité d'exposition environnementale

Utilité des protocoles de provocation des unités d’exposition environnementale dans l’étude des thérapies de la rhinite allergique

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Lubnaa Hossenbaccus, Lisa M. Steacy, Terry Walker, Anne K. Ellis.

Current Allergy and Asthma Reports (2020) 20:34. https://doi.org/10.1007/s11882-020-00922-8

La rhinite allergique (RA) est une maladie inflammatoire de la muqueuse nasale déclenchée par une exposition à un allergène chez des patients sensibilisés. Cette étude s’intéresse à la manière d’utiliser le modèle expérimental des unités d’exposition environnementale (UEE) pour comprendre les nouvelles thérapies de la rhinite allergique. Cette étude a évalué les progrès récents des thérapies de la rhinite allergique à l’aide du modèle UEE.

Les modèles UEE sont des modèles expérimentaux dans l’étude de la rhinite allergique, comprenant, sans s’y limiter, les études d’efficacité de phase 3 en ambulatoire et les études en plein air dans les parcs. Leur utilisation augmente dans le cadre de l’étude des thérapies combinées, des immunothérapies et des nouveaux traitements de la RA. Certains exemples incluent une formulation combinant un spray nasal antihistaminique et corticostéroïde, ayant démontré un début d’action plus rapide par rapport aux thérapies individuelles, des comprimés d’immunothérapie sublinguale pour les allergies aux acariens qui se sont avérées sûres et efficaces, une nouvelle approche d’immunothérapie à base de peptides efficace pour réduire la rhinite allergique au pollen de graminées et les filtres nasaux qui réduisent les symptômes saisonniers de la RA.

Les UEE sont des modèles contrôlés, reproductibles et uniques pour l’étude des thérapies de la rhinite allergique. Les UEE fournissent des renseignements précieux concernant l’efficacité, le début et la durée de l’action ainsi que les effets liés à la dose des thérapies de la rhinite allergique, avec une pertinence clinique directe. Contrairement aux essais d’efficacité de phase 3 et aux études dans les parcs qui reposent sur l’environnement naturel, les UEE permettent de contrôler les variables de l’étude, telles que l’humidité, la température et la répartition des allergènes. Les symptômes de la rhinite allergique générés dans les UEE sont comparables aux saisons polliniques naturelles, ce qui permet de poursuivre les recherches spécifiques aux allergènes y compris lorsque la saison pollinique naturelle est terminée.

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Directive de l’EAACI relative à la transition efficace des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’allergies et d’asthme

Directive de l’EAACI relative à la transition efficace des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’allergies et d’asthme

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Graham Roberts, et al.

Allergy. 2020 Jun 19. doi: 10.1111/all.14459. Publication en ligne avant impression.

Les adolescents et les jeunes adultes représentent un grand groupe de patients souffrant de rhinite allergique et/ou d’asthme. La plupart du temps, leur traitement est compliqué en raison des changements biologiques et psychosociaux qui surviennent à mesure qu’ils grandissent. Parfois, ils ont du mal à comprendre les conséquences de leur maladie, ne prenant pas la responsabilité de l’autogestion ce qui conduit à une observance sous-optimale et d’autres conséquences négatives. Les soins de transition doivent répondre aux besoins psychologiques, médicaux, éducatifs et professionnels des adolescents et des jeunes adultes.

L’Académie européenne d’allergologie et d’immunologie clinique (EAACI) a élaboré un guide clinique pratique qui fournit des recommandations fondées sur des données probantes aux professionnels de la santé afin de soutenir les soins de transition des adolescents et des jeunes adultes souffrant de rhinite allergique et/ou d’asthme.

Cette directive inclut des recommandations générales sur l’exploitation d’un service clinique à l’attention de ces patients parmi lesquelles: la mise en place de la transition dès l’âge de 11-13 ans, à l’aide d’une approche structurée et multidisciplinaire, en s’assurant qu’ils comprennent parfaitement leur état et disposent de ressources auxquelles ils peuvent accéder, d’un suivi actif de l’observance et de la discussion de toute implication pour la formation et le travail ultérieurs.

Les recommandations spécifiques en matière de transition des allergies et de l’asthme comprennent la simplification des régimes médicamenteux et l’utilisation de rappels, en se concentrant sur les domaines où ces patients manquent de confiance et en impliquant leurs pairs dans leur formation. Identifier et gérer les problèmes psychologiques et socioéconomiques ayant un impact sur la lutte contre les maladies et sur la qualité de vie, sensibiliser leurs proches pour qu’ils les aident à entreprendre une autogestion et les encourager à informer leurs amis de leurs allergies et de leur asthme sont également des propositions de cette directive.

Les systèmes de santé nationaux peuvent avoir besoin d’adapter ces recommandations en fonction de chaque culture. Si les adolescents et les jeunes adultes reçoivent des soins optimaux, ils deviendront des patients adultes experts possédant les connaissances et les compétences nécessaires pour gérer leur état tout au long de leur vie.

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Urticaria (angioedema) and COVID- 19 infection

Urticaire (œdème de Quincke) et infection à la COVID-19

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Mojgan Najafzadeh, Fanila Shahzad, Nader Ghaderi, Kaveh Ansari, Badie Jacob, Andrew Wright

J Eur Acad Dermatol Venereol . 2020 Jun 11;10.1111/jdv.16721. doi:10.1111/jdv.16721. Publication en ligne avant impression.

La relation entre l’urticaire et l’infection à la COVID-19 a rarement été signalée. Cependant, outre des symptômes respiratoires conventionnels, certains patients atteints de la COVID-19 ont rapporté avoir également souffert de manifestations cutanées, telles que des urticaires et des œdèmes de Quincke.

Il s’agit d’une étude de cas concernant un homme âgé qui a présenté pour la première fois une urticaire prurigineuse généralisée de 1,5 à 8,0 cm de diamètre, un malaise général, de la fatigue, de la température et des maux de gorge. Ses tests aux infections parasitaires et bactériennes étaient négatifs, mais le patient présentait toutefois un faible taux de globules blancs et une lymphopénie. Le scanner thoracique a mis en évidence une pneumonie avec des zones d’opacification bilatérales et sous-pleurales d’aspect verre dépoli, une consolidation affectant les lobes inférieurs, confirmant ainsi le diagnostic de COVID-19.

Bien que la relation entre l’urticaire et l’infection ait rarement été rapportée, la littérature suggère que l’urticaire et l’œdème de Quincke peuvent être induits par des infections virales et bactériennes. L’urticaire a déjà été associée au cytomégalovirus, au virus herpétique et au virus d’Epstein-Barr. Il a également été constaté qu’une fois l’infection virale maîtrisée, les manifestations de l’urticaire disparaissaient.

Une étude portant sur 88 patients atteints de la COVID-19 ayant analysé l’atteinte cutanée a révélé que 20,4 % présentaient une manifestation cutanée, 8 d’entre eux l’ont développée au début de la maladie, tandis que 10 l’ont développée après l’hospitalisation. Les manifestations cutanées étaient une éruption érythémateuse, une urticaire généralisée et des vésicules de type varicelle.

Les manifestations cutanées urticariennes peuvent être utilisées comme éventuel indicateur diagnostique aux premiers stades de développement de la COVID-19.

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COVID-19: organización de una consulta de alergia (EAACI y ARIA)

Pandémie de COVID-19 : Considérations pratiques concernant l’organisation d’une clinique d’allergie – Un document exposant la position de l’ARIA/EAACI.

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Pfaar O, Klimek L, Jutel M, Akdis CA4, Bousquet J, Breiteneder H et al.

Allergy. 2020 Jun 12;10.1111/all.14453. doi: 10.1111/all.14453. Online ahead of print..

En mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la « maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) » maladie virale pandémique, transmise par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Depuis le signalement des premiers cas en Chine, le nombre de patients infectés et décédés n’a cessé de croître dans le monde. Les symptômes typiques de la COVID-19 comprennent un malaise général, de la fièvre, des problèmes respiratoires et en particulier une toux et un essoufflement. Les spécialistes des allergies et des maladies des voies respiratoires associées se trouvaient en première ligne pour venir en aide aux patients.

Les coronavirus peuvent être associés à une aggravation des exacerbations de l’asthme et des maladies allergiques (rhinite allergique, dermatite atopique, urticaire et hypersensibilité médicamenteuse).

Cette publication a identifié des études traitant des maladies allergiques comme des comorbidités chez des patients atteints de la COVID-19 par rapport à des patients non allergiques. Un panel d’experts a élaboré des recommandations pour une gestion optimale des cliniques d’allergie pendant la pandémie afin d’assurer la sécurité nécessaire.

Les patients allergiques souffrant de la COVID-19 ou soupçonnés d’avoir contracté le virus doivent suivre le traitement et les directives en matière d’isolement en vigueur dans leur pays. En règle générale, la plupart des médicaments doivent être poursuivis. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans les cliniques d’allergie, passer des examens et/ou obtenir des ordonnances, la cybersanté et la télémédecine peuvent évaluer la valeur des traitements spécialisés, offrir des formations à l’autogestion sans risque d’infection et trier les patients pour les consultations urgentes par le biais de tests de diagnostic des allergies médicamenteuses ou d’utilisation de médicaments. Lorsque des biomédicaments sont utilisés, la décision de poursuivre un traitement doit être prise au cas par cas, car l’innocuité et l’efficacité des biomédicaments mentionnés chez les patients atteints de la COVID-19 sont inconnues. La prise en charge psychologique des patients allergiques pendant la pandémie est également essentielle.

Les patients atteints de rhinite allergique et d’autres allergies doivent être informés en conséquence lorsque de nouvelles données sont disponibles afin de leur permettre de s’adapter aux nouvelles thérapies.

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Cette étude tente d'expliquer l'activité de la bilastine en tant qu'agoniste inverse.

Élucidation de l’activité agoniste inverse de la bilastine

By | Publications relatives à la bilastine

Hiroyuki Mizuguchi, et al.

Pharmaceutics 2020, 12, 525; doi: 10.3390/pharmaceutics12060525.

L’histamine est un médiateur chimique à l’origine de symptômes de pollinose tels que des éternuements, une rhinorrhée, une obstruction nasale, des démangeaisons nasales et oculaires. Les antihistaminiques H1 antagonisent l’histamine H1, l’empêchant ainsi de se lier au récepteur de l’histamine H1 (H1R). La bilastine est un antihistaminique H1 non sédatif récemment mis sur le marché qui présente une forte affinité pour H1R. C’est l’un des antihistaminiques H1 qui satisfait le plus aux exigences des directives en matière de rhinite allergique et d’asthme. Outre l’effet antihistaminique H1, les agonistes inverses suppriment la signalisation histaminique intrinsèque. C’est pourquoi ils sont dits plus puissants que les antagonistes neutres. L’activité agoniste inverse de la bilastine reste toutefois peu documentée.

La présente étude s’est intéressée à la potentielle activité agoniste inverse de la bilastine. Des cellules HeLa exprimant H1R de manière endogène ont été utilisées selon trois méthodes : imagerie intermittente Ca2+, accumulation d’inositol phosphates (IP) et expression du gène H1R. La concentration de calcium intracellulaire a été mesurée à l’aide de Fluo-8. L’accumulation d’inositol phosphates a été testée en utilisant du myo-inositol 3H. Le niveau d’ARNm H1R a été mesuré par RT-PCR en temps réel.

L’activité intrinsèque de H1R a été mise en évidence par une oscillation de Ca 2+. En outre, la bilastine a supprimé la formation des IP et l’expression du gène basal H1R de façon dose-dépendante.

Ces résultats montrent que la bilastine a une activité agoniste inverse. En prenant de la bilastine avant la saison pollinique, le niveau d’expression du gène H1R peut être maintenu bas, améliorant les symptômes de la pollinose.

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