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Nouvelles données cliniques et de transcriptome sur le facteur d’activation plaquettaire dans l’urticaire chronique spontané: pertinence pathogène et thérapeutique

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Andrades E, Clarós M, Torres JV

Biofactors . 2022 Aug 4. doi: 10.1002/biof.1880. En ligne avant impression.

L’urticaire est caractérisée par une réaction transitoire papule œdémateuse et érythème avec prurit. Plus de 5 millions de personnes souffrent de symptômes persistants d’urticaire en Europe, ce qui représente un énorme fardeau pour les patients et les systèmes de santé. Le but de cette étude était d’évaluer la pertinence du facteur d’activation plaquettaire (PAF) dans l’urticaire chronique spontané (UCS).

Des échantillons cutanés de 45 patients présentant un UCS modéré/sévère et 17 contrôles en bonne santé ont été analysés pour déterminer l’expression et la localisation cellulaire des récepteurs du PAF (PAFR) et la concentration sérique de PAF et de PAF acétylhydrolase (PAF-AH). Les concentrations sériques de PAF et PAF-AH ont été mesurées par ELISA et comparées entre les patients et les contrôles en bonne santé, puis entre les réfractaires et non-réfractaires aux antihistaminiques H1 2e génération. L’expression d’ARNm de PAFR était significativement plus élevée pour l’UCS-peau lésée que les contrôles en bonne santé (p = 0,014). La coloration positive pour PAFR en immunohistochimie a été retrouvée principalement dans la couche épidermique basale chez les contrôles en bonne santé, alors qu’elle était essentiellement présente le long de l’épiderme dans les échantillons d’UCS-peau lésée. Les cellules endothéliales ont montré une expression de PAFR exclusivement dans les échantillons d’UCS-peau lésée et non lésée. L’expression de PAFR a été observée dans les nerfs des contrôles en bonne santé et dans les échantillons d’UCS-peau lésée et non lésée. La double expression de PAFR/CD43 a montré que le type cellulaire principalement présent dans l’infiltrat inflammatoire des papules exprimant PAFR était les lymphocytes T. Le rapport PAF-AH/PAF observé était significativement plus bas chez les non-répondeurs que chez les répondeurs aux antihistaminiques H1 2e génération (6,1 vs. 12,6 ; p = 0,049).

En conclusion, cette étude corrobore la notion que PAF est un médiateur de pathogenèse avec papules dans l’UCS et suggère que PAF pourrait éventuellement servir de biomarqueur d’affection réfractaire aux antihistaminiques H1 2e génération du fait que le rapport PAF-AH/PAF est significativement plus bas chez les non-répondeurs que chez les répondeurs aux antihistaminiques H1 2e génération.

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Urticaire aigu et anaphylaxie : différences et similitudes de prise en charge clinique

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Ensina LF, Min TK, Félix MMR, et al.

Front Allergy. 2022 Apr 15;3:840999. doi: 10.3389/falgy.2022.840999. eCollection 2022.

L’urticaire aigu avec papules et/ou angiœdèmes est courant. Ces symptômes sont également fréquents dans l’anaphylaxie, une réaction qui menace le pronostic vital et doit être immédiatement traitée. Dans les deux cas, les mastocytes jouent un rôle central dans le mode d’action de l’affection. Malgré ces similitudes, l’approche diagnostique est généralement différente car elle dépend des déclencheurs suspectés, de l’âge du patient et de la région dans laquelle il se trouve.

L’anaphylaxie doit être traitée en première ligne par de l’adrénaline alors que le traitement privilégié pour les poussées d’urticaire est à base d’antihistaminiques H1.

La meilleure approche pour prévenir l’anaphylaxie ou des épisodes d’urticaire aigu est d’éviter le déclencheur responsable de la réaction, sachant qu’une des solutions est de désensibiliser les patients aux médicaments et aux aliments impliqués afin d‘améliorer leur qualité de vie.

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Productivité académique des jeunes atteints de rhinite allergique : une étude MASK-air®

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Viera RJ, Pham-Thi N, Anto JM

J Allergy Clin Immunol Pract. 2022 Aug 20;S2213-2198(22)00820-0. doi: 10.1016/j.jaip.2022.08.015. Versión digital previa a la impresión.

La prévalence de la rhinite allergique est élevée, avec plus de 400 millions de personnes affectées dans le monde. Le but de cette étude était d’utiliser des données de situation réelle pour évaluer l’impact de la rhinite allergique sur la performance académique (mesurée sur une échelle visuelle analogique – EVA éducation – et par le questionnaire WPAI+CIQ:AS), et d’identifier les facteurs associés à l’impact de la rhinite allergique sur la performance académique.

Les données utilisées sont celles de 1970 utilisateurs de l’application MASK-air® mHealth, âgés de 13 à 29 ans. Les chercheurs ont évalué la corrélation entre les variables calculant l’impact des allergies sur la performance académique (EVA éducation, et questionnaire WPAI+CIQ:AS pour l’impact des symptômes d’allergie sur la performance académique et le pourcentage d’heures d’éducation perdues pour cause d’allergie), et d’autres variables. De plus, ils ont identifié des facteurs liés à l’impact des symptômes allergiques sur la productivité académique à l’aide de modèles statistiques.

Le score EVA éducation était fortement corrélé avec l’impact des symptômes d’allergie sur la performance académique selon le WPAI+CIQ:AS, le EVA pour les symptômes d’allergie globaux, et le EVA nez. Les modèles de régression à multiples variables ont montré que l’immunothérapie présentait une forte association négative avec le EVA éducation. Une rhinite mal contrôlée, mesurée par le score combiné symptôme-médicament, était associée à un score de EVA éducation plus faible, un impact plus important sur la productivité académique et un plus haut pourcentage d’heures d’éducation manquées pour cause d’allergie.

En conclusion, les symptômes allergiques et le moins bon contrôle de la rhinite sont corrélés avec une plus faible productivité académique, alors que l’immunothérapie est liée à une meilleure productivité.

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Stratégies actuelles de traitement pour la rhinite allergique saisonnière: où allons-nous ?

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Ridolo E, Incorvaia C, Pucciarini F, et al.

Clin Mol Allergy. 2022 Aug 10;20(1):9. doi: 10.1186/s12948-022-00176-x.

La rhinite allergique est causée par des pollens et provoquent des symptômes tels que l’éternuement, la congestion nasale, la rhinorrhée, des démangeaisons nasales et une obstruction du flux d’air. Le diagnostic de la rhinite allergique est généralement posé sur la base des antécédents médicaux, de tests cutanés par piqûre et de la mesure de biomarqueurs d’IgE spécifiques, mais il existe une place pour la médecine de précision qui peut fournir des outils de diagnostic exacts.

Le but de cette revue était de décrire les avancées dans le traitement de la rhinite allergique saisonnière ainsi que d’évaluer les médicaments à utiliser en fonction de la sévérité de la maladie et des caractéristiques des patients, et le rôle de l’immunothérapie contre les allergènes.

Les experts ont conclu que le traitement de la rhinite allergique inclut différents agents selon la sévérité de la maladie. L’immunothérapie contre les allergènes a montré une haute efficacité et la médecine de précision améliore de beaucoup le diagnostic de la rhinite allergique. Néanmoins, la faible adhésion à long terme à l’immunothérapie contre les allergènes doit être résolue à l‘avenir.

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L’approche ARIA de médicaments à valeur ajoutée : traitement à la demande de la rhinite allergique

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Bousquet J, Toumi M, Sousa-Pinto B, et al.

J Allergy Clin Immunol Pract . 2022 Aug 4;S2213-2198(22)00749-8. doi: 10.1016/j.jaip.2022.07.020. Online ahead of print.

La rhinite allergique a une prévalence au cours de la vie allant jusqu’à 50% dans certains pays. Cela constitue un fardeau élevé en termes de vie sociale, scolaire et professionnelle.  Le but de ce rapport est de montrer que les médicaments à valeur ajoutée tels que les sprays nasaux utilisés à la demande (PRN) peuvent suffire pour gérer la rhinite allergique.

Les médicaments à valeur ajoutée sont des médicaments existants étudiés pour identifier de nouveaux usages thérapeutiques.

Les traitements actuels pour la rhinite allergique sont des traitements continus à long terme suite à la conduite d’essais cliniques pendant au moins 14 jours avec une adhésion de plus de 70%. Plutôt qu’un traitement continu, un nouveau moyen de traiter la rhinite allergique pourrait être un traitement à la demande en fonction des symptômes.

Les données en situation réelle ont montré que 90% des patients augmentent leur consommation de médicaments, dont les antihistaminiques H1, pour contrôler leurs symptômes pendant la saison des pollens, contrairement aux recommandations.

Puisque la plupart des patients qui demandent un rendez-vous de soins primaires ont des symptômes non contrôlés, ils ne suivent pas la prescription à long terme et ont recours à l’automédication.

En conclusion, les données de situation réelle indiquent que les patients préfèrent les traitements à la demande aux traitements continus. Cela devra donc se refléter dans les orientations à venir : traitements personnalisés en fonction du profil de symptômes, de leur sévérité et de leur durée, en tenant compte des préférences du patient pour une administration orale ou intranasale.

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Mise à jour sur les mécanismes pathologiques et les traitements de la rhinite allergique

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Zhang Y, Lan F, Zhang L

Allergy. 2022 Jul 27. doi: 10.1111/all.15454. Online ahead of print.

La rhinite allergique représente un problème de santé mondial avec une prévalence en hausse et en lien avec un fardeau médical et socioéconomique croissant. Le but de cette revue était de reconnaître les cellules immunitaires tels que les lymphocytes innés de type 2 (ILC2s), les lymphocytes T auxiliaires 2 (Th2), les lymphocytes T auxiliaires folliculaires, les lymphocytes T régulateurs folliculaires, les lymphocytes T régulateurs, les lymphocytes B, les cellules dendritiques et les cellules épithéliales dans la pathogenèse de la rhinite allergique.

Il est important de bien comprendre les mécanismes de la rhinite allergique afin de pouvoir identifier des biomarqueurs et éventuellement avoir des paramètres précieux pour orienter un traitement ciblé personnalisé. L’immunothérapie spécifique à l’allergène est le seul traitement étiologique pour la rhinite allergique dont l’efficacité a été prouvée et qui attire une attention croissante. L’immunothérapie a récemment montré son efficacité grâce aux données obtenues dans le cadre de plusieurs études contrôlées randomisées et d’études en situation réelle à long terme. La recherche d’agents biologiques comme options thérapeutiques pour la rhinite allergique n’a impliqué que des anti-IgE et des anti-inflammatoires de type 2 ; pourtant, le coût-efficacité de ces agents reste à expliquer.

Durant la pandémie de COVID-19, la rhinite allergique n’a pas montré de facteur de risque en termes de sévérité et de mortalité par la COVID-19, mais ceci doit être confirmé dans le cadre d’études multicentriques, en situation réelle à travers le monde.

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Identification in silico de types de cellules immunitaires et de voies métaboliques impliqués dans l’urticaire chronique spontané

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Prosty C, Gabrielli S, Ben-Shoshan M, Le M, Giménez-Arnau AM, Litvinov IV, Lefrançois P, Netchiporouk E

Front Med (Lausanne). 2022 Jul 7;9:926753. doi: 10.3389/fmed.2022.926753. eCollection 2022.

L’urticaire chronique spontané (UCS) se définit par la présence de papules et/ou d’angiœdème qui se manifestent en l’absence de stimulus externes spécifiques et persistent pendant plus de 6 semaines. Son immunopathogenèse n’est pas encore bien comprise mais il existe de nouvelles tendances à répartir les patients en sous-types auto-allergiques et autoimmunes.

Le but de cette étude était d’explorer les cellules immunitaires et les voies métaboliques de l’UCS en réanalysant les données de transcriptome disponibles.

Les investigateurs ont obtenu des données de micropuces sur des échantillons de peau et de sang de sujets atteints d’UCS et de contrôles sains à partir de la base de données Gene Expression Omnibus. L’expression différentielle des gènes a été analysée à l’aide de ToppGene et KEGG et l’enrichissement en différents types de cellules a été établi par CIBERSORT et xCell, puis corrélé avec les caractéristiques cliniques.

Il a été observé que les voies métaboliques liées à Th2 (signalisation par IL-4/13) et Th17 (signalisation par IL-17/23) étaient régulées à la hausse dans les échantillons avec lésions. L’analyse par CIBERSORT a montré que les échantillons sans lésion avaient plus de lymphocytes T régulatrices et de mastocytes au repos. L’analyse par xCell n’a révélé aucune différence significative entre les échantillons mais les scores de Th2 des deux types d’échantillons étaient positivement corrélés avec la sévérité de la maladie. Peu de gènes différentiellement exprimés et de différentes voies métaboliques ont été identifiés entre les échantillons sanguins d’UCS et de contrôles sains.

Ces résultats révèlent et étayent le lien qui existe entre les gènes et les voies métaboliques liés à Th2 et Th17 dans l’UCS. Les scores de Th2 étaient liés à la sévérité de la maladie alors que l’augmentation des scores de mastocytes au repos et de Treg dans les échantillons sans lésion indiquent une suppression locale de la formation de papules. De plus, l’activité de la maladie semblait se restreindre à la peau puisque les résultats à partir de sang étaient limités.  D’autres études complémentaires sont nécessaires pour étayer ces informations.

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Mécanisme d’hyperréactivité des voies respiratoires inférieures induite par la rhinite allergique Yiting Liu

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Liu Y, Sha J, Meng C, Zhu D

J Immunol Res. 2022 Jul 12;2022:4351345. doi: 10.1155/2022/4351345. eCollection 2022.

La rhinite allergique affecte jusqu’à 40 % des adultes et 25 % des enfants dans le monde mais ces mécanismes n’ont pas encore été bien élucidés. La plupart des gens souffrant de rhinite allergique présentent également une hyperréactivité moindre des voies respiratoires inférieures, et la survenue d’une rhinite allergique peut augmenter cette hyperréactivité.

Le but de cette revue est de comprendre le mécanisme de l’effet de la rhinite allergique sur les voies respiratoires inférieures. Les effets de la rhinite allergique sur les voies respiratoires inférieures ont été étudiés en termes d’épidémiologie, d’anatomie, de physiopathologie, de perte de fonction nasale, de drainage de l’inflammation, de réflexe nasobronchique et de flux circulatoire dans tout le corps afin d’élucider les mécanismes impliqués et de fournir des profils types pour le diagnostic, le traitement et l’expérimentation.

Les chercheurs ont conclu que ces effets ne s’expliquent pas par un seul mécanisme mais par l’interaction de plusieurs mécanismes. L’hyperréactivité des voies respiratoires inférieures peut être due à un réflexe rhinopulmonaire, au drainage d’allergènes par les voies respiratoires inférieures et à une obstruction nasale. Cependant, elle peut également être causée par des facteurs circulants tels que IL-5 qui stimule la différenciation de cellules de la moelle osseuse en éosinophiles ainsi que IL-4 et IL-13 qui régulent à la hausse des protéines impliquée dans l’adhésion et la chimiotaxie. Plus d’études sont nécessaires pour concevoir à l’avenir de nouvelles approches de diagnostic et de traitement.

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L’urticaire dans la grossesse et l’allaitement

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Kocatürk E, Podder I, Zenclussen AC, Kasperska Zajac A, Elieh-Ali-Komi D, Church MK, Maurer M

Front Allergy. 2022 Jul 7;3:892673. doi: 10.3389/falgy.2022.892673. eCollection 2022.

Les femmes souffrent plus que les hommes d’urticaire chronique et en sont affectées principalement à l’âge de la reproduction et notamment pendant la grossesse. Les hormones sexuelles affectent la biologie des mastocytes et les modifications hormonales qui se produisent pendant la grossesse vont moduler une affection inflammatoire telle que l’urticaire chronique.

Il a été observé que les modifications du système immunitaire liées à la grossesse, qui impliquent une adaptation locale des réponses immunitaires innée et adaptive et un biais de l’immunité adaptive vers un profil Th2/Treg, sont liées à des modifications des maladies inflammatoires. L’étude PREG-CU offre les premières données concernant l’effet de la grossesse sur l’urticaire chronique, l’issue de la grossesse chez les femmes enceintes atteintes d’urticaire chronique et la sécurité des médicaments contre l’urticaire. Elle a également révélé que l’urticaire chronique s’améliore au cours de la grossesse chez la moitié des femmes enceintes alors qu’il s’aggrave chez un tiers d’entre elles. En outre, deux des cinq femmes ont connu des poussées d’urticaire chronique pendant la grossesse.

La directive internationale EAACI/GALEN/EuroGuiDerm/APAAACI sur l’urticaire recommande la même stratégie de prise en charge chez les femmes enceintes et allaitantes atteintes d’urticaire chronique : commencer avec des doses standard d’antihistaminiques H1 de deuxième génération (non-sédatifs) puis augmenter la dose jusqu’à 4 fois en cas de non réponse. Il convient de prescrire de l’omalizumab aux patients réfractaires aux antihistaminiques.

L’étude PREG-CU a évalué les traitements et les résultats obtenus pendant la grossesse : antihistaminiques H1, montelukast, omalizumab, cyclosporine-A et stéroïdes systémiques. Cependant, il n’y a pas encore suffisamment d’informations sur la prise en charge de l’urticaire chronique pendant la grossesse.

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Caractéristiques d’utilisation des antihistaminiques H1 dans 10 pays européens : une étude utilisant MASK-air® et des données de situation réelle Google Trends

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Vieira RJ, Sousa-Pinto B, Anto JM, Sheikh A, Klimek L, Zuberbier T, Fonseca JA, Bousquet J

World Allergy Organ J. 2022 Jun 24;15(7):100660. doi: 10.1016/j.waojou.2022.100660. eCollection 2022 Jul.

Les données de situation réelle peuvent contribuer à fournir des données importantes sur différentes affections dont la rhinite allergique. Cependant, l’évaluation de ces informations peut s’avérer compliquée car les résultats d’utilisateurs d’Internet peuvent être influencés par différents facteurs dus à l’épidémiologie réelle des affections à évaluer mais aussi par l’attention qu’elles reçoivent dans les médias.

Cette étude a comparé les données en situation réelle de MASK-air®, une application mobile pour la rhinite allergique sur l’utilisation d’antihistaminiques H1 oraux de 2016 à 2020 dans 10 pays européens avec des données de Google Trends sur le volume relatif de recherches concernant ces antihistaminiques.

5 antihistaminiques H1 oraux ont été sélectionnés pour chaque pays et les investigateurs ont observé une concordance parfaite de l’ordre d’utilisation des antihistaminiques avec MASK-air® et Google Trends en France, en Allemagne, en Suède et au Royaume-Uni. Différents niveaux de concordance ont été observés dans les autres pays (Italie, Pologne, Portugal, Espagne, Suisse, Pays-Bas). En ce qui concerne les données de vente, les données étaient cohérentes entre Google Trends et MASK-air® en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

En conclusion, ces résultats suggèrent que les données de l’application mobile MASK-air® semblent partager la tendance observée avec d’autres données de situation réelles mais des études plus approfondies sont nécessaires.

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Urticaria (angioedema) and COVID- 19 infection

L’urticaire chronique: nécessité d’une meilleure définition

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Gómez RM, Bernstein JA, Ansotegui I, Maurer M

Front Allergy. 2022 Jun 9;3:905677. doi: 10.3389/falgy.2022.905677. PMID: 35769560; PMCID: PMC9234868.

L’urticaire chronique est généralement diagnostiquée suite à la présence de symptômes quotidiens ou presque, pendant plus de 6 semaines. Les symptômes d’urticaire comprennent des papules pruritiques accompagnées d’angiœdème dans 40 % des cas. Jusqu’à 20 % des patients présentent des angiœdèmes isolés. L’urticaire chronique représente une charge significative qui a été largement documentée par de nombreuses mesures validées de résultats rapportés par les patients, lesquelles représentent un impact significatif sur plusieurs aspects de la vie allant d’une gêne physique à des changements d’humeur (anxiété et dépression), ce qui altère souvent les relations interpersonnelles ainsi que les activités quotidiennes au travail ou à l’école. Il n’est pas surprenant que la prise en charge de l’urticaire chronique soit liée à des coûts substantiels pour les systèmes de santé du fait de la récurrence des visites médicales et des traitements.  Par conséquent, il est crucial que les payeurs et autres parties prenantes des systèmes de santé prennent conscience de la prévalence de l’urticaire chronique et de son impact sur la qualité de vie ainsi que de la charge financière qu’elle représente pour la société. Étant donné qu’il n’y a pas de consensus concernant le diagnostic et les critères de prise en charge de l’UC, la tâche est d’autant plus difficile.

En conclusion, la charge sanitaire et financière de l’urticaire chronique est significative et ne doit pas être sous-estimée. L’impact significatif de cette affection nécessite que les médecins et autres fournisseurs de soins comprennent comment bien identifier et prendre en charge cette affection.

Il est nécessaire d’avoir un consensus d’experts sur le diagnostic et les critères de prise en charge de l’urticaire chronique.

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Modification de la composition du microbiome nasal et de la dysbiose caractérisée par le Staphylococcus aureus dans la muqueuse nasale de patients atteints de rhinite allergique

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Kim HJ, Kim JH, Han S, Kim W

Clin Exp Otorhinolaryngol. 2022 Jun 8. doi: 10.21053/ceo.2021.01928. Publication électronique avant impression. PMID: 35680131.

La rhinite allergique (RA) est une maladie nasale inflammatoire médiée par les IgE et les Th2. Elle est causée par une réponse immunitaire de sensibilisation à des allergènes inhalés, qui serait due à un déséquilibre de la régulation immunitaire Th1-Th2, entraînant une augmentation du taux de cytokines Th2. Les cellules épithéliales nasales exposées aux allergènes induisent une réponse inflammatoire Th2 qui s’étend jusqu’à la muqueuse des voies respiratoires supérieures. Un commensalisme hôte-microbe peut être à la base des réponses immunitaires innées dans la muqueuse nasale, et les caractéristiques microbiennes de la muqueuse nasale peuvent affecter les mécanismes de la réponse allergique initiale. Le but de cette étude était d’évaluer les modifications de la composition microbienne dans la muqueuse nasale de patients souffrant de RA et de comprendre la relation entre la dysbiose du microbiome nasal et l’inflammation allergique.

Les investigateurs ont analysé le microbiote de 104 échantillons (n=42 participants atteints de RA vs. n=30 participants en bonne santé), dans un total de 364 923 lectures de séquences de gènes encodant la sous-unité 16S d’ARN ribosomal bactérien de haute qualité. La muqueuse nasale des participants en bonne santé comportait principalement des phylums Proteobacteria (genre Ralstonia) et Actinobacteria (genre Propionibacterium), alors que le phylum Firmicutes (genre Staphylococcus) était significativement abondant dans la muqueuse nasale des participants atteints de RA. Des données de séquençage supplémentaires provenant de 32 participants (participants en bonne santé : n=15, patients atteints de RA : n=17) ont montré une abondance de Staphylococcus epidermidis, Corynebacterium accolens et Nocardia coeliaca dans 41,55 % des séquences cartographiées dans la muqueuse nasale des participants en bonne santé. Les patients atteint de RA avaient une dysbiose du microbiome nasal plus prononcée et Staphylococcus aureus était le plus abondant (37,69 %).

En conclusion, cette étude a montré que la muqueuse nasale de patients atteints de RA présente une dysbiose avec prédominance de S. aureus, ce qui suggère que le commensalisme hôte-microbe joue un rôle dans l’inflammation allergique.

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Urticaire chronique spontanée autoimmune

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Kolkhir P, Muñoz M, Asero R, Ferrer M, Kocatürk E, Metz M, Xiang YK, Maurer M

J Allergy Clin Immunol. 2022 Jun;149(6):1819-1831. doi: 10.1016/j.jaci.2022.04.010. PMID: 35667749.

Les symptômes d’urticaire chronique spontanée (UCS) comprennent l’apparition spontanée de papules et de démangeaison intense pouvant durer quelques heures ou plusieurs jours et se manifester pendant plusieurs années. Certains patients développent un angiœdème localisé qui ne s’étend pas. Ces manifestations résultent d’une augmentation temporaire de la perméabilité vasculaire. Près de 13% des patients atteints d’UCS présentent un angiœdème mais ne développent pas de papules.

Il y a 2 principaux mécanismes autoimmunes dans l’UCS : l’UCS autoimmune de type I (autoallergique) associée à des anticorps IgE dirigés contre des autoantigènes, et l’UCS autoimmune de type IIb, due à des autoanticorps qui activent les mastocytes via les IgE et les récepteurs FceRI. L’UCS autoimmune de type IIb se manifeste chez près de 10 % des patients et se caractérise par une maladie plus sévère, des maladies autoimmunes concomitantes, une faible concentration totale d’IgE, des taux élevés d’IgG anti-thyroïde peroxydase, une basopénie, une éosinopénie, une faible réponse aux anti-histaminiques et à l’omalizumab et une bonne réponse à la cyclosporine. De nouvelles thérapies ciblées sont en cours de développement, telles que l’anti-IgE, ligélizumab, les inhibiteurs de la tyrosine kinase de Bruton, le fénébrutinib et le rémibrutinib ainsi qu’un anti-IL-4Ra, le dupilumab.

Les études manquent sur ce que l’UCS autoallergique et l’UCS autoimmune de type IIb ont en commun ainsi que sur la prise en charge optimale de ces deux types d’UCS autoimmune, alors que des tests faciles à réaliser à bases de marqueurs non invasifs et bon marché permettraient d’évaluer la réponse au traitement.

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Comorbidité de rhinite allergique et d’asthme: considérations cliniques importantes

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Nappi E, Paoletti G, Malvezzi L, Ferri S, Racca F, Messina MR, Puggioni F, Heffler E, Canonica GW

Expert Rev Clin Immunol. 2022 Jun 19:1-12. doi: 10.1080/1744666X.2022.2089654. Publication électronique avant impression. PMID: 35695326.

Il existe plusieurs liens entre l’asthme et la rhinite allergique chez un même patient mais ces affections sont fréquemment sous-diagnostiquées et les résultats cliniques sous-optimaux. Les deux affections coexistent et partagent des mécanismes cliniques, pathogènes et physiopathologiques.

Le but de cet article était de passer en revue les principaux liens entre les mécanismes de la rhinite allergique et de l’asthme ainsi que leur traitement selon les directives actuelles, en mettant l’accent sur le traitement de la rhinite allergique chez les patients présentant une comorbidité d’asthme.

Les auteurs ont conclu qu’il y avait des besoins non satisfaits chez les patients souffrant d’asthme et de rhinite allergique. Tous les patients atteints de rhinite allergique ne sont pas dépistés pour l’asthme. Ce dépistage devrait être mené avec une approche multidisciplinaire afin de caractériser le parcours des patients atteints d’allergies respiratoires et pouvoir les orienter vers des centres de traitement des allergies/de l’asthme. Le traitement par immunothérapie avec des allergènes et/ou des biosimilaires peut présenter des avantages et donner des résultats encourageants dans la prise en charge de ces deux affections.

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L’immunothérapie intralymphatique avec un ou deux allergènes donne des réponses cliniques similaires chez des patients atteints de rhinite allergique due aux pollens de bouleau et de graminées

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Ahlbeck L, Ahlberg E, Björkander J, Aldén C, Papapavlou G, Palmberg L, Nyström U, Retsas P, Nordenfelt P, Togö T, Johansen P, Rolander B, Duchén K, Jenmalm MC

Clin Exp Allergy. 2022 Jun;52(6):747-759. doi: 10.1111/cea.14138. Epub 2022 Apr 1. PMID: 35332591

Près d’un tiers de la population adulte en Suède signale une rhinite allergique. Bien que la prévalence de la sensibilisation allergique concerne près de la moitié des patients, il y a un manque de moyen rapide, efficace et sûr pour stimuler une tolérance chez les patients présentant une rhinite allergique sévère.

Le but de cette étude était d’évaluer la sécurité et l’efficacité de l’immunothérapie intralymphatique avec un ou deux allergènes (pollen de bouleau et/ou de graminées) afin d’établir ses effets immunomodulateurs, y compris la modification de la production de cytokines et de chimiokines spontanée ou induite par des allergènes, et de la proportion de sous-ensembles de cellules T auxiliaires dans la circulation.

Des personnes souffrant d’allergies sévères au bouleau et à la fléole ont été randomisées pour recevoir trois doses de 0,1 ml d’extrait d’allergène de bouleau et de 5 graminées (10 000 unités SQ/ml), ou de bouleau plus placebo ou de 5 graminées plus placebo par injections guidées par ultrason dans les ganglions inguinaux à intervalles d’un mois. Les caractéristiques rapportées avant traitement et après chaque saison de pollen de bouleau et de graminées comprenaient : le score de l’ensemble des symptômes de rhinoconjonctivite, le score de médicaments et un questionnaire sur la qualité de vie en présence de rhinoconjonctivite, la proportion de sous-ensembles de cellules T auxiliaires circulantes et la production de cytokines et de chimiokines induites par des allergènes (analysées par cytométrie en flux et Luminex).

Après traitement avec un ou deux allergènes, les trois groupes ont rapporté moins de symptômes, moins d’utilisations de médicaments et une meilleure qualité de vie pendant la saison du pollen de bouleau et de graminées, dans une proportion approximative. L’évènement indésirable le plus couramment rapporté était une légère douleur locale. Les taux d’IgE dirigés contre le bouleau avaient diminué alors que la sécrétion d’IL-10 induite par le bouleau avait augmenté dans les trois groupes. Les taux d’IgG-4 dirigés contre le bouleau et la fléole ainsi que la réactivité au test de piqûre cutanée sont restés principalement les mêmes. Les tests de provocation conjonctivaux avec un extrait de fléole indiquaient un seuil supérieur pour l’allergène. Dans les trois groupes, la fréquence de cellules T régulatrices a augmenté 3 ans après le traitement.

En conclusion, l’immunothérapie intralymphatique avec un ou deux allergènes chez des personnes souffrant d’allergies au pollen de bouleau ou de graminées était efficace et sûre et peut être associée à d’autres réponses immunomodulatrices.

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