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Risque d’anxiété et de dépression chez les patients atteints de rhinite allergique : revue systématique et méta-analyse

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J. Rodrigues, F. Franco-Pego, B. Sousa-Pinto, J. Bousquet, K. Raemdonck, R. Va

Rhinology. 2021 Aug 1;59(4):360-373. doi: 10.4193/Rhin21.087.

Plus de 400 millions de personnes souffrent de rhinite allergique dans le monde. En Europe, sa prévalence est d’environ 25 %, elle est supérieure en milieu urbain. Bien que la rhinite allergique ne soit pas une maladie potentiellement mortelle, elle affecte la santé et le bien-être (perturbation des habitudes de sommeil, troubles cognitifs et de performance, diminution de la qualité de vie et des performances au travail/à l’école). Elle peut également être associée à un risque plus élevé de maladies psychiatriques, telles que dépression et anxiété.

Cette revue systématique et cette méta-analyse visaient à quantifier la relation entre la rhinite allergique et la dépression et l’anxiété.

Une recherche électronique d’études observationnelles a été menée, évaluant la relation entre la rhinite allergique et la dépression et l’anxiété. L’association a été quantifiée par une méta-analyse à effets aléatoires, avec estimation du rapport de cotes combiné.

Vingt-quatre études ont été incluses (23 ont évalué la dépression et 11, l’anxiété). Parmi celles-ci, 12 ont des valeurs de rapport de cotes provenant de modèles de régression multiple.

La rhinite allergique était associée à des risques plus élevés de dépression et d’anxiété.

En conclusion, la rhinite allergique semble être liée à un risque élevé de dépression et d’anxiété ; cependant, d’autres études sont encore nécessaires.

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Cent dix ans d’immunothérapie allergénique: un voyage de l’observation empirique aux preuves

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Oliver Pfaar, Jean Bousquet, Stephen R. Durham, Jörg Kleine-Tebbe, Mark Larche, Graham C Roberts, Mohamed H Shamji, Roy Gerth Van Wijk

Allergy . 2021 Jul 27. doi : 10.1111/all.15023. En ligne avant impression.

C’est en 1911 que Noon a décrit pour la première fois, sur lui-même, les effets favorables d’injections sous-cutanées d’extrait de pollen de graminées. Depuis lors, l’immunothérapie allergénique (ITA) est devenue le traitement le plus important pour les patients allergiques. L’ITA constitue le seul traitement modificateur de la maladie disponible, avec une efficacité et une sécurité constante. Les autorités réglementaires mondiales reconnaissent l’ITA, dont les produits sont soumis à des évaluations approfondies avant qu’une autorisation de mise sur le marché ne soit accordée.

Les effets modificateurs de la maladie de l’ITA sont associés à une modulation des réponses immunitaires, innées et adaptatives. Les récents progrès dans la compréhension des mécanismes étayant l’ITA permettront d’identifier des biomarqueurs de surveillance immunitaire ainsi que des biomarqueurs d’efficacité et de tolérance. De plus, ces connaissances seront utiles pour le développement de nouvelles cibles thérapeutiques, pouvant être utilisées en conjonction avec l’immunothérapie pour raccourcir la durée du traitement et améliorer l’observance et l’efficacité chez le patient.

Les récentes réglementations des autorités relatives aux produits allergènes ont positivement intégré les progrès scientifiques de l’allergologie moderne et les avancées cliniques. Les définitions de groupes d’allergènes homologues, basées sur les relations biologiques et moléculaires, la fabrication et les aspects de qualité, ont été combinées à un cadre pour le développement clinique de produits allergologiques.

En outre, une liste de produits de diagnostic in vivo et d’ITA doit encore recevoir l’autorisation de mise sur le marché, comprenant pollens, acariens, animaux de compagnie et venins.

La prestation de soins de santé modernes et efficaces pour les maladies allergiques est passionnante. De nouvelles solutions – basées sur des dispositifs de santé mobiles – sont nécessaires pour soutenir les autorités, et elles devraient promouvoir une évolution des soins de santé en faveur de soins intégrés, avec des connaissances organisationnelles en matière de santé.

Les directives internationales décrivent et reconnaissent l’utilisation de l’ITA.

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Gravité et durée de la conjonctivite allergique : sont-elles associées à la gravité et à la durée de la rhinite allergique et de l’asthme ?

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M C Sánchez-Hernández, M. T. Dordal, A. M. Navarro, I. Dávila, B. Fernández-Parra, C. Colás, C. Rondón, A. del Cuvillo, F. Vega, J. Montoro, M. Lluch-Bernal, V. Matheu, P. Campo, M. L. González, R. González-Pérez, A. Izquierdo-Domínguez, A. Puiggros, M. Velasco, A. Fernández-Palacín, A. Valero, SEAIC Rhinoconjunctivitis Committee 2014-2018

Eur Ann Allergy Clin Immunol. 2021 Jul 27. doi: 10.23822/EurAnnACI.1764-1489.231. Versión digital previa a la impresión.

La conjonctivite allergique est une réaction de la conjonctive de l’œil, liée à une hypersensibilité aux IgE. Elle est couramment associée à d’autres affections allergiques, telles que l’eczéma, l’allergie alimentaire, mais surtout la rhinite allergique et l’asthme. Pourtant, la relation entre la conjonctivite allergique, la rhinite allergique et l’asthme doit encore être comprise.

Cette étude visait à classifier la conjonctivite allergique dans une population de patients et à évaluer la relation entre la conjonctivite allergique et l’asthme, en utilisant le Document de consensus pour la conjonctivite allergique (DECA).

Un total de 2914 participants de tous âges ayant participé à l’étude « Alergológica 2015 » ont été inclus. Ils ont ensuite été répartis en deux groupes d’âge : ≤14 et >14 ans. Parmi eux, 965 participants ont reçu un diagnostic de conjonctivite allergique, classée en grave (1,8 %), modérée (46,4 %) ou légère (51,8 %), et intermittente (51,6 %) ou persistante (48,4 %). La conjonctivite allergique était principalement associée à la rhinite allergique (88,4 %), l’asthme (38,2 %), l’allergie alimentaire (8,3 %) et la dermatite atopique (3,5 %). La durée et la gravité de la conjonctivite allergique étaient significativement liées à la rhinite allergique dans les deux groupes d’âge, et à l’asthme chez les adultes.

En conclusion, la nouvelle classification DECA a montré une relation directe entre la conjonctivite allergique, la rhinite allergique et l’asthme, suggérant qu’elle devrait être envisagée dans l’hypothèse du concept ‘une seule voie aérienne, une seule maladie’.

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Avenir de la gestion de la rhinite allergique

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Sophia Linton, Alyssa G. Burrows, Lubnaa Hossenbaccus, Anne K. Ellis

Ann Allergy Asthma Immunol. 2021 Mar 7;S0091-1206(21)00337-9. doi: 10.1016/j.anai.2021.04.029. En ligne avant impression.

La rhinite allergique est une maladie inflammatoire chronique, affectant jusqu’à 30 % des personnes aux États-Unis. Des réponses d’hypersensibilité aux allergènes, médiées par l’immunoglobuline E, la provoquent. Cette revue visait à fournir une évaluation clinique complète des agents thérapeutiques et des pratiques de prise en charge de la rhinite allergique.

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à l’aide de PubMed, de résumés publiés, de présentations virtuelles et de résultats publiés sur clinicaltrials.gov. Des manuscrits contenant des résultats d’essais, des rapports de cas, des séries de cas et des données d’essais cliniques ont été sélectionnés.

Les médias sociaux, la télémédecine et mHealth se sont montrés des outils utiles pour les soins intégrés dans la prise en charge de la rhinite allergique, car ils peuvent connecter les allergologues et leurs patients. Une approche multidisciplinaire est positive pour un contrôle optimal de la rhinite allergique. La pharmacothérapie est la norme de soins pour la prise en charge de la rhinite allergique (chlorhydrate d’azélastine et propionate de fluticasone, ou une combinaison des deux) et elle représente l’avenir du traitement de la rhinite allergique. L’immunothérapie intralymphatique (ITIL) et l’immunothérapie peptidique (ITP) sont les nouvelles options d’immunothérapie allergénique les plus prometteuses, avec un meilleur délai et un meilleur rapport coût-efficacité que l’immunothérapie sous-cutanée et l’immunothérapie sublinguale, avec des études démontrant des résultats positifs. Des études sur des produits biologiques ciblés pour la rhinite allergique sont en cours.

Les probiotiques, en particulier le Bifidobacterium spp, peuvent être bénéfiques pour la prise en charge de la rhinite allergique et comme complément à l’immunothérapie allergénique (ITA).

En conclusion, étant une maladie chronique et souvent comorbide, la rhinite allergique nécessite des soins intégrés pour une prise en charge optimale. Les nouvelles formulations et combinaisons de traitements existants sont les plus prometteuses et méritent des recherches futures.

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covid and rinitis

Comment la rhinite allergique affecte la gravité du COVID-19: une étude cas-témoins

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Ali Guvey

Eur Arch Otorhinolaryngol . 2021 May 1;1-5. doi: 10.1007/s00405-021-06836-z. En ligne avant impression.

Le SARS-CoV-2 conduit à la maladie à coronavirus (COVID-19), une maladie exceptionnellement infectieuse dont les symptômes comprennent de la fièvre, de la toux, de la fatigue et une dyspnée, et qui peut parfois être mortelle chez les personnes présentant des facteurs de risque. Au départ, certaines maladies allergiques, dont l’asthme, étaient définies comme des facteurs de risque et d’évolution défavorable. L’objectif de cette étude était d’évaluer comment la rhinite allergique affecte la gravité de la COVID-19.

Il s’agissait d’une étude cas-témoins menée à l’Hôpital d’enseignement et de recherche Sakarya, à l’Hôpital Toyota et à l’Hôpital d’État de Yenikent, entre le 18 mars et le 30 août 2020. Elle a inclus 25 patients sélectionnés au hasard, ayant déjà reçu un diagnostic de rhinite allergique avant le diagnostic de COVID-19 ; et un groupe témoin de 125 patients sans rhinite allergique et avec un diagnostic de COVID-19.

Les patients ont été évalués en fonction des symptômes, du mode de vie (tabagisme), des comorbidités et de la durée d’hospitalisation.

Les deux groupes n’avaient pas de différences statistiques concernant les patients asymptomatiques, les fumeurs, le statut d’hospitalisation et sa durée.

Deux patients de chaque groupe sont allés aux soins intensifs et trois patients sont décédés : un patient souffrant de rhinite allergique et deux du groupe témoin.

En conclusion, la rhinite allergique n’a pas eu d’incidence sur la gravité de la COVID-19. Cependant, d’autres études sont nécessaires avec des patients atteints de rhinite allergique et de COVID-19.

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L’hétérogénéité du traitement pharmacologique de la rhinite allergique en Europe, sur la base des plateformes MIDAS et OTCims

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Jean Bousquet

Clin Exp Allergy . 2021 Apr 20. doi: 10.1111/cea.13884. En ligne avant impression.

La rhinite allergique est une maladie chronique et prévalente. En Europe, les traitements varient d’un pays à l’autre et ils dépendent également du coût et des disponibilités. L’objectif de cette étude était d’évaluer la mise en œuvre des Bonnes pratiques de la DG Santé (MASK-air) en Europe. Un objectif secondaire était de comprendre les différences et de proposer des stratégies d’amélioration.

Cette étude a consisté à analyser une base de données pharmaco-épidémiologique pour évaluer le traitement prescrit dans la rhinite allergique de 2016 à 2018 dans les cinq principaux marchés de l’UE (France, Allemagne, Italie, Pologne et Espagne). Pour collecter ces informations, les plateformes IQVIA pour les médicaments soumis à prescription (MIDAS® – Meaningful Integration of Data, Analytics, and Services) et pour les médicaments en vente libre (OTCims – OTC International Market Tracking) ont été utilisées.

Les analyses ont exclu les décongestionnants intranasaux car ils sont rarement prescrits pour la rhinite allergique. La France devance les autres pays en termes de coûts et d’unités standard (US). Tous les autres pays sont similaires en ce qui concerne les US. Cependant, les coûts en Pologne sont inférieurs aux autres. L’utilisation des médicaments est cependant très hétérogène : en 2018, les corticostéroïdes intranasaux ont été le premier traitement en Pologne (70,0 %), en France (51,3 %), en Espagne (51,1 %) et en Allemagne (50,3 %). Les antihistaminiques systémiques étaient plus vendus en Italie (41,4 %), suivis par 30,1 % de corticostéroïdes intranasaux. En 2016 et 2017, les résultats étaient similaires.

Cette étude représente un grand intérêt pour évaluer les différences de traitement de la rhinite allergique en Europe et elle peut être un point de départ pour de futures études sur les tendances des traitements.

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Lymphocytes B et maladie des voies respiratoires supérieures : rhinite allergique et rhinosinusite chronique avec évaluation des polypes nasaux

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Harsha H Kariyawasam & Louisa K James

Expert Rev Clin Immunol. 2021 Apr 1:1-15. doi: 10.1080/1744666X.2021.1905527. Publication électronique avant impression.

La rhinite allergique et la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux sont des affections immunologiques des voies respiratoires supérieures, aux mécanismes d’action complexes. Les lymphocytes B de la muqueuse locale des voies respiratoires sont des facteurs déterminants pour ces affections, les lymphocytes B migrant dans la muqueuse des voies respiratoires en cas de lésion de ces voies respiratoires.

Les lymphocytes B sont très importants dans la défense, la surveillance tissulaire et la modulation immunitaire des voies respiratoires supérieures. La rhinite allergique et la rhinosinusite chronique avec des polypes nasaux (RSCaPN) sont deux des affections des voies respiratoires supérieures pouvant être identifiées comme exprimant des lymphocytes B ou dérégulant leur fonction dans des états inflammatoires muqueux de niveau T2. Les lymphocytes B peuvent entraîner des états inflammatoires T2 par la production d’anticorps fonctionnels et également par des interactions avec les microbes commensaux et d’autres cellules inflammatoires recrutées, comme les cellules Th2 et les éosinophiles, entraînant une amplification immunitaire et une dérégulation.

Cette revue visait à rendre compte des connaissances existantes sur le rôle clé des lymphocytes B dans la maladie allergique inflammatoire des voies respiratoires supérieures et à souligner la nécessité de se concentrer davantage sur des études des voies aériennes supérieures, spécifiques au contexte de la maladie liée aux lymphocytes B chez l’être humain.

Les auteurs ont conclu qu’il y avait un manque d’études concernant le rôle de la surexpression et du dysfonctionnement des lymphocytes B, en particulier relativement à l’infection rhinosinusienne et à l’inflammation des muqueuses. Il est important de comprendre comment l’inflammation respiratoire, associée à une fonction lymphocytaire B élevée ou altérée, augmente et dérégule les voies de signalisation immunitaire dans la rhinite allergique et la RSCaPN, pour développer de nouvelles interventions thérapeutiques spécifiques à la maladie des lymphocytes B avec manipulation moléculaire.

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Revue systématique des mesures de la gravité de la maladie dans la rhinite

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Andraia R. Li, Kathy Zhang, Priyanka D. Reddy, Shaun A. Nguyen, Amar Miglani, Jacob Fried, Mariam I. Nguyen, Rodney J. Schlosser

Int Forum Allergy Rhinol. 2021 Mar 27. doi: 10.1002/alr.22794. Publication électronique avant impression.

La rhinite est une inflammation de la muqueuse nasale s’accompagnant de démangeaisons, d’éternuements, de rhinorrhée et de congestion. Elle peut être classée en rhinite allergique et rhinite non allergique. Les directives ARIA (Allergic rhinitis and its impact on asthma, Rhinite allergique et son impact sur l’asthme) catégorisent la rhinite allergique selon la nature intermittente ou persistante des symptômes et leur nature légère, modérée ou grave. L’objectif de cette revue était d’évaluer si les mesures des résultats rapportés par les patients (PROM) et les mesures physiologiques cliniques diffèrent, et quels sont les facteurs ayant un impact sur la rhinite.

Une recherche systématique a identifié des cas de rhinite allergique et de rhinite non allergique ayant fait l’objet du Questionnaire sur la qualité de vie dans la rhinoconjonctivite (RQLQ), du Score total des symptômes nasaux (TNSS) ou des scores à l’Échelle visuelle analogique (EVA), et de mesures physiologiques (débit inspiratoire nasal maximal et débit d’air nasal). La relation entre les PROM, les mesures physiologiques et les facteurs associés a été évaluée statistiquement.

La revue comprenait 171 études, portant sur 33 843 patients. Les patients atteints de rhinite allergique présentaient des symptômes plus graves que ceux présentant une rhinite non allergique. Il n’y avait pas de corrélation significative entre les PROM et les facteurs démographiques, les comorbidités ou les mesures physiologiques. L’analyse statistique a identifié une corrélation entre une moins bonne qualité de vie et une durée plus courte de la maladie.

En conclusion, les patients atteints de rhinite souffrent d’un impact plus sévère sur leur qualité de vie en présence d’allergie, avec un impact variable sur des sous-domaines de symptômes spécifiques. Les PROM n’ont pas montré de corrélation avec les facteurs démographiques, les comorbidités ou les mesures physiologiques du débit d’air nasal.

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Produits biologiques à utiliser dans l’urticaire spontanée chronique: Quand et lesquels

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Marcus Maurer, David A. Khan, Daniel Elieh Ali Komi, Allen P. Kaplan

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Mar;9(3):1067-1078. doi: 10.1016/j.jaip.2020.11.043.

Le traitement de l’urticaire a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie. Les lignes directrices actuelles pour le traitement de l’urticaire spontanée chronique recommandent l’utilisation de l’omalizumab, un médicament biologique ciblant les IgE. Les IgE ont une forte affinité pour le récepteur FcεRI et dégranulent les mastocytes cutanés, responsables du développement de signes et de symptômes d’urticaire, de papules prurigineuses et d’œdème de Quincke. Cette étude vise à passer en revue la compréhension existante de la pathogenèse de l’urticaire chronique et de ses endotypes auto-immuns.

L’omalizumab est le seul médicament biologique autorisé pour une utilisation dans l’urticaire chronique à partir de l’âge de 12 ans. Il est recommandé comme troisième étape du traitement chez les patients qui ont connu un échec avec des antihistaminiques standard ou de deuxième génération à dose élevée, et il est généralement bien toléré. L’omalizumab a de multiples mécanismes d’action potentiels dans l’urticaire chronique, avec des effets sur les mastocytes et les basophiles, réduisant la libération de médiateurs et diminuant l’expression du FcεRI. Il a été approuvé pour l’urticaire chronique à des doses de 150 ou 300 mg toutes les 4 semaines. Les mauvais répondeurs peuvent bénéficier d’un raccourcissement de l’intervalle entre les doses, à toutes les 2 ou 3 semaines, ou par un traitement d’appoint avec 3 mg/kg/jour de ciclosporine, chacun pendant 4 mois.

Certains autres médicaments biologiques utilisés hors AMM dans l’urticaire chronique comprennent le dupilumab, le benralizumab, le mépolizumab, le reslizumab et le sécukinumab. De nouveaux produits biologiques en cours de développement visent à réduire l’activation des mastocytes en bloquant les voies d’activation ou en ciblant les récepteurs inhibiteurs ou le nombre de mastocytes. Il s’agit notamment du ligélizumab et du GI-301, de l’avdoralimab, du tézépelumab, du lirentélimab, du LY3454738 et du CDX-0159, à différents stades de développement.

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Disparités de santé dans les affections allergiques et immunologiques chez les populations raciales et ethniques mal desservies

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Carla M. Davis, et al.

J Allergy Clin Immunol. 2021 Mar 10;S0091-6749(21)00365-1.
doi: 10.1016/j.jaci.2021.02.034. En ligne avant impression.

Les disparités en matière de santé ont un impact négatif sur les groupes présentant des obstacles sociaux ou économiques plus importants en matière de santé, en raison de leur race, de leur origine ethnique, de leur religion, de leur statut socio-économique, de leur sexe, de leur âge, de leur handicap, de leur orientation sexuelle et/ou de leur emplacement géographique. L’Académie américaine d’allergie, d’asthme et d’immunologie a participé à une commission pour mettre fin aux disparités en matière de santé il y a 10 ans. Cette étude décrit les disparités en termes de santé en matière d’allergie/immunologie dans des populations raciales et ethniques mal desservies et comment elles affectent les personnes atteintes de rhinite allergique et d’autres conditions allergiques.

Certaines populations raciales et ethniques ne sont souvent pas incluses dans les lignes directrices des soins pour les patients atteints de rhinite allergique. Les minorités raciales montrent moins de prévalence de rhinite allergique, probablement en raison de la variabilité de l’auto-déclaration de la maladie : un rapport de 2017 a révélé que 5 % des enfants noirs et 5 % des enfants hispaniques avaient une rhinite allergique, contre 9 % des enfants blancs.

On sait que la rhinite allergique a un impact significatif sur la qualité de vie et la morbidité des populations mal desservies, et la lutte contre la rhinite allergique a été associée à moins d’absences scolaires.

Des études ont montré que les groupes à faibles revenus et les minorités sont moins susceptibles de recevoir une immunothérapie allergénique, et elles ont mis en évidence que les charges supplémentaires auxquelles doivent faire face ces minorités peuvent contribuer à réduire les ressources nécessaires pour respecter les calendriers de l’ITA.

En conclusion, l’observance pourrait être améliorée lorsque des ressources médicales sont fournies pour accroître l’accès aux soins spécialisés dans les communautés mal desservies. Les études observationnelles et interventionnelles sont importantes pour le diagnostic, la prise en charge de la rhinite allergique, et leurs résultats pour ces populations mal desservies. Une approche multi-niveaux devrait également être envisagée, impliquant les patients, les prestataires de soins de santé, les agences locales, les sociétés professionnelles et les agences gouvernementales nationales.

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Le rôle des technologies mobiles de santé dans la stratification des patients pour l’ITA et son arrêt. La perspective ARIA-EAACI.

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Jean Bousquet, et al.

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Mar 1;S2213-2198(21)00240-3.
doi: 10.1016/j.jaip.2021.02.035.En ligne avant impression.

Les options de traitement de la rhinite allergique comprennent l’immunothérapie allergénique (ITA). Il existe différentes lignes directrices et paramètres nationaux de pratique ou de parcours de soins pour l’ITA. Cependant, la décision de prescrire une ITA doit être personnalisée et basée sur l’importance des allergènes et la persistance des symptômes, même lors de l’utilisation de médicaments appropriés.

La pratique de la médecine a été révolutionnée par la transformation numérique, en ce compris mHealth et l’intelligence artificielle, le patient étant placé au centre du système de santé. Il existe différents biomarqueurs associés à mHealth et aux systèmes d’aide à la décision clinique. Cependant, deux conditions doivent être prises en compte avant d’utiliser tout outil mHealth : la conformité aux règles de confidentialité et à la validation. Parmi les quelques outils disponibles pour la rhinite allergique, un développement basé sur des preuves a été trouvé pour quatre applications : MASK-air, AllergyMonitor, Polle et Air Rater.

Cette revue se concentre sur la stratification des patients pour l’ITA, les scores de médications symptomatiques pour le suivi, les essais cliniques et l’Académie européenne d’allergie et d’immunologie clinique (EAACI).

Une stratification des patients est nécessaire pour :

–    Identifier les meilleurs candidats pour une intervention par une gestion des soins complexes

–    Réduire le temps et les ressources nécessaires pour associer un patient à un programme de gestion des soins

–    Optimiser les coûts.

Les scores des médicaments symptomatiques sont nécessaires pour évaluer l’efficacité de l’ITA, en particulier dans des essais cliniques et des études observationnelles.

Le groupe de travail EAACI a été créé pour évaluer les technologies de pointe et le potentiel futur dans le domaine de la rhinite allergique. Ce groupe de travail a évalué la conception, l’engagement des utilisateurs, le contenu, le potentiel d’induire un changement de comportement, la crédibilité et les politiques de confidentialité des produits mHealth.

En conclusion, la technologie mHealth est un outil potentiel pour aider à la prise de décision en ITA, augmenter l’observance, surveiller l’efficacité et la sécurité et identifier les répondeurs au traitement. Cependant, ces outils peuvent aussi avoir leurs inconvénients, notamment s’ils sont mal utilisés ou non validés.

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Association des taux sériques de vitamine D et d’immunoglobulines E avec la gravité de la rhinite allergique.

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Nukhbat U. Awan, Shahzada K. Sohail, Fatima Naumeri, Shahida Niazi, Khalid Cheema, Samina Qamar, Syeda Fatima Rizvi

Cureus. 2021 Jan 25;13(1): e12911. doi: 10.7759/cureus. 12911..

Les symptômes de la rhinite allergique comprennent l’inflammation de la muqueuse nasale, et ils touchent jusqu’à 30 à 40 % de la population, avec une prévalence croissante. L’objectif de cette étude était d’évaluer la relation entre la gravité de la rhinite allergique et les taux sériques de vitamine D et d’immunoglobulines E (IgE).

Il s’agissait d’une étude cas-témoins, menée entre juin et septembre 2020, qui incluait un total de 224 participants répartis en deux groupes. Le groupe A comprenait 112 participants présentant des symptômes d’asthme modérés à sévères, et le groupe B (témoin) comprenait 112 participants présentant des symptômes d’asthme légers après le traitement de la rhinite allergique. Les deux groupes ont été comparés en évaluant la différence moyenne entre les taux sériques d’IgE et de vitamine D. La relation a été évaluée par régression logistique et odds ratio.

Il y avait 106 participantes féminines (47,3 %), avec un âge moyen de 26,78 ± 8,92 ans dans le groupe A et de 25,72 ± 8,12 ans dans le groupe B. Les taux sériques moyens d’IgE étaient de 383,69 ± 154,86 UI/ml pour le groupe A et 373,03 ± 106,83 UI/ml pour le groupe B (p=0,0001). Les taux sériques moyens de vitamine D étaient de 16,24 ± 6,7 ng/ml pour le groupe A et de 26,92 ± 35 ng/ml pour le groupe B (p=0,0001).

Les participants ayant de faibles taux de vitamine D étaient 24 fois plus susceptibles de développer une rhinite allergique modérée à sévère.  En conclusion, cette étude a démontré que les taux d’IgE sont augmentés dans la rhinite allergique modérée à sévère, par rapport à la rhinite allergique légère. La carence en vitamine D est liée à une gravité accrue des symptômes de rhinite allergique.

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Repositionnement des antagonistes des récepteurs de l’histamine H1: La doxépine inhibe la viropexie du pseudovirus à spicule SARS-CoV-2 en bloquant l’ACE2

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Shuai Ge, Xiangjun Wang, Yajing Hou, Yuexin Lv, Cheng Wang, Huaizhen He

Eur J Pharmacol . 2021 Jan 23;896:173897. doi: 10.1016/j.ejphar.2021.173897. Online ahead of print.

Depuis fin 2019, la propagation du coronavirus SARS-CoV-2 menace en permanence notre santé, au niveau mondial. Il existe un besoin urgent de médicaments et de vaccins efficaces pour lutter contre le COVID-19 ; cependant, cela peut prendre plus de temps que prévu. L’une des stratégies réalisables pour lutter contre cette situation consiste à réaffecter les médicaments existants et à raccourcir leur temps de développement pour lutter contre cette épidémie virale.

Il a été démontré que les antagonistes des récepteurs de l’histamine H1 (antihistaminiques H1) ont des effets antiviraux à large spectre.

L’objectif de cette étude était de passer au crible des médicaments potentiels parmi les récepteurs de l’histamine H1 qui pourraient avoir la capacité d’inhiber l’infection par le virus SRAS-CoV-2.

Cinq antihistaminiques H1 approuvés par la FDA se sont avérés avoir une bioaffinité pour l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), sur la base du modèle de chromatographie sur membrane cellulaire HEK293T surexprimant l’ACE2.

Par la suite, l’interaction entre ces médicaments et l’ACE2 a été déterminée par analyse frontale et par résonance plasmonique de surface (SPR), qui ont également démontré de manière consistante que ces hits se lient à l’ACE2 à des niveaux micromolaires d’affinité.

Un test par pseudovirus a permis d’observer que la doxépine pourrait inhiber l’entrée du pseudovirus à spicule SARS-CoV-2 dans la cellule exprimant l’ACE2, réduisant le taux d’infection à 25,8 %.

La doxépine peut être un médicament candidat pour des essais cliniques visant à combattre le COVID-19. Il est maintenant recommandé de comparer ces résultats avec les résultats in vivo et de fournir des preuves pour une évaluation dans le cadre d’essais cliniques.

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Allergic rhinitis: impact on quality of life of adolescents

Rhinite allergique : impact sur la qualité de vie des adolescents

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C S Rosario

Eur Ann Allergy Clin Immunol. 2020 Nov 12. doi: 10.23822/EurAnnACI.1764-1489.176. Publication en ligne avant impression.

L’une des phases les plus rapides du développement humain est l’adolescence, la maturité biologique précédant la maturité psychosociale. 15 % des jeunes âgés de 13 à 14 ans souffrent de rhinite allergique, soit deux fois plus que les enfants âgés de 6 à 7 ans. La prévalence de la rhinite allergique est plus élevée chez les garçons jusqu’à 10 ans. La tendance s’inverse à l’adolescence où la prévalence est plus élevée chez les filles.

À l’âge adulte, en revanche, toute prévalence en fonction du sexe disparaît. Les changements qui surviennent à l’adolescence ont des conséquences sur la santé tout au long de la vie et ont un impact sur la qualité de vie. La rhinite allergique a un impact significatif sur la qualité de vie des adolescents et de leurs parents : effets sédatifs de la plupart des antihistaminiques, absences scolaires et performances moins bonnes en raison de la distraction, de la fatigue et de l’irritabilité. L’impact sur les parents est également négatif : anxiété, surprotection et nécessité de s’absenter du travail.

La technologie numérique permet de contribuer à une approche originale pour caractériser les signes et les symptômes de la rhinite allergique, ainsi que leur lien avec d’autres affections allergiques. La réussite du traitement réside dans le partenariat entre les adolescents atteints de rhinite allergique et la technologie mobile qui leur permet d’accéder à davantage d’informations disponibles concernant la maladie et son traitement.

En conclusion, s’il existe des données concernant les problèmes auxquels les adolescents asthmatiques sont confrontés, les enjeux de la rhinite allergique semblent sous-documentés.

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nasal allergen challenge in allergic rhinitis

Provocation allergénique nasale répétitive dans la rhinite allergique : Amorçage et inflammation de type Th2 sans aucun signe de remodelage

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Nara Orban, Mikila R Jacobson, Kayhan T Nouri-Aria, Stephen R Durham, Aarif O Eifan

Clin Exp Allergy. 2020 Nov 3. doi: 10.1111/cea.13775. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique saisonnière se caractérise par une éosinophilie tissulaire locale et la présence de cytokines Th2. L’asthme se caractérise par un remodelage des voies respiratoires en contradiction avec les preuves de remodelage dans le cas de la rhinite allergique. Cette étude visait à évaluer la relation entre l’inflammation allergique et les caractéristiques de remodelage de la rhinite allergique à l’aide d’une nouvelle provocation allergénique nasale répétitive chez l’humain.

Cette étude portait sur douze patients atteints de rhinite allergique modérée à sévère ayant subi cinq provocations un jour sur deux avec un diluant, puis quatre semaines après cinq provocations un jour sur deux avec de l’extrait de pollen de graminées. Les évaluations ont porté sur les symptômes nasaux, la présence de cytokines Th1/Th2 dans les sécrétions nasales et le sang. Des biopsies nasales ont été effectuées le lendemain des première et cinquième provocations réalisées avec un diluant et un allergène. Seize témoins sains ont été soumis à une provocation unique avec un diluant et un allergène. Les cellules inflammatoires épithéliales et sous-muqueuses ainsi que les marqueurs de remodelage ont été évalués par analyse d’image assistée par ordinateur.

Les symptômes de la rhinite allergique ont augmenté après chaque provocation allergénique par rapport au diluant (p<0,05), avec des signes d’amorçage clinique et immunologique. La présence de l’IL-5 et d’une éosinophilie tissulaire dans les sécrétions nasales s’est considérablement accrue suite à la provocation allergénique nasale, par rapport aux provocations avec un diluant. Les patients atteints de rhinite allergique ont montré l’évidence d’une corrélation entre les mastocytes sous-muqueux et la réponse clinique en phase initiale et une association entre les éosinophiles épithéliaux et l’IL-5 dans les sécrétions nasales. Aucune différence n’a été relevée après provocation allergénique concernant l’intégrité épithéliale, l’épaisseur de la membrane basale réticulaire, la zone glandulaire, l’expression des marqueurs d’activation du remodelage des voies respiratoires, y compris l’α-SMA, la HSP-47, la matrice extracellulaire, l’angiogenèse et la lymphangiogenèse pour la rhinite allergique par rapport au groupe témoin.

En conclusion, de nouvelles provocations allergéniques nasales répétitives chez des personnes atteintes de rhinite allergique persistante sévère ont abouti à une éosinophilie tissulaire. Le taux d’IL-5 s’est accru sans qu’il y ait de changements structurels et sans mettre en évidence un quelconque rapport entre l’inflammation Th2 et le développement d’un remodelage des voies respiratoires dans la rhinite allergique.

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