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Lymphocytes B et maladie des voies respiratoires supérieures : rhinite allergique et rhinosinusite chronique avec évaluation des polypes nasaux

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Harsha H Kariyawasam & Louisa K James

Expert Rev Clin Immunol. 2021 Apr 1:1-15. doi: 10.1080/1744666X.2021.1905527. Publication électronique avant impression.

La rhinite allergique et la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux sont des affections immunologiques des voies respiratoires supérieures, aux mécanismes d’action complexes. Les lymphocytes B de la muqueuse locale des voies respiratoires sont des facteurs déterminants pour ces affections, les lymphocytes B migrant dans la muqueuse des voies respiratoires en cas de lésion de ces voies respiratoires.

Les lymphocytes B sont très importants dans la défense, la surveillance tissulaire et la modulation immunitaire des voies respiratoires supérieures. La rhinite allergique et la rhinosinusite chronique avec des polypes nasaux (RSCaPN) sont deux des affections des voies respiratoires supérieures pouvant être identifiées comme exprimant des lymphocytes B ou dérégulant leur fonction dans des états inflammatoires muqueux de niveau T2. Les lymphocytes B peuvent entraîner des états inflammatoires T2 par la production d’anticorps fonctionnels et également par des interactions avec les microbes commensaux et d’autres cellules inflammatoires recrutées, comme les cellules Th2 et les éosinophiles, entraînant une amplification immunitaire et une dérégulation.

Cette revue visait à rendre compte des connaissances existantes sur le rôle clé des lymphocytes B dans la maladie allergique inflammatoire des voies respiratoires supérieures et à souligner la nécessité de se concentrer davantage sur des études des voies aériennes supérieures, spécifiques au contexte de la maladie liée aux lymphocytes B chez l’être humain.

Les auteurs ont conclu qu’il y avait un manque d’études concernant le rôle de la surexpression et du dysfonctionnement des lymphocytes B, en particulier relativement à l’infection rhinosinusienne et à l’inflammation des muqueuses. Il est important de comprendre comment l’inflammation respiratoire, associée à une fonction lymphocytaire B élevée ou altérée, augmente et dérégule les voies de signalisation immunitaire dans la rhinite allergique et la RSCaPN, pour développer de nouvelles interventions thérapeutiques spécifiques à la maladie des lymphocytes B avec manipulation moléculaire.

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Revue systématique des mesures de la gravité de la maladie dans la rhinite

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Andraia R. Li, Kathy Zhang, Priyanka D. Reddy, Shaun A. Nguyen, Amar Miglani, Jacob Fried, Mariam I. Nguyen, Rodney J. Schlosser

Int Forum Allergy Rhinol. 2021 Mar 27. doi: 10.1002/alr.22794. Publication électronique avant impression.

La rhinite est une inflammation de la muqueuse nasale s’accompagnant de démangeaisons, d’éternuements, de rhinorrhée et de congestion. Elle peut être classée en rhinite allergique et rhinite non allergique. Les directives ARIA (Allergic rhinitis and its impact on asthma, Rhinite allergique et son impact sur l’asthme) catégorisent la rhinite allergique selon la nature intermittente ou persistante des symptômes et leur nature légère, modérée ou grave. L’objectif de cette revue était d’évaluer si les mesures des résultats rapportés par les patients (PROM) et les mesures physiologiques cliniques diffèrent, et quels sont les facteurs ayant un impact sur la rhinite.

Une recherche systématique a identifié des cas de rhinite allergique et de rhinite non allergique ayant fait l’objet du Questionnaire sur la qualité de vie dans la rhinoconjonctivite (RQLQ), du Score total des symptômes nasaux (TNSS) ou des scores à l’Échelle visuelle analogique (EVA), et de mesures physiologiques (débit inspiratoire nasal maximal et débit d’air nasal). La relation entre les PROM, les mesures physiologiques et les facteurs associés a été évaluée statistiquement.

La revue comprenait 171 études, portant sur 33 843 patients. Les patients atteints de rhinite allergique présentaient des symptômes plus graves que ceux présentant une rhinite non allergique. Il n’y avait pas de corrélation significative entre les PROM et les facteurs démographiques, les comorbidités ou les mesures physiologiques. L’analyse statistique a identifié une corrélation entre une moins bonne qualité de vie et une durée plus courte de la maladie.

En conclusion, les patients atteints de rhinite souffrent d’un impact plus sévère sur leur qualité de vie en présence d’allergie, avec un impact variable sur des sous-domaines de symptômes spécifiques. Les PROM n’ont pas montré de corrélation avec les facteurs démographiques, les comorbidités ou les mesures physiologiques du débit d’air nasal.

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Disparités de santé dans les affections allergiques et immunologiques chez les populations raciales et ethniques mal desservies

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Carla M. Davis, et al.

J Allergy Clin Immunol. 2021 Mar 10;S0091-6749(21)00365-1.
doi: 10.1016/j.jaci.2021.02.034. En ligne avant impression.

Les disparités en matière de santé ont un impact négatif sur les groupes présentant des obstacles sociaux ou économiques plus importants en matière de santé, en raison de leur race, de leur origine ethnique, de leur religion, de leur statut socio-économique, de leur sexe, de leur âge, de leur handicap, de leur orientation sexuelle et/ou de leur emplacement géographique. L’Académie américaine d’allergie, d’asthme et d’immunologie a participé à une commission pour mettre fin aux disparités en matière de santé il y a 10 ans. Cette étude décrit les disparités en termes de santé en matière d’allergie/immunologie dans des populations raciales et ethniques mal desservies et comment elles affectent les personnes atteintes de rhinite allergique et d’autres conditions allergiques.

Certaines populations raciales et ethniques ne sont souvent pas incluses dans les lignes directrices des soins pour les patients atteints de rhinite allergique. Les minorités raciales montrent moins de prévalence de rhinite allergique, probablement en raison de la variabilité de l’auto-déclaration de la maladie : un rapport de 2017 a révélé que 5 % des enfants noirs et 5 % des enfants hispaniques avaient une rhinite allergique, contre 9 % des enfants blancs.

On sait que la rhinite allergique a un impact significatif sur la qualité de vie et la morbidité des populations mal desservies, et la lutte contre la rhinite allergique a été associée à moins d’absences scolaires.

Des études ont montré que les groupes à faibles revenus et les minorités sont moins susceptibles de recevoir une immunothérapie allergénique, et elles ont mis en évidence que les charges supplémentaires auxquelles doivent faire face ces minorités peuvent contribuer à réduire les ressources nécessaires pour respecter les calendriers de l’ITA.

En conclusion, l’observance pourrait être améliorée lorsque des ressources médicales sont fournies pour accroître l’accès aux soins spécialisés dans les communautés mal desservies. Les études observationnelles et interventionnelles sont importantes pour le diagnostic, la prise en charge de la rhinite allergique, et leurs résultats pour ces populations mal desservies. Une approche multi-niveaux devrait également être envisagée, impliquant les patients, les prestataires de soins de santé, les agences locales, les sociétés professionnelles et les agences gouvernementales nationales.

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Le rôle des technologies mobiles de santé dans la stratification des patients pour l’ITA et son arrêt. La perspective ARIA-EAACI.

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Jean Bousquet, et al.

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Mar 1;S2213-2198(21)00240-3.
doi: 10.1016/j.jaip.2021.02.035.En ligne avant impression.

Les options de traitement de la rhinite allergique comprennent l’immunothérapie allergénique (ITA). Il existe différentes lignes directrices et paramètres nationaux de pratique ou de parcours de soins pour l’ITA. Cependant, la décision de prescrire une ITA doit être personnalisée et basée sur l’importance des allergènes et la persistance des symptômes, même lors de l’utilisation de médicaments appropriés.

La pratique de la médecine a été révolutionnée par la transformation numérique, en ce compris mHealth et l’intelligence artificielle, le patient étant placé au centre du système de santé. Il existe différents biomarqueurs associés à mHealth et aux systèmes d’aide à la décision clinique. Cependant, deux conditions doivent être prises en compte avant d’utiliser tout outil mHealth : la conformité aux règles de confidentialité et à la validation. Parmi les quelques outils disponibles pour la rhinite allergique, un développement basé sur des preuves a été trouvé pour quatre applications : MASK-air, AllergyMonitor, Polle et Air Rater.

Cette revue se concentre sur la stratification des patients pour l’ITA, les scores de médications symptomatiques pour le suivi, les essais cliniques et l’Académie européenne d’allergie et d’immunologie clinique (EAACI).

Une stratification des patients est nécessaire pour :

–    Identifier les meilleurs candidats pour une intervention par une gestion des soins complexes

–    Réduire le temps et les ressources nécessaires pour associer un patient à un programme de gestion des soins

–    Optimiser les coûts.

Les scores des médicaments symptomatiques sont nécessaires pour évaluer l’efficacité de l’ITA, en particulier dans des essais cliniques et des études observationnelles.

Le groupe de travail EAACI a été créé pour évaluer les technologies de pointe et le potentiel futur dans le domaine de la rhinite allergique. Ce groupe de travail a évalué la conception, l’engagement des utilisateurs, le contenu, le potentiel d’induire un changement de comportement, la crédibilité et les politiques de confidentialité des produits mHealth.

En conclusion, la technologie mHealth est un outil potentiel pour aider à la prise de décision en ITA, augmenter l’observance, surveiller l’efficacité et la sécurité et identifier les répondeurs au traitement. Cependant, ces outils peuvent aussi avoir leurs inconvénients, notamment s’ils sont mal utilisés ou non validés.

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Association des taux sériques de vitamine D et d’immunoglobulines E avec la gravité de la rhinite allergique.

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Nukhbat U. Awan, Shahzada K. Sohail, Fatima Naumeri, Shahida Niazi, Khalid Cheema, Samina Qamar, Syeda Fatima Rizvi

Cureus. 2021 Jan 25;13(1): e12911. doi: 10.7759/cureus. 12911..

Les symptômes de la rhinite allergique comprennent l’inflammation de la muqueuse nasale, et ils touchent jusqu’à 30 à 40 % de la population, avec une prévalence croissante. L’objectif de cette étude était d’évaluer la relation entre la gravité de la rhinite allergique et les taux sériques de vitamine D et d’immunoglobulines E (IgE).

Il s’agissait d’une étude cas-témoins, menée entre juin et septembre 2020, qui incluait un total de 224 participants répartis en deux groupes. Le groupe A comprenait 112 participants présentant des symptômes d’asthme modérés à sévères, et le groupe B (témoin) comprenait 112 participants présentant des symptômes d’asthme légers après le traitement de la rhinite allergique. Les deux groupes ont été comparés en évaluant la différence moyenne entre les taux sériques d’IgE et de vitamine D. La relation a été évaluée par régression logistique et odds ratio.

Il y avait 106 participantes féminines (47,3 %), avec un âge moyen de 26,78 ± 8,92 ans dans le groupe A et de 25,72 ± 8,12 ans dans le groupe B. Les taux sériques moyens d’IgE étaient de 383,69 ± 154,86 UI/ml pour le groupe A et 373,03 ± 106,83 UI/ml pour le groupe B (p=0,0001). Les taux sériques moyens de vitamine D étaient de 16,24 ± 6,7 ng/ml pour le groupe A et de 26,92 ± 35 ng/ml pour le groupe B (p=0,0001).

Les participants ayant de faibles taux de vitamine D étaient 24 fois plus susceptibles de développer une rhinite allergique modérée à sévère.  En conclusion, cette étude a démontré que les taux d’IgE sont augmentés dans la rhinite allergique modérée à sévère, par rapport à la rhinite allergique légère. La carence en vitamine D est liée à une gravité accrue des symptômes de rhinite allergique.

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Allergic rhinitis: impact on quality of life of adolescents

Rhinite allergique : impact sur la qualité de vie des adolescents

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C S Rosario

Eur Ann Allergy Clin Immunol. 2020 Nov 12. doi: 10.23822/EurAnnACI.1764-1489.176. Publication en ligne avant impression.

L’une des phases les plus rapides du développement humain est l’adolescence, la maturité biologique précédant la maturité psychosociale. 15 % des jeunes âgés de 13 à 14 ans souffrent de rhinite allergique, soit deux fois plus que les enfants âgés de 6 à 7 ans. La prévalence de la rhinite allergique est plus élevée chez les garçons jusqu’à 10 ans. La tendance s’inverse à l’adolescence où la prévalence est plus élevée chez les filles.

À l’âge adulte, en revanche, toute prévalence en fonction du sexe disparaît. Les changements qui surviennent à l’adolescence ont des conséquences sur la santé tout au long de la vie et ont un impact sur la qualité de vie. La rhinite allergique a un impact significatif sur la qualité de vie des adolescents et de leurs parents : effets sédatifs de la plupart des antihistaminiques, absences scolaires et performances moins bonnes en raison de la distraction, de la fatigue et de l’irritabilité. L’impact sur les parents est également négatif : anxiété, surprotection et nécessité de s’absenter du travail.

La technologie numérique permet de contribuer à une approche originale pour caractériser les signes et les symptômes de la rhinite allergique, ainsi que leur lien avec d’autres affections allergiques. La réussite du traitement réside dans le partenariat entre les adolescents atteints de rhinite allergique et la technologie mobile qui leur permet d’accéder à davantage d’informations disponibles concernant la maladie et son traitement.

En conclusion, s’il existe des données concernant les problèmes auxquels les adolescents asthmatiques sont confrontés, les enjeux de la rhinite allergique semblent sous-documentés.

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nasal allergen challenge in allergic rhinitis

Provocation allergénique nasale répétitive dans la rhinite allergique : Amorçage et inflammation de type Th2 sans aucun signe de remodelage

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Nara Orban, Mikila R Jacobson, Kayhan T Nouri-Aria, Stephen R Durham, Aarif O Eifan

Clin Exp Allergy. 2020 Nov 3. doi: 10.1111/cea.13775. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique saisonnière se caractérise par une éosinophilie tissulaire locale et la présence de cytokines Th2. L’asthme se caractérise par un remodelage des voies respiratoires en contradiction avec les preuves de remodelage dans le cas de la rhinite allergique. Cette étude visait à évaluer la relation entre l’inflammation allergique et les caractéristiques de remodelage de la rhinite allergique à l’aide d’une nouvelle provocation allergénique nasale répétitive chez l’humain.

Cette étude portait sur douze patients atteints de rhinite allergique modérée à sévère ayant subi cinq provocations un jour sur deux avec un diluant, puis quatre semaines après cinq provocations un jour sur deux avec de l’extrait de pollen de graminées. Les évaluations ont porté sur les symptômes nasaux, la présence de cytokines Th1/Th2 dans les sécrétions nasales et le sang. Des biopsies nasales ont été effectuées le lendemain des première et cinquième provocations réalisées avec un diluant et un allergène. Seize témoins sains ont été soumis à une provocation unique avec un diluant et un allergène. Les cellules inflammatoires épithéliales et sous-muqueuses ainsi que les marqueurs de remodelage ont été évalués par analyse d’image assistée par ordinateur.

Les symptômes de la rhinite allergique ont augmenté après chaque provocation allergénique par rapport au diluant (p<0,05), avec des signes d’amorçage clinique et immunologique. La présence de l’IL-5 et d’une éosinophilie tissulaire dans les sécrétions nasales s’est considérablement accrue suite à la provocation allergénique nasale, par rapport aux provocations avec un diluant. Les patients atteints de rhinite allergique ont montré l’évidence d’une corrélation entre les mastocytes sous-muqueux et la réponse clinique en phase initiale et une association entre les éosinophiles épithéliaux et l’IL-5 dans les sécrétions nasales. Aucune différence n’a été relevée après provocation allergénique concernant l’intégrité épithéliale, l’épaisseur de la membrane basale réticulaire, la zone glandulaire, l’expression des marqueurs d’activation du remodelage des voies respiratoires, y compris l’α-SMA, la HSP-47, la matrice extracellulaire, l’angiogenèse et la lymphangiogenèse pour la rhinite allergique par rapport au groupe témoin.

En conclusion, de nouvelles provocations allergéniques nasales répétitives chez des personnes atteintes de rhinite allergique persistante sévère ont abouti à une éosinophilie tissulaire. Le taux d’IL-5 s’est accru sans qu’il y ait de changements structurels et sans mettre en évidence un quelconque rapport entre l’inflammation Th2 et le développement d’un remodelage des voies respiratoires dans la rhinite allergique.

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rinitis

Algorithme de traitement EUFOREA pour la rhinite allergique

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P W Hellings, et al.

Rhinology . 2020 Sep 29. doi: 10.4193/Rhin20.246. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique est la maladie inflammatoire chronique la plus courante. Elle touche plus de 100 millions de personnes en Europe, avec un impact significatif sur les individus, la société et les économies de la santé. La plupart du temps, les patients optent pour l’automédication en se rendant dans une pharmacie plutôt que solliciter les conseils d’un médecin en raison du délai d’attente pour obtenir un rendez-vous.

D’autres difficultés à obtenir un traitement efficace et approprié pour la rhinite allergique incluent l’incapacité à la reconnaître et à la diagnostiquer, puis à prescrire le traitement adéquat. Dernièrement, il y a eu un changement vers une approche de la gestion de la rhinite allergique davantage axée sur le patient, en mettant l’accent sur les stratégies personnalisées, prédictives, préventives et participatives.

L’EUFOREA (European Forum for Research and Education in Allergy and Airway Diseases) et les principaux leaders d’opinion mondiaux ont mis au point un algorithme de traitement pour faciliter le traitement de la rhinite allergique dans des contextes réels. Ce guide comprend une liste de vérification des choses à faire lors de l’évaluation des patients, y compris une liste des symptômes suggestifs de la rhinite allergique, des questions sur la suspicion d’asthme et des instructions sur l’utilisation des échelles visuelles. Il comprend cinq étapes : diagnostic, classification des patients, définition du traitement, choix des produits et activation du plan de traitement. L’éducation des patients est essentielle à chaque étape au même titre que leur participation au processus décisionnel et à l’établissement d’objectifs.

Cet algorithme est concis, simple à utiliser, adapté à toutes les parties prenantes, y compris les pharmacies, les médecins de soins primaires, les médecins ORL, les pneumologues, les allergologues et les pédiatres. Il fournit des recommandations fondées sur des données probantes et approuvées par des experts pour la prise en charge de la rhinite allergique. Le guide de poche complet est disponible sur le site Web de l’EUFOREA (www.euforea.eu).

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rinithis alercica aerosoles nasales

Comparaison entre une utilisation au besoin et une utilisation régulière du spray nasal de furoate de fluticasone chez les patients atteints de rhinite allergique persistante et pérenne, modérée à sévère: un essai contrôlé randomisé

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Torpong Thongngarm, Chamard Wongsa, Phichayut Phinyo, Paraya Assanasen, Pongsakorn Tantilipikorn, Mongkhon Sompornrattanaphan

J Allergy Clin Immunol Pract . 2020 Oct 10;S2213-2198(20)31107-7. doi: 10.1016/j.jaip.2020.09.057. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique est l’une des maladies les plus courantes dans le monde. Sa prévalence peut atteindre jusqu’à 50 % chez les enfants et 40 % chez les adultes. Elle constitue un lourd fardeau économique et a un impact sur la qualité de vie des patients. La rhinite allergique liée aux acariens ou aux allergènes intérieurs courants est une rhinite allergique dite pérenne. L’utilisation régulière de corticostéroïdes intranasaux est recommandée pour le traitement de la rhinite allergique pérenne. En raison de l’absence d’études évaluant l’utilisation au besoin des corticostéroïdes intranasaux, cette étude visait à comparer l’efficacité entre l’utilisation au besoin et l’utilisation régulière de ces produits dans le traitement de la rhinite allergique pérenne modérée à sévère.

Cet essai contrôlé randomisé a inclus 103 participants et a duré six semaines. Il a été demandé aux participants de prendre du furoate de fluticasone en spray nasal (27,5 mg) à raison de deux pulvérisations une fois par jour pendant une semaine, suivie d’une utilisation au besoin pendant cinq semaines (FF-au besoin) ou deux pulvérisations une fois par jour pendant six semaines (FF-régulier). Le critère d’évaluation principal était un changement dans le score total des symptômes nasaux (TNSS). Les critères d’évaluation secondaires incluaient un changement dans le flux inspiratoire nasal (NPIF pour Nasal Peak Inspiratory Flow), le score au questionnaire sur 36 portant sur la qualité de vie des patients souffrant de rhinoconjonctivite (RCQ-36) et la dose cumulative de furoate de fluticasone.

Les participants ont été divisés en deux groupes FF-au besoin (n = 51) et FF-régulier (n = 52). Le changement moyen de TNSS entre les deux groupes n’était pas significatif à six semaines; toutefois, le groupe FF-régulier tendait vers une amélioration plus importante du TNSS. Le NPIF moyen était plus important dans le groupe FF-régulier. Les deux groupes présentaient des améliorations similaires concernant le RCQ-36. La dose cumulative moyenne de FF dans le groupe « au besoin » correspondait à la moitié du groupe « régulier ».

En conclusion, dans chacun des deux groupes, les patients souffrant de rhinite allergique pérenne ont présenté une amélioration similaire du TNSS et de leur qualité de vie. Les patients du groupe « au besoin » ont reçu la moitié de l’exposition aux corticostéroïdes intranasaux.

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para identificar personas con rinitis alérgica.

Peut-on identifier la rhinite allergique à partir des données administratives : une étude de validation

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Katja Biering Leth-Møller, Tea Skaaby, Flemming Madsen, Janne Petersen

Pharmacoepidemiol Drug Saf. 2020 Sep 23. doi: 10.1002/pds.5120. Publication en ligne avant impression.

La prévalence de la rhinite allergique s’est accrue avec plus d’une personne sur cinq touchée. Cette étude visait à évaluer la validité de 13 différents algorithmes de prescription danois et des données hospitalières pour identifier les personnes atteintes de rhinite allergique.

Cette étude portait sur 10 653 adultes danois sur deux périodes. Les chercheurs se sont intéressés à la détection sérique d’une IgE spécifique positive et aux symptômes nasaux déclarés par le patient et en fait le principal étalon-or de la rhinite allergique. L’étalon-or secondaire de la rhinite allergique était le diagnostic réalisé par le médecin. Ils ont calculé la sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive (VPP), la valeur prédictive négative et les intervalles de confiance à 95% correspondants pour chaque algorithme basé sur des registres au cours des deux périodes.

Tous les algorithmes montraient une faible sensibilité, quelle que soit la définition de la rhinite allergique ou de la période. Les valeurs prédictives positives les plus élevées ont été obtenues pour les algorithmes nécessitant des antihistaminiques et des corticostéroïdes intranasaux, avec une valeur de 0,69 (0,62 – 0,75) et une sensibilité correspondante de 0,10 (0,09 – 0,12) pour le principal étalon-or de la rhinite allergique.

En conclusion, en raison de la faible utilisation des médicaments sur ordonnance chez les personnes atteintes de rhinite allergique, la sensibilité était faible (≤ 0,40) pour tous les algorithmes quelle que soit la définition de la rhinite allergique. Les algorithmes basés sur les antihistaminiques et les corticostéroïdes intranasaux ont enregistré les VPP les plus élevées. Néanmoins, les VPP restaient modérées en raison d’une faible sensibilité lors de l’application d’un étalon-or strict (sIgE et symptômes nasaux). Les études utilisant des données administratives doivent examiner comment identifier de manière fiable la rhinite allergique (en utilisant différentes sources de données, par exemple) et analyser la manière dont une éventuelle erreur de classification pourrait avoir un impact sur leurs résultats.

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Avances y desarrollos novedosos en la rinitis alérgica

La rhinite allergique: avancées et nouveaux développements

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Yifan Meng, Chengshuo Wang, Luo Zhang

Allergy. 2020 Sep 9. doi: 10.1111/all.14586. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique est une affection des voies respiratoires supérieures, dont la prévalence dans le monde est forte, qui se caractérise par des symptômes tels que l’obstruction nasale, la rhinorrhée, les éternuements et le prurit nasal. Elle est causée par l’inhalation d’allergènes et l’inflammation des muqueuses respectives. Cette publication visait à mettre en évidence de nouveaux mécanismes et traitements afin d’optimiser la prise en charge de la rhinite allergique.

Les protéines telles que l’histone désacétylase (HDAC) et la mucine 1 (MUC1) jouent un rôle dans l’intégrité de la barrière de jonctions épithéliales serrées. Les médiateurs inflammatoires, tels que les cellules lymphoïdes innées de type 2 (ILC2), les cellules dendritiques myéloïdes (mDC) et les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC), sont impliqués dans le développement de la rhinite allergique. D’autres facteurs de risque comprennent la susceptibilité génétique, l’âge, le retard de croissance intra-utérine, l’équilibre de l’oxydation dans le fœtus, le régime alimentaire, les changements environnementaux et les rôles essentiels dans la rhinite allergique.

La prise en charge de la rhinite allergique comprend l’éducation des patients, la pharmacothérapie, l’immunothérapie spécifique aux allergènes et les produits biologiques. Les nouvelles thérapies comprennent des allergènes hautement purifiés, des allergoïdes, des peptides et de nouveaux adjuvants à utiliser dans le cadre d’une immunothérapie allergénique spécifique et des anticorps monoclonaux spécifiques pour bloquer les effets des médiateurs immunitaires.

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This study aimed to compare the gastrointestinal composition between adults and children suffering from allergic rhinitis.

Le microbiome intestinal des adultes souffrant de rhinite allergique se caractérise par une limitation de la diversité et une altération de l’abondance de taxons microbiens clés par rapport au groupe témoin

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Annabelle M Watts; Nicholas West; Ping Zhang; Peter Smith; Allan Cripps; Amanda Cox

Int Arch Allergy Immunol. 2020 Sep 24;1-12. doi: 10.1159/000510536. Publication en ligne avant impression.

Le microbiome intestinal joue un rôle essentiel dans le développement et la régulation de l’immunité locale et systémique. La rhinite allergique, telle que diverses affections à médiation immunologique, a été associée à des modèles de colonisation microbienne intestinale anormaux chez les enfants. Les données concernant les adultes restent toutefois insuffisantes. Cette étude visait à comparer la composition gastro-intestinale des adultes et des enfants souffrant de rhinite allergique.

Il s’agissait d’une étude transversale portant sur 57 adultes souffrant de rhinite allergique et 23 témoins sains. Les chercheurs ont comparé des échantillons de leurs selles par un séquençage de nouvelle génération des régions hypervariables V3-V4 du gène de ARNr 16S. Les chercheurs ont utilisé une approche factuelle en s’aidant de la base de données du centre national de recherche en information biotechnologique (NCBI pour National Center for Biotechnology Information) pour la classification taxonomique et l’approche axée sur l’identité.

Les participants souffrant de rhinite allergique présentaient une diversité des espèces nettement réduite. Chez ces mêmes patients, le nombre d’unités taxonomiques opérationnelles était également très bas et les indices de diversité peu nombreux. En revanche, ils présentaient significativement plus de Bacteroïdetes que les témoins sains, ainsi qu’une abondance accrue de Parabacteroides et une abondance réduite d’Oxalobacter et de Clostridiales.

Les adultes souffrant de rhinite allergique ont un microbiome intestinal différent de celui des témoins sains, avec une diversité microbienne réduite et une altération de l’abondance de certains microbes. L’identification des métabolites et des mécanismes sous-jacents à la relation microbiote-hôte améliorera la façon dont la composition du microbiome intestinal régule l’immunité et pourrait présenter un intérêt pour les éventuelles options thérapeutiques concernant les allergies.

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rinitis 1990-2010

Comparaison des allergènes et des symptômes chez les patients souffrant de rhinite allergique entre les années 1990 et 2010

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Ji Heui Kim, Shin Ae Kim, Ja Yoon Ku, Won Ki Cho et Chol Ho Shin

Allergy Asthma Clin Immunol. 2020 Jul 1;16:58. doi: 10.1186/s13223-020-00455-9. eCollection 2020.

La rhinite allergique est une maladie inflammatoire chronique courante des voies respiratoires supérieures, caractérisée par une obstruction nasale, une rhinorrhée, des éternuements et des démangeaisons au niveau des yeux/du nez. Sa prévalence est en augmentation constante en Corée. Bien que le mode de vie et l’environnement de la population coréenne aient évolué, les changements correspondants concernant les caractéristiques de la rhinite allergique n’ont pas été documentés. Cette étude visait à décrire l’évolution des allergènes et des manifestations cliniques de la rhinite allergique chez les patients coréens entre 1990 et 2010.

Les patients pour lesquels une rhinite allergique a été diagnostiquée en 1990 et en 2010 ont pris part à l’étude et ont répondu à un questionnaire concernant les symptômes. Les différences en matière d’allergènes et les réponses du questionnaire ont été comparées pour les deux groupes de patients.

Il est apparu chez les patients de 2010 que le taux de sensibilisation aux acariens, aux blattes, aux moisissures (aspergillus et alternaria) et au pollen d’arbre avait considérablement augmenté alors que le taux de sensibilisation aux poils de chat avait considérablement diminué (p < 0,05) par rapport aux patients de 1990. La proportion de patients présentant une obstruction nasale modérée à sévère et des démangeaisons au niveau des yeux/du nez a augmenté (p < 0,05) comme celle des patients présentant des symptômes mineurs, tels que des troubles de l’odorat, une toux, des maux de gorge et de la fatigue (p < 0,01).

En conclusion, les Coréens atteints de rhinite allergique à partir de 2010 présentent des symptômes de sévérité différente ainsi qu’une réactivité différente aux allergènes dont les types ont également varié. Ces résultats peuvent être le reflet de changements environnementaux et de l’évolution du mode de vie coréen et peuvent donc s’avérer utiles en matière de conseil et de gestion des patients.

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Rinitis alérgica

Perception et contrôle de la rhinite allergique dans les soins primaires

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Pascal Demoly, Isabelle Bossé et Pascal Maigret

NPJ Prim Care Respir Med. 2020 Aug 20;30(1):37. doi: 10.1038/s41533-020-00195-8.

Les personnes atteintes de maladies chroniques se comportent en fonction de leur perception de la maladie, ce qui peut avoir un impact sur les résultats du traitement. La prévalence de la rhinite allergique est élevée, autour de 400 millions de personnes dans le monde. Cependant, elle est mal reconnue par les patients et mal contrôlée. L’objectif de l’étude PETRA était d’évaluer la prise en charge de la rhinite allergique par les patients et leurs médecins généralistes et de décrire la relation entre la perception de la maladie, le comportement des patients et les résultats du traitement.

L’étude PETRA était une étude transversale portant sur 2 001 participants entre mai et octobre 2017. L’objectif principal de l’étude était d’identifier et de décrire précisément les facteurs associés à une mauvaise perception de la maladie chez les personnes atteintes de rhinite allergique. 201 médecins généralistes français ont sélectionné 1 929 patients (âge moyen : 39 ans ; symptômes intermittents/persistants : 46,2/52,3 %). 71,7 % des participants présentaient une rhinite allergique non contrôlée (score ARCT < 20). 53,6 % avaient une bonne perception de leur maladie (score BIPQ < 5). 14,1 % des patients souffraient également d’asthme.

Une mauvaise perception de la rhinite allergique était liée à des complications au niveau des oreilles, du nez et de la gorge, au prurit nasal, à la rhinite allergique incontrôlée et à l’asthme. En outre, la corrélation négative entre les scores BIPQ et ARCT était forte : plus la perception du patient était mauvaise, moins la maladie était contrôlée.

En conclusion, la cohorte PETRA comprenait une forte proportion de patients présentant des symptômes modérés à sévères de rhinite allergique et un faible niveau de contrôle de la maladie. Il a été démontré que de nombreux patients n’étaient pas satisfaits de leur traitement et ne percevaient pas très bien leur maladie. Bien qu’aucun lien de causalité n’ait pu être mis en évidence par cette étude, les résultats laissent penser que l’amélioration de la perception de la rhinite allergique pourrait être bénéfique et permettre un meilleur contrôle des symptômes.

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Mécanismes moléculaires et épidémiologie de la COVID-19 du point de vue d’un allergologue

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Koa Hosoki, Abhijit Chakraborty, Sanjiv Sur.

J Allergy Clin Immunol. 2020 Jul 2;146(2):285-299. doi: 10.1016/j.jaci.2020.05.033. Online ahead of print.

En mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré la COVID-19 pandémie mondiale causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Cet article avait pour objectif d’aborder la façon dont le développement de certains symptômes de rhinite allergique peut servir d’indices pour l’apparition de la COVID-19, et également de comprendre pourquoi les patients asthmatiques peuvent présenter un risque plus élevé de COVID-19 sévère.

Les symptômes des personnes souffrant de rhinite allergique sont légèrement différents de ceux présentés par les personnes infectées par le SRAS-CoV-2. Ces derniers développent généralement des symptômes tels qu’une toux sèche, des maux de gorge, une congestion nasale, un essoufflement, une myalgie, de la fatigue, de la fièvre et, dans de rares cas, une congestion conjonctivale. Les personnes qui souffrent de rhinite allergique présentent des écoulements nasaux avec picotements, des démangeaisons oculaires, des éternuements, des écoulements post-nasaux et une congestion conjonctivale. Du point de vue de l’allergologue, le passage des symptômes courants de la rhinite allergique à ceux liés à la COVID-19 (fièvre, toux et essoufflement) peut suggérer l’apparition de la COVID-19 chez les personnes atteintes de rhinite allergique. En outre, la prévalence des dysfonctionnements gustatifs ou olfactifs tels que l’anosmie et la dysgueusie est plus forte chez les patients souffrant de la COVID-19 que chez ceux souffrant de rhinite allergique.

La respiration sifflante, un symptôme fréquent dans l’exacerbation de l’asthme, survient rarement chez les patients hospitalisés après avoir contracté la COVID-19. Cependant, comme l’asthme et la COVID-19 sont tous deux associés à la toux et à l’essoufflement, il est important d’exclure la probabilité de la COVID-19 chez les personnes souffrant d’exacerbation de l’asthme. Les mécanismes sous-jacents à l’association entre l’asthme et la COVID-19 sont liés à la réponse atténuée de l’IFN-I et de l’IFN-III aux infections respiratoires chez les personnes asthmatiques. En infectant les cellules pulmonaires et les voies respiratoires, la COVID-19 induit et atténue également la signature IFN-I et IFN-III, similaire à celle observée chez les personnes souffrant d’asthme. C’est pourquoi on s’attend à ce que la COVID-19 déclenche fréquemment une exacerbation de l’asthme.

En attendant qu’un vaccin et des traitements efficaces soient trouvés, il est important de comprendre l’explication scientifique de la maladie et de maintenir des stratégies d’atténuation telles que le port d’un masque et la distanciation sociale.

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