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Risque d’anxiété et de dépression chez les patients atteints de rhinite allergique : revue systématique et méta-analyse

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J. Rodrigues, F. Franco-Pego, B. Sousa-Pinto, J. Bousquet, K. Raemdonck, R. Va

Rhinology. 2021 Aug 1;59(4):360-373. doi: 10.4193/Rhin21.087.

Plus de 400 millions de personnes souffrent de rhinite allergique dans le monde. En Europe, sa prévalence est d’environ 25 %, elle est supérieure en milieu urbain. Bien que la rhinite allergique ne soit pas une maladie potentiellement mortelle, elle affecte la santé et le bien-être (perturbation des habitudes de sommeil, troubles cognitifs et de performance, diminution de la qualité de vie et des performances au travail/à l’école). Elle peut également être associée à un risque plus élevé de maladies psychiatriques, telles que dépression et anxiété.

Cette revue systématique et cette méta-analyse visaient à quantifier la relation entre la rhinite allergique et la dépression et l’anxiété.

Une recherche électronique d’études observationnelles a été menée, évaluant la relation entre la rhinite allergique et la dépression et l’anxiété. L’association a été quantifiée par une méta-analyse à effets aléatoires, avec estimation du rapport de cotes combiné.

Vingt-quatre études ont été incluses (23 ont évalué la dépression et 11, l’anxiété). Parmi celles-ci, 12 ont des valeurs de rapport de cotes provenant de modèles de régression multiple.

La rhinite allergique était associée à des risques plus élevés de dépression et d’anxiété.

En conclusion, la rhinite allergique semble être liée à un risque élevé de dépression et d’anxiété ; cependant, d’autres études sont encore nécessaires.

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Détection de l’urticaire chronique auto-immune spontanée par les IgG anti-TPO et les IgE totales

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Pavel Kolkhir, Elena Kovalkova, Anton Chernov, Inna Danilycheva, Karoline Krause, Merle Sauer, Andrey Shulzhenko, Daria Fomina, Marcus Maurer

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Aug 4;S2213-2198(21)00884-9. doi : 10.1016/j.jaip.2021.07.043. En ligne avant impression.

L’urticaire commune spontanée (UCS) est une affection cutanée courante, provoquée par les mastocytes et caractérisée par le développement de papules, d’œdème de Quincke ou des deux, durant plus de six semaines. Récemment, des études ont démontré l’existence de deux endotypes pour la pathogenèse des UCS: les UCS de type I (auto-allergiques) et de type IIb (auto-immunes).

Le type IIb d’UCS auto-immune (UCSai) est lié aux auto-anticorps IgG, IgM et IgA contre le récepteur IgE de haute affinité, FcɛRIα, activant les mastocytes cutanés. Au moins 8 % des cas d’UCS sont des UCSai, représentant une charge de morbidité élevée (activité élevée de maladie, taux élevés de comorbidité auto-immune et réponse inadéquate au traitement). L’UCSai peut être difficile à diagnostiquer car les tests existants (test cutané sérique autologue [ASST], dosages immunologiques d’auto-anticorps et tests de basophiles) ne sont généralement pas disponibles et ont des limites. En outre, l’UCSai répond mal au traitement.

Cette étude visait à évaluer la relation entre un taux élevé de peroxydase antithyroïdienne (POaT), un faible taux d’IgE et la réponse au traitement.

Un total de 1 120 dossiers de patients ont été analysés pour les paramètres démographiques, cliniques, de laboratoire, et les réponses au traitement. Les IgE totales et la POaT ont été mesurées et quatre marqueurs ont été analysés (ASST, test d’activation des basophiles [TAB], numération des éosinophiles et des basophiles).

Un patient sur dix (n=123) présentait à la fois un taux élevé de POaT et un faible taux d’IgE, ce qui était lié à un âge plus avancé au moment de l’apparition de l’UCS, au sexe féminin, à un œdème de Quincke, et à une durée d’UCS plus courte. C’était également lié à la positivité aux marqueurs d’UCSai. Un TAB positif était présent chez 44 % des patients, avec un taux élevé de POaT et un faible taux d’IgE. Ces patients ont eu de faibles taux de réponse au traitement antihistaminique par rapport aux autres patients.

En conclusion, un taux élevé de POaT et un faible taux d’IgE peuvent constituer un biomarqueur précieux pour le diagnostic de l’UCSai en pratique clinique quotidienne.

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Cent dix ans d’immunothérapie allergénique: un voyage de l’observation empirique aux preuves

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Oliver Pfaar, Jean Bousquet, Stephen R. Durham, Jörg Kleine-Tebbe, Mark Larche, Graham C Roberts, Mohamed H Shamji, Roy Gerth Van Wijk

Allergy . 2021 Jul 27. doi : 10.1111/all.15023. En ligne avant impression.

C’est en 1911 que Noon a décrit pour la première fois, sur lui-même, les effets favorables d’injections sous-cutanées d’extrait de pollen de graminées. Depuis lors, l’immunothérapie allergénique (ITA) est devenue le traitement le plus important pour les patients allergiques. L’ITA constitue le seul traitement modificateur de la maladie disponible, avec une efficacité et une sécurité constante. Les autorités réglementaires mondiales reconnaissent l’ITA, dont les produits sont soumis à des évaluations approfondies avant qu’une autorisation de mise sur le marché ne soit accordée.

Les effets modificateurs de la maladie de l’ITA sont associés à une modulation des réponses immunitaires, innées et adaptatives. Les récents progrès dans la compréhension des mécanismes étayant l’ITA permettront d’identifier des biomarqueurs de surveillance immunitaire ainsi que des biomarqueurs d’efficacité et de tolérance. De plus, ces connaissances seront utiles pour le développement de nouvelles cibles thérapeutiques, pouvant être utilisées en conjonction avec l’immunothérapie pour raccourcir la durée du traitement et améliorer l’observance et l’efficacité chez le patient.

Les récentes réglementations des autorités relatives aux produits allergènes ont positivement intégré les progrès scientifiques de l’allergologie moderne et les avancées cliniques. Les définitions de groupes d’allergènes homologues, basées sur les relations biologiques et moléculaires, la fabrication et les aspects de qualité, ont été combinées à un cadre pour le développement clinique de produits allergologiques.

En outre, une liste de produits de diagnostic in vivo et d’ITA doit encore recevoir l’autorisation de mise sur le marché, comprenant pollens, acariens, animaux de compagnie et venins.

La prestation de soins de santé modernes et efficaces pour les maladies allergiques est passionnante. De nouvelles solutions – basées sur des dispositifs de santé mobiles – sont nécessaires pour soutenir les autorités, et elles devraient promouvoir une évolution des soins de santé en faveur de soins intégrés, avec des connaissances organisationnelles en matière de santé.

Les directives internationales décrivent et reconnaissent l’utilisation de l’ITA.

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Le rôle de la coagulation et des facteurs du complément pour l’activation des mastocytes dans la pathogenèse de l’urticaire chronique spontanée

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Yuhki Yanase, Shunsuke Takahagi, Koichiro Ozawa y Michihiro Hide

Cells. 2021 Jul 12;10(7):1759. doi: 10.3390/cells10071759.

L’urticaire chronique spontanée est une affection cutanée, caractérisée par un œdème cutané et des poussées prurigineuses de plus de six semaines. Des médiateurs inflammatoires, tels que l’histamine, sont libérés par les mastocytes cutanés et/ou les basophiles périphériques au niveau cellulaire. Il est connu que la cascade de coagulation extrinsèque, déclenchée par les facteurs tissulaires (FT) et le complément, est à la base de la pathogenèse de l’urticaire chronique spontanée (UCS).

Cette revue visait à définir le rôle détaillé des cellules endothéliales vasculaires, des leucocytes, des facteurs de coagulation extrinsèques et des composants du complément dans l’activation, induite par les FT, des mastocytes cutanés et des basophiles périphériques dans la formation d’un œdème.

Le système de coagulation extrinsèque, déclenché par les FT et les facteurs de coagulation activés, a été suggéré dans la pathogenèse de l’urticaire. Certaines études ont rapporté son amélioration avec un traitement à l’héparine ou à la warfarine.

Le rôle détaillé des cellules endothéliales vasculaires dans les fuites plasmatiques, en particulier au niveau de zones locales de la peau, n’est pas clair dans l’UCS. Des études in vitro ont révélé que les cellules endothéliales vasculaires pourraient jouer un rôle au stade précoce de la pathogenèse de l’UCS, car les cellules endothéliales de la veine ombilicale humaine et les cellules endothéliales microvasculaires dermiques humaines expriment une grande quantité de FT à leur surface, en réponse à la combinaison de diverses molécules telles que l’histamine. Les leucocytes exprimant les FT peuvent générer la cascade de coagulation extrinsèque et produire des facteurs de coagulation activés, suivis de l’induction de la formation d’espaces intercellulaires de cellules endothéliales de la veine ombilicale humaine. L’expression des FT sur les monocytes peut être utilisée comme marqueur d’états pathologiques dans l’UCS et comme cible thérapeutique dans l’UCS grave et réfractaire. Des études ont également montré que des facteurs du complément, tels que le C5a, sont augmentés chez les personnes atteintes d’UCS.

Une nouvelle approche thérapeutique efficace pour l’urticaire grave et réfractaire pourrait être constituée de médicaments ciblant les facteurs de coagulation activés et/ou les composants du complément (tels que les antagonistes du C5a de faible poids moléculaire) et les cibles de la voie de coagulation extrinsèque déclenchée par les FT (axe d’activation constitué du système du complément et des mastocytes et/ou des basophiles).

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Gravité et durée de la conjonctivite allergique : sont-elles associées à la gravité et à la durée de la rhinite allergique et de l’asthme ?

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M C Sánchez-Hernández, M. T. Dordal, A. M. Navarro, I. Dávila, B. Fernández-Parra, C. Colás, C. Rondón, A. del Cuvillo, F. Vega, J. Montoro, M. Lluch-Bernal, V. Matheu, P. Campo, M. L. González, R. González-Pérez, A. Izquierdo-Domínguez, A. Puiggros, M. Velasco, A. Fernández-Palacín, A. Valero, SEAIC Rhinoconjunctivitis Committee 2014-2018

Eur Ann Allergy Clin Immunol. 2021 Jul 27. doi: 10.23822/EurAnnACI.1764-1489.231. Versión digital previa a la impresión.

La conjonctivite allergique est une réaction de la conjonctive de l’œil, liée à une hypersensibilité aux IgE. Elle est couramment associée à d’autres affections allergiques, telles que l’eczéma, l’allergie alimentaire, mais surtout la rhinite allergique et l’asthme. Pourtant, la relation entre la conjonctivite allergique, la rhinite allergique et l’asthme doit encore être comprise.

Cette étude visait à classifier la conjonctivite allergique dans une population de patients et à évaluer la relation entre la conjonctivite allergique et l’asthme, en utilisant le Document de consensus pour la conjonctivite allergique (DECA).

Un total de 2914 participants de tous âges ayant participé à l’étude « Alergológica 2015 » ont été inclus. Ils ont ensuite été répartis en deux groupes d’âge : ≤14 et >14 ans. Parmi eux, 965 participants ont reçu un diagnostic de conjonctivite allergique, classée en grave (1,8 %), modérée (46,4 %) ou légère (51,8 %), et intermittente (51,6 %) ou persistante (48,4 %). La conjonctivite allergique était principalement associée à la rhinite allergique (88,4 %), l’asthme (38,2 %), l’allergie alimentaire (8,3 %) et la dermatite atopique (3,5 %). La durée et la gravité de la conjonctivite allergique étaient significativement liées à la rhinite allergique dans les deux groupes d’âge, et à l’asthme chez les adultes.

En conclusion, la nouvelle classification DECA a montré une relation directe entre la conjonctivite allergique, la rhinite allergique et l’asthme, suggérant qu’elle devrait être envisagée dans l’hypothèse du concept ‘une seule voie aérienne, une seule maladie’.

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Les défis de l’urticaire chronique partie 2 : Traitement pharmacologique, urticaire chronique inductible, urticaire dans des situations particulières

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Mario Sanchez-Borges, Ignacio J. Ansotegui, Ilaria Baiardini, Jonathan Bernstein, Giorgio Walter Canonica, Motohiro Ebisawa, Maximiliano Gomez, Sandra Nora Gonzalez-Diaz, Bryan Martin, Mario Morais-Almeida and Jose Antonio Ortega Martell

World Allergy Organ J . 2021 Jun 3;14(6):100546. doi: 10.1016/j.waojou.2021.100546. eCollection 2021 Jun.

L’urticaire chronique spontanée consiste en l’apparition de papules, d’œdème de Quincke ou des deux, pendant plus de 6 semaines, et elle affecte 1 à 2 % de la population. Elle est plus fréquente chez la femme, compromet fréquemment la qualité de vie, et les coûts pour les systèmes de santé nationaux peuvent être considérables.

L’Organisation mondiale de l’allergie (OMA) a examiné un document de position publié en 2012 concernant le diagnostic et le traitement de l’urticaire et de l’œdème de Quincke. Depuis lors, il y a eu des progrès dans la connaissance du mécanisme d’action de l’urticaire, et de nouveaux traitements (biologiques) sont disponibles pour les maladies réfractaires sévères.

Il s’agit ici de la deuxième partie d’une mise à jour de l’OMA, dont l’intention est de fournir une orientation mise à jour pour l’urticaire, en particulier dans des situations particulières telles que l’enfance et la grossesse.

Les antihistaminiques H1 de deuxième génération sont recommandés dans les principales lignes directrices comme traitement de première intention de l’urticaire, car ils sont efficaces et sûrs. Certaines lignes directrices incluent des antihistaminiques de première génération pour les non-répondeurs. La dose peut également être augmentée jusqu’à 4 fois pour améliorer l’efficacité (et sans compromettre la sécurité). L’association d’antihistaminiques ne semble pas induire de meilleurs effets, et les patients réfractaires aux antihistaminiques sont des candidats à l’omalizumab ou à la ciclosporine-A. L’omalizumab est le seul produit biologique approuvé pour le traitement des patients atteints d’urticaire modérée à sévère et réfractaires aux antihistaminiques. La ciclosporine-A est un médicament immunosuppresseur qui inhibe les cellules T auxiliaires en bloquant la production des cytokines inflammatoires.

Les affections particulières associées à l’urticaire comprennent les syndromes auto-inflammatoires et plusieurs formes de vascularite urticarienne, qui sont traités avec des antihistaminiques de deuxième génération et des glucocorticoïdes systémiques, ou alternativement des immunomodulateurs et des immunosuppresseurs.

Il est recommandé aux spécialistes de suivre les directives, d’utiliser des instruments PRO (résultats rapportés par les patients) validés et d’utiliser des médicaments efficaces et sûrs.

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Les défis de l’urticaire chronique partie 1 : Épidémiologie, immunopathogenèse, comorbidités, qualité de vie et prise en charge

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Mario Sanchez-Borges, Ignacio J. Ansotegui, Ilaria Baiardini, Jonathan Bernstein, Giorgio Walter Canonica, Motohiro Ebisawa, Maximiliano Gomez, Sandra Nora Gonzalez-Diaz, Bryan Martin, Mario Morais-Almeida and Jose Antonio Ortega Martell World Allergy Organ J. 2021 Jun 1;14(6):100533. doi: 10.1016/j.waojou.2021.100533. eCollection 2021 Jun.

L’urticaire chronique spontanée consiste en l’apparition de papules, d’œdème de Quincke ou des deux, pendant plus de 6 semaines, et elle affecte 1 à 2 % de la population. Elle est plus fréquente chez la femme, elle compromet fréquemment la qualité de vie, et les coûts pour les systèmes de santé nationaux peuvent être considérables.

L’Organisation mondiale de l’allergie (OMA) a examiné un document de position publié en 2012 concernant le diagnostic et le traitement de l’urticaire et de l’œdème de Quincke. Depuis lors, il y a eu des progrès dans la connaissance du mécanisme d’action de l’urticaire, et de nouveaux traitements (biologiques) sont disponibles pour les maladies réfractaires sévères. Les mécanismes pathologiques de l’urticaire incluent différents types cellulaires, principalement les mastocytes, les basophiles, les éosinophiles, les lymphocytes T et B, et les cellules épithéliales et endothéliales. Le dérèglement des voies de signalisation intracellulaire et les mécanismes auto-immuns jouent un rôle important dans l’activation des mastocytes/basophiles, conduisant à la libération de médiateurs inflammatoires à l’origine des papules et de l’œdème de Quincke.

Ceci est la première partie d’une mise à jour de l’OMA, dont l’intention est de fournir une orientation actualisée pour l’urticaire.

Des biomarqueurs ont été identifiés pour le pronostic de l’urticaire chronique (IgE totales, CRP, ASST, Anti-TPO, IL-17, IL-31, IL-33) et l’évaluation de la réponse à différentes thérapies. Il est recommandé aux spécialistes de suivre les directives, d’utiliser des instruments PRO (résultats rapportés par les patients) validés et d’utiliser des médicaments efficaces et sûrs.

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Les agglutinines froides et les cryoglobulines sont associées aux paramètres cliniques et biologiques de l’urticaire au froid

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Mojca Bizjak, Mitja Kosnik, Dorothea Terhorst-Molawi, Dejan Dinevski, Marcus Maurer

Front Immunol. 2021 Apr 29;12:665491. doi: 10.3389/fimmu.2021.665491. eCollection 2021

L’urticaire au froid est une affection caractérisée par des papules et/ou un œdème de Quincke en réponse au froid. Elle est généralement diagnostiquée après des tests de provocation, et les seuils de déclenchement mesurent son activité. Tout comme l’urticaire « commune », l’urticaire au froid est également une affection provoquée par les mastocytes, où le froid est un signal activateur provoquant une libération d’histamine par les mastocytes dermiques. Les agglutinines froides et les cryoglobulines ont été désignées comme des éléments liés à l’urticaire au froid. L’objectif de cette étude était de comprendre l’impact des agglutinines froides et des cryoglobulines au niveau moléculaire et d’évaluer des stratégies pour l’urticaire au froid.

Il s’agissait d’une étude de cohorte, prospective, monocentrique, comprenant 35 participants atteints d’urticaire au froid. Ils ont été analysés pour les agglutinines froides et la cryoglobuline, les données démographiques, les données historiques, les résultats des tests de stimulation au froid, les valeurs complètes de la formule sanguine, la protéine C-réactive, les taux d’immunoglobulines E totales et les taux de tryptase sérique basale.

Seize (46 %) des 35 participants ont été testés positifs pour l’agglutinine froide, et 9 (27 %) des 33 participants testés avaient un test de cryoglobuline positif. Il n’y avait aucune association de genre pour la cryoglobuline. Cependant, une agglutinine froide positive était principalement trouvée chez les participantes féminines. De plus, un test positif aux agglutinines froides a montré un taux plus élevé de réactions déclenchées par un air ambiant froid, une immersion dans l’eau froide, et aggravées par l’humidité estivale. Ces participantes présentaient également plus souvent un œdème de Quincke déclenché par de la nourriture ou des boissons froides.

Les taux sériques d’agglutinines froides étaient en corrélation avec la numération d’érythrocytes et de monocytes. Les concentrations de cryoglobuline étaient associées aux taux sériques basaux de tryptase et à la durée de l’urticaire au froid.

En conclusion, cette étude suggère que les agglutinines froides et les cryoglobulines sont liées à l’évolution et à la pathogenèse de l’urticaire au froid. D’autres études sont encouragées pour explorer les mécanismes d’action, le traitement et l’utilisation comme biomarqueurs.

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Effets des taux sériques de vitamine D et de la supplémentation en vitamine D sur l’urticaire : revue systématique et méta-analyse

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Yajia Li, Ziqin Cao, Jia Guo, Qiangxiang Li, Juan Su

Int J Environ Res Public Health. 2021 May 5;18(9):4911. doi: 10.3390/ijerph18094911.

L’urticaire est caractérisée par des papules prurigineuses et/ou un œdème de Quincke. Il s’agit d’une affection courante ayant un impact sur la qualité de vie, induite par les mastocytes. De nombreuses études ont démontré que les taux sériques de 25-hydroxyvitamine D peuvent avoir un impact sur l’urticaire. Cependant, la relation entre la vitamine D et l’urticaire n’est pas bien connue. L’objectif de cette étude était de résumer systématiquement les données sur les associations de vitamine D et d’urticaire, publiées jusqu’en mars 2021.

Une recherche systématique a été effectuée dans PubMed, EMBASE, Web of Science et Cochrane. Des études observationnelles, avec des comparaisons de vitamine D et de personnes souffrant d’urticaire, et des études cliniques ont été incluses.

Une méta-analyse de 17 études portant sur des patients atteints d’urticaire par rapport à des témoins a démontré une différence moyenne de -9,35 ng/ml en vitamine D, ce qui était conforme à l’association de l’urticaire avec une carence en vitamine D. Des études avec supplémentation en vitamine D ont également démontré une réduction significative du score clinique de l’urticaire chez les personnes supplémentées en vitamine D.

En conclusion, les personnes atteintes d’urticaire peuvent avoir un niveau inférieur de vitamine D sérique, et une supplémentation en vitamine D peut réduire les symptômes et les exacerbations de l’urticaire et améliorer la qualité de vie, grâce aux propriétés immunomodulatrices et antiinflammatoires de la vitamine D. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour évaluer les avantages cliniques et les mécanismes d’action de la vitamine D dans l’urticaire.

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Les antagonistes des récepteurs de l’histamine H1 pourraient-ils être utilisés pour traiter la COVID-19 ?

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Changbo Qu, Gwenny M. Fuhler, Yihang Pan

Int J Mol Sci. 2021 May 26;22(11):5672. doi: 10.3390/ijms22115672.

La pandémie de la COVID-19, causée par le SRAS-CoV-2, a entraîné d’importants problèmes de santé à long terme chez les personnes touchées par la maladie. Il est essentiel d’identifier de nouveaux traitements pour l’infection au virus COVID-19, avec  également de meilleurs résultats. L’objectif de cette revue est de résumer l’utilisation des antagonistes des récepteurs H1 dans l’infection par le SRAS-CoV-2.

L’une des caractéristiques communes de la COVID-19 sévère est une inflammation pulmonaire déséquilibrée. La réduction de l’inflammation pulmonaire peut aider à améliorer les manifestations cliniques de la COVID-19. Les antagonistes des récepteurs H1 peuvent inhiber le SRAS-CoV-2 via le récepteur H1 ou via le récepteur ACE2.  Les protéines de pointe du virus interagissent à la fois avec l’héparane sulfate cellulaire et l’ACE2 via le domaine de liaison au récepteur, et les antihistaminiques H1 peuvent perturber l’interaction entre l’héparane sulfate et la protéine de pointe, inhibant l’entrée du virus dans la cellule.

Les antagonistes des récepteurs H1 de nouvelle génération, tels que la loratadine et la desloratadine, peuvent aider à inhiber l’infection par le SRAS-CoV-2 en réduisant l’inflammation pulmonaire induite par l’histamine, ainsi que d’autres activités inflammatoires. Il a également été démontré que ces antihistaminiques exercent des effets antiviraux en bloquant les récepteurs H1 et, par conséquent, affectent la réplication du SRAS-CoV-2 via la médiation du métabolisme et les réponses immunitaires.

En conclusion, les antagonistes des récepteurs H1 sont des médicaments relativement peu coûteux, prêts à l’emploi et capables d’améliorer les résultats pour les patients en raison de leur rôle dans la réduction de l’inflammation et de leurs effets antiviraux. Ils peuvent également être des candidats prophylactiques intéressants pour réduire le risque d’infection par le SRAS-CoV-2 dans la population générale.

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Déclencheurs de l’exacerbation de l’urticaire chronique et de l’œdème de Quincke récurrent : prévalence et pertinence

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Anete Sevciovic Grumach, Petra Staubach-Renz, Ricardo Cardona Villa, Susana Diez-Zuluaga, Imke Reese, William R. Lumry

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Jun;9(6):2160-2168. doi: 10.1016/j.jaip.2021.04.023

 

Les causes d’urticaire varient selon les patients. Elle est principalement caractérisée par une éruption. L’urticaire peut être définie comme aiguë ou chronique en fonction de sa durée. La plupart des patients ont des déclencheurs provoquant des exacerbations, et ils doivent être évités pour aider à contrôler la maladie. Cette revue vise à décrire les facteurs pouvant déclencher une urticaire chronique et un œdème de Quincke, en mettant en évidence leurs mécanismes.

Les principaux groupes de médicaments pouvant déclencher une urticaire comprennent les antiinflammatoires non stéroïdiens, les antibiotiques (en particulier les bêta-lactamines), les vaccins, le bupropion, les antidépresseurs, les antihypertenseurs, les antihistaminiques H2, les antifongiques et les antihistaminiques H1. D’autres médicaments réduisant la dégradation de la bradykinine (à partir de la cascade de dégranulation des mastocytes) entraînent un œdème de Quincke. Ils comprennent les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, l’endopeptidase neutre et les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4, entraînant une accumulation de bradykinine suivie d’une vasodilatation localisée puis d’un œdème de Quincke.

Des aliments et des composants alimentaires peuvent également déclencher une urticaire ou un œdème de Quincke, comme des additifs alimentaires et des substances naturelles (amines biogènes et composés aromatiques).

D’autres déclencheurs de l’œdème de Quincke sans urticaire comprennent la détresse émotionnelle, l’effort physique, les traumatismes mécaniques, les infections, les menstruations, la grossesse, des procédures médicales, les changements climatiques, l’ingestion d’alcool, et certains produits médicamenteux.

En conclusion, les patients atteints d’urticaire ou d’œdème de Quincke doivent connaître les facteurs déclenchants et introduire des changements dans leur mode de vie, avec une approche individualisée du traitement.

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Effets de la grossesse sur l’urticaire chronique : résultats de l’étude PREG-CU UCARE

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Emek Kocatürk, et al.

Allergy. 2021 May 22. doi: 10.1111/all.14950. En ligne avant impression.

L’urticaire chronique est une affection inflammatoire caractérisée par des papules ortiées, un œdème de Quincke, ou les deux, durant plus de six semaines. Les femmes sont plus touchées, et on pense que les hormones sexuelles ont une capacité de modulation chez les femmes souffrant d’urticaire. L’objectif de cette étude était de déterminer l’évolution et les caractéristiques de l’urticaire chronique pendant la grossesse.

PREG-CU était une étude internationale et multicentrique du réseau des Centres de référence et d’excellence sur l’urticaire (UCARE), qui a inclus 288 femmes atteintes d’urticaire chronique, ayant débuté une grossesse au cours des trois dernières années et ayant répondu à un questionnaire en 47 points.

Au total, 288 grossesses chez 288 femmes atteintes d’urticaire chronique dans 13 pays ont été analysées. La moitié des femmes ont signalé que leur urticaire chronique s’était améliorée, 29 % ont signalé une aggravation et 20 % n’ont pas remarqué de changement. Les exacerbations de l’urticaire se sont produites principalement au cours du premier ou du troisième trimestre (22,8 % et 27,6 %, respectivement). Les facteurs de risque étaient les suivants: maladie bénigne et absence d’œdème de Quincke avant la grossesse, absence de traitement avant la grossesse, exacerbation lors d’une grossesse précédente, traitement pendant la grossesse et stress. Après l’accouchement, 44 % des femmes ont signalé une absence de changement dans la maladie, 37 % ont notifié une aggravation et 18 %, une amélioration.

En conclusion, la grossesse a un impact sur l’évolution de l’urticaire, et les conseils et la prise en charge doivent se faire de manière individuelle. Davantage d’études prospectives sont nécessaires pour évaluer l’importance et la fiabilité des facteurs de risque d’urticaire pendant la grossesse.

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Avenir de la gestion de la rhinite allergique

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Sophia Linton, Alyssa G. Burrows, Lubnaa Hossenbaccus, Anne K. Ellis

Ann Allergy Asthma Immunol. 2021 Mar 7;S0091-1206(21)00337-9. doi: 10.1016/j.anai.2021.04.029. En ligne avant impression.

La rhinite allergique est une maladie inflammatoire chronique, affectant jusqu’à 30 % des personnes aux États-Unis. Des réponses d’hypersensibilité aux allergènes, médiées par l’immunoglobuline E, la provoquent. Cette revue visait à fournir une évaluation clinique complète des agents thérapeutiques et des pratiques de prise en charge de la rhinite allergique.

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à l’aide de PubMed, de résumés publiés, de présentations virtuelles et de résultats publiés sur clinicaltrials.gov. Des manuscrits contenant des résultats d’essais, des rapports de cas, des séries de cas et des données d’essais cliniques ont été sélectionnés.

Les médias sociaux, la télémédecine et mHealth se sont montrés des outils utiles pour les soins intégrés dans la prise en charge de la rhinite allergique, car ils peuvent connecter les allergologues et leurs patients. Une approche multidisciplinaire est positive pour un contrôle optimal de la rhinite allergique. La pharmacothérapie est la norme de soins pour la prise en charge de la rhinite allergique (chlorhydrate d’azélastine et propionate de fluticasone, ou une combinaison des deux) et elle représente l’avenir du traitement de la rhinite allergique. L’immunothérapie intralymphatique (ITIL) et l’immunothérapie peptidique (ITP) sont les nouvelles options d’immunothérapie allergénique les plus prometteuses, avec un meilleur délai et un meilleur rapport coût-efficacité que l’immunothérapie sous-cutanée et l’immunothérapie sublinguale, avec des études démontrant des résultats positifs. Des études sur des produits biologiques ciblés pour la rhinite allergique sont en cours.

Les probiotiques, en particulier le Bifidobacterium spp, peuvent être bénéfiques pour la prise en charge de la rhinite allergique et comme complément à l’immunothérapie allergénique (ITA).

En conclusion, étant une maladie chronique et souvent comorbide, la rhinite allergique nécessite des soins intégrés pour une prise en charge optimale. Les nouvelles formulations et combinaisons de traitements existants sont les plus prometteuses et méritent des recherches futures.

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Comment la rhinite allergique affecte la gravité du COVID-19: une étude cas-témoins

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Ali Guvey

Eur Arch Otorhinolaryngol . 2021 May 1;1-5. doi: 10.1007/s00405-021-06836-z. En ligne avant impression.

Le SARS-CoV-2 conduit à la maladie à coronavirus (COVID-19), une maladie exceptionnellement infectieuse dont les symptômes comprennent de la fièvre, de la toux, de la fatigue et une dyspnée, et qui peut parfois être mortelle chez les personnes présentant des facteurs de risque. Au départ, certaines maladies allergiques, dont l’asthme, étaient définies comme des facteurs de risque et d’évolution défavorable. L’objectif de cette étude était d’évaluer comment la rhinite allergique affecte la gravité de la COVID-19.

Il s’agissait d’une étude cas-témoins menée à l’Hôpital d’enseignement et de recherche Sakarya, à l’Hôpital Toyota et à l’Hôpital d’État de Yenikent, entre le 18 mars et le 30 août 2020. Elle a inclus 25 patients sélectionnés au hasard, ayant déjà reçu un diagnostic de rhinite allergique avant le diagnostic de COVID-19 ; et un groupe témoin de 125 patients sans rhinite allergique et avec un diagnostic de COVID-19.

Les patients ont été évalués en fonction des symptômes, du mode de vie (tabagisme), des comorbidités et de la durée d’hospitalisation.

Les deux groupes n’avaient pas de différences statistiques concernant les patients asymptomatiques, les fumeurs, le statut d’hospitalisation et sa durée.

Deux patients de chaque groupe sont allés aux soins intensifs et trois patients sont décédés : un patient souffrant de rhinite allergique et deux du groupe témoin.

En conclusion, la rhinite allergique n’a pas eu d’incidence sur la gravité de la COVID-19. Cependant, d’autres études sont nécessaires avec des patients atteints de rhinite allergique et de COVID-19.

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Advanced Biomarkers: Therapeutic and Diagnostic Targets in Urticaria

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Yue Zhang, Hanyi Zhang, Shengyi Du, Siyu Yan, Jinrong Zeng

Int Arch Allergy Immunol . 2021 Apr 29;1-15. doi: 10.1159/000515753. En ligne avant impression.

L’urticaire est une maladie cutanée caractérisée par l’apparition rapide d’une éruption (œdème du derme superficiel, érythème, prurit ou sensation de brûlure), qui peut être aggravée par un angio-œdème (œdème du derme profond, du tissu adipeux et du tractus gastro-intestinal). Elle réduit la qualité de vie des personnes et peut consister en des crises récurrentes. Elle peut être considérée comme une urticaire aiguë, ou une urticaire chronique si elle dure plus de six semaines.

L’urticaire chronique spontanée est la plus courante et elle peut être induite par une autoréactivité ou d’autres causes. Le diagnostic d’urticaire chronique est généralement complexe et nécessite l’exclusion d’un angio-œdème récurrent ou d’un angio-œdème héréditaire, de sorte que les biomarqueurs sont essentiels pour diagnostiquer les patients souffrant d’urticaire.

Actuellement, l’évaluation de l’activité de l’urticaire chronique dépend du score d’activité de l’urticaire (SAU), avec peu d’indicateurs d’évaluation. Des biomarqueurs cohérents sont nécessaires pour évaluer l’urticaire.

Cet article résume les biomarqueurs avancés et les voies pathogènes associées récemment découvertes, telles que la voie de l’adhésion cellulaire/chimiotactisme, la voie de l’interleukine (IL)-6/Janus tyrosine kinase/STAT, la voie de l’IL-17/IL-23, la voie liée aux basophiles et aux mastocytes, les voies liées à la coagulation/fibrinolyse, au polymorphisme mononucléotidique, et quelques autres.

Cette revue vise à découvrir des biomarqueurs adéquats pour évaluer l’activité de la maladie, trouver de nouvelles cibles thérapeutiques et prédire la réponse des patients aux agents thérapeutiques (tableau 1).

 

Tableau 1. Utilisations des biomarqueurs dans l’urticaire

IL-18BP

IL-6 IL-33

TCTP dimérique

IL-17 CRP
Siglec-8 IL-23

D-dimère

BDNF

CD203c Protéine de transport de la 5-HT
Syk Vitamine D3/VDBP

SSA

CCL17 Substance P

PAF

Keratin86 ; desmocolline 1 ; lectine, liant le galactoside, soluble, 7 ; lactotransferrine ; kératine, cytosquelettique de type II, 4 ; kératine 31 ; kératine 80 ; insuffisance ovarienne prématurée, 1B ; plakophiline 1 ; défensine, alpha 3, et spécifique des neutrophiles

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