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Algorithme de traitement EUFOREA pour la rhinite allergique

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P W Hellings, et al.

Rhinology . 2020 Sep 29. doi: 10.4193/Rhin20.246. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique est la maladie inflammatoire chronique la plus courante. Elle touche plus de 100 millions de personnes en Europe, avec un impact significatif sur les individus, la société et les économies de la santé. La plupart du temps, les patients optent pour l’automédication en se rendant dans une pharmacie plutôt que solliciter les conseils d’un médecin en raison du délai d’attente pour obtenir un rendez-vous.

D’autres difficultés à obtenir un traitement efficace et approprié pour la rhinite allergique incluent l’incapacité à la reconnaître et à la diagnostiquer, puis à prescrire le traitement adéquat. Dernièrement, il y a eu un changement vers une approche de la gestion de la rhinite allergique davantage axée sur le patient, en mettant l’accent sur les stratégies personnalisées, prédictives, préventives et participatives.

L’EUFOREA (European Forum for Research and Education in Allergy and Airway Diseases) et les principaux leaders d’opinion mondiaux ont mis au point un algorithme de traitement pour faciliter le traitement de la rhinite allergique dans des contextes réels. Ce guide comprend une liste de vérification des choses à faire lors de l’évaluation des patients, y compris une liste des symptômes suggestifs de la rhinite allergique, des questions sur la suspicion d’asthme et des instructions sur l’utilisation des échelles visuelles. Il comprend cinq étapes : diagnostic, classification des patients, définition du traitement, choix des produits et activation du plan de traitement. L’éducation des patients est essentielle à chaque étape au même titre que leur participation au processus décisionnel et à l’établissement d’objectifs.

Cet algorithme est concis, simple à utiliser, adapté à toutes les parties prenantes, y compris les pharmacies, les médecins de soins primaires, les médecins ORL, les pneumologues, les allergologues et les pédiatres. Il fournit des recommandations fondées sur des données probantes et approuvées par des experts pour la prise en charge de la rhinite allergique. Le guide de poche complet est disponible sur le site Web de l’EUFOREA (www.euforea.eu).

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rinithis alercica aerosoles nasales

Comparaison entre une utilisation au besoin et une utilisation régulière du spray nasal de furoate de fluticasone chez les patients atteints de rhinite allergique persistante et pérenne, modérée à sévère: un essai contrôlé randomisé

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Torpong Thongngarm, Chamard Wongsa, Phichayut Phinyo, Paraya Assanasen, Pongsakorn Tantilipikorn, Mongkhon Sompornrattanaphan

J Allergy Clin Immunol Pract . 2020 Oct 10;S2213-2198(20)31107-7. doi: 10.1016/j.jaip.2020.09.057. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique est l’une des maladies les plus courantes dans le monde. Sa prévalence peut atteindre jusqu’à 50 % chez les enfants et 40 % chez les adultes. Elle constitue un lourd fardeau économique et a un impact sur la qualité de vie des patients. La rhinite allergique liée aux acariens ou aux allergènes intérieurs courants est une rhinite allergique dite pérenne. L’utilisation régulière de corticostéroïdes intranasaux est recommandée pour le traitement de la rhinite allergique pérenne. En raison de l’absence d’études évaluant l’utilisation au besoin des corticostéroïdes intranasaux, cette étude visait à comparer l’efficacité entre l’utilisation au besoin et l’utilisation régulière de ces produits dans le traitement de la rhinite allergique pérenne modérée à sévère.

Cet essai contrôlé randomisé a inclus 103 participants et a duré six semaines. Il a été demandé aux participants de prendre du furoate de fluticasone en spray nasal (27,5 mg) à raison de deux pulvérisations une fois par jour pendant une semaine, suivie d’une utilisation au besoin pendant cinq semaines (FF-au besoin) ou deux pulvérisations une fois par jour pendant six semaines (FF-régulier). Le critère d’évaluation principal était un changement dans le score total des symptômes nasaux (TNSS). Les critères d’évaluation secondaires incluaient un changement dans le flux inspiratoire nasal (NPIF pour Nasal Peak Inspiratory Flow), le score au questionnaire sur 36 portant sur la qualité de vie des patients souffrant de rhinoconjonctivite (RCQ-36) et la dose cumulative de furoate de fluticasone.

Les participants ont été divisés en deux groupes FF-au besoin (n = 51) et FF-régulier (n = 52). Le changement moyen de TNSS entre les deux groupes n’était pas significatif à six semaines; toutefois, le groupe FF-régulier tendait vers une amélioration plus importante du TNSS. Le NPIF moyen était plus important dans le groupe FF-régulier. Les deux groupes présentaient des améliorations similaires concernant le RCQ-36. La dose cumulative moyenne de FF dans le groupe « au besoin » correspondait à la moitié du groupe « régulier ».

En conclusion, dans chacun des deux groupes, les patients souffrant de rhinite allergique pérenne ont présenté une amélioration similaire du TNSS et de leur qualité de vie. Les patients du groupe « au besoin » ont reçu la moitié de l’exposition aux corticostéroïdes intranasaux.

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Association nulle entre les taux sériques de 25-hydroxyvitamine D et la rhinite allergique, la sensibilisation aux allergènes et la rhinite non allergique

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Qi Feng, Klaus Bønelykke, Weronica Ek, Bo CHawes, Shuai Yuan, Ching Cheung, Gloria Li, Raymond Leung, Bernard Cheung

Clin Exp Allergy. 2020 Sep 18. doi: 10.1111/cea.13739. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique et la sensibilisation allergique sont les affections allergiques les plus courantes et les plus répandues dans le monde. Il a été suggéré que la 25-hydroxyvitamine D sérique pourrait jouer un rôle dans l’immunomodulation et, par conséquent, dans la rhinite allergique et la sensibilisation aux allergènes. Cette étude visait à évaluer une association causale entre les taux de 25-hydroxyvitamine D et le risque de rhinite allergique ou de sensibilisation aux allergènes à l’aide d’une approche de randomisation mendélienne (RM) à deux échantillons.

Les variables instrumentales ont identifié sept polymorphismes mononucléotidiques (SNP) associés aux taux sériques de 25-hydroxyvitamine D. La rhinite allergique était le principal objectif. La sensibilisation aux allergènes et la rhinite non allergique constituaient des objectifs secondaires. Deux études de cohorte ont fourni les statistiques récapitulatives des associations pangénomiques des résultats. Une analyse RM avec une méthode pondérée à variance inversée et effets aléatoires a été utilisée comme analyse principale afin d’estimer l’ampleur globale de l’effet. Une analyse de sensibilité utilisant la méthode de la médiane pondérée et la méthode de régression MR-Egger a été réalisée. Une analyse de sous-groupe basée sur la synthèse de 25-hydroxyvitamine D-SNP a également été appliquée.

Aucune association causale entre la 25-hydroxyvitamine D sérique et le risque de rhinite allergique n’a été mise en évidence. L’analyse de sous-groupe n’a également montré aucune relation entre les SNP liés à la synthèse de la 25-hydroxyvitamine D et les résultats. L’analyse de sensibilité a donné les mêmes résultats.

En conclusion, cette étude n’a trouvé aucun élément mettant en évidence une association causale entre les taux sériques de 25-hydroxyvitamine D et le risque de rhinite allergique, de sensibilisation aux allergènes ou de rhinite non allergique dans la population d’ascendance européenne. Cette conclusion va à l’encontre d’une supplémentation en vitamine D en prévention des maladies allergiques.

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para identificar personas con rinitis alérgica.

Peut-on identifier la rhinite allergique à partir des données administratives : une étude de validation

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Katja Biering Leth-Møller, Tea Skaaby, Flemming Madsen, Janne Petersen

Pharmacoepidemiol Drug Saf. 2020 Sep 23. doi: 10.1002/pds.5120. Publication en ligne avant impression.

La prévalence de la rhinite allergique s’est accrue avec plus d’une personne sur cinq touchée. Cette étude visait à évaluer la validité de 13 différents algorithmes de prescription danois et des données hospitalières pour identifier les personnes atteintes de rhinite allergique.

Cette étude portait sur 10 653 adultes danois sur deux périodes. Les chercheurs se sont intéressés à la détection sérique d’une IgE spécifique positive et aux symptômes nasaux déclarés par le patient et en fait le principal étalon-or de la rhinite allergique. L’étalon-or secondaire de la rhinite allergique était le diagnostic réalisé par le médecin. Ils ont calculé la sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive (VPP), la valeur prédictive négative et les intervalles de confiance à 95% correspondants pour chaque algorithme basé sur des registres au cours des deux périodes.

Tous les algorithmes montraient une faible sensibilité, quelle que soit la définition de la rhinite allergique ou de la période. Les valeurs prédictives positives les plus élevées ont été obtenues pour les algorithmes nécessitant des antihistaminiques et des corticostéroïdes intranasaux, avec une valeur de 0,69 (0,62 – 0,75) et une sensibilité correspondante de 0,10 (0,09 – 0,12) pour le principal étalon-or de la rhinite allergique.

En conclusion, en raison de la faible utilisation des médicaments sur ordonnance chez les personnes atteintes de rhinite allergique, la sensibilité était faible (≤ 0,40) pour tous les algorithmes quelle que soit la définition de la rhinite allergique. Les algorithmes basés sur les antihistaminiques et les corticostéroïdes intranasaux ont enregistré les VPP les plus élevées. Néanmoins, les VPP restaient modérées en raison d’une faible sensibilité lors de l’application d’un étalon-or strict (sIgE et symptômes nasaux). Les études utilisant des données administratives doivent examiner comment identifier de manière fiable la rhinite allergique (en utilisant différentes sources de données, par exemple) et analyser la manière dont une éventuelle erreur de classification pourrait avoir un impact sur leurs résultats.

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Directive de l’EAACI relative à la transition efficace des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’allergies et d’asthme

Directive de l’EAACI relative à la transition efficace des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’allergies et d’asthme

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Graham Roberts, et al.

Allergy. 2020 Jun 19. doi: 10.1111/all.14459. Publication en ligne avant impression.

Les adolescents et les jeunes adultes représentent un grand groupe de patients souffrant de rhinite allergique et/ou d’asthme. La plupart du temps, leur traitement est compliqué en raison des changements biologiques et psychosociaux qui surviennent à mesure qu’ils grandissent. Parfois, ils ont du mal à comprendre les conséquences de leur maladie, ne prenant pas la responsabilité de l’autogestion ce qui conduit à une observance sous-optimale et d’autres conséquences négatives. Les soins de transition doivent répondre aux besoins psychologiques, médicaux, éducatifs et professionnels des adolescents et des jeunes adultes.

L’Académie européenne d’allergologie et d’immunologie clinique (EAACI) a élaboré un guide clinique pratique qui fournit des recommandations fondées sur des données probantes aux professionnels de la santé afin de soutenir les soins de transition des adolescents et des jeunes adultes souffrant de rhinite allergique et/ou d’asthme.

Cette directive inclut des recommandations générales sur l’exploitation d’un service clinique à l’attention de ces patients parmi lesquelles: la mise en place de la transition dès l’âge de 11-13 ans, à l’aide d’une approche structurée et multidisciplinaire, en s’assurant qu’ils comprennent parfaitement leur état et disposent de ressources auxquelles ils peuvent accéder, d’un suivi actif de l’observance et de la discussion de toute implication pour la formation et le travail ultérieurs.

Les recommandations spécifiques en matière de transition des allergies et de l’asthme comprennent la simplification des régimes médicamenteux et l’utilisation de rappels, en se concentrant sur les domaines où ces patients manquent de confiance et en impliquant leurs pairs dans leur formation. Identifier et gérer les problèmes psychologiques et socioéconomiques ayant un impact sur la lutte contre les maladies et sur la qualité de vie, sensibiliser leurs proches pour qu’ils les aident à entreprendre une autogestion et les encourager à informer leurs amis de leurs allergies et de leur asthme sont également des propositions de cette directive.

Les systèmes de santé nationaux peuvent avoir besoin d’adapter ces recommandations en fonction de chaque culture. Si les adolescents et les jeunes adultes reçoivent des soins optimaux, ils deviendront des patients adultes experts possédant les connaissances et les compétences nécessaires pour gérer leur état tout au long de leur vie.

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COVID-19: organización de una consulta de alergia (EAACI y ARIA)

Pandémie de COVID-19 : Considérations pratiques concernant l’organisation d’une clinique d’allergie – Un document exposant la position de l’ARIA/EAACI.

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Pfaar O, Klimek L, Jutel M, Akdis CA4, Bousquet J, Breiteneder H et al.

Allergy. 2020 Jun 12;10.1111/all.14453. doi: 10.1111/all.14453. Online ahead of print..

En mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la « maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) » maladie virale pandémique, transmise par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Depuis le signalement des premiers cas en Chine, le nombre de patients infectés et décédés n’a cessé de croître dans le monde. Les symptômes typiques de la COVID-19 comprennent un malaise général, de la fièvre, des problèmes respiratoires et en particulier une toux et un essoufflement. Les spécialistes des allergies et des maladies des voies respiratoires associées se trouvaient en première ligne pour venir en aide aux patients.

Les coronavirus peuvent être associés à une aggravation des exacerbations de l’asthme et des maladies allergiques (rhinite allergique, dermatite atopique, urticaire et hypersensibilité médicamenteuse).

Cette publication a identifié des études traitant des maladies allergiques comme des comorbidités chez des patients atteints de la COVID-19 par rapport à des patients non allergiques. Un panel d’experts a élaboré des recommandations pour une gestion optimale des cliniques d’allergie pendant la pandémie afin d’assurer la sécurité nécessaire.

Les patients allergiques souffrant de la COVID-19 ou soupçonnés d’avoir contracté le virus doivent suivre le traitement et les directives en matière d’isolement en vigueur dans leur pays. En règle générale, la plupart des médicaments doivent être poursuivis. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans les cliniques d’allergie, passer des examens et/ou obtenir des ordonnances, la cybersanté et la télémédecine peuvent évaluer la valeur des traitements spécialisés, offrir des formations à l’autogestion sans risque d’infection et trier les patients pour les consultations urgentes par le biais de tests de diagnostic des allergies médicamenteuses ou d’utilisation de médicaments. Lorsque des biomédicaments sont utilisés, la décision de poursuivre un traitement doit être prise au cas par cas, car l’innocuité et l’efficacité des biomédicaments mentionnés chez les patients atteints de la COVID-19 sont inconnues. La prise en charge psychologique des patients allergiques pendant la pandémie est également essentielle.

Les patients atteints de rhinite allergique et d’autres allergies doivent être informés en conséquence lorsque de nouvelles données sont disponibles afin de leur permettre de s’adapter aux nouvelles thérapies.

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Validation des éléments ARIA dans l’évaluation du contrôle de la rhinite allergique (ARIA-C)

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Valero A, Del Cuvillo A, Navarro AM, Colás C, Sastre J, Mullol J.

[publié en ligne avant impression, 25 mai 2020]. Allergy. 2020;10.1111/all.14418. doi:10.1111/all.14418.

La rhinite allergique est une maladie chronique à forte prévalence qui a un impact sur la qualité de vie. La classification originale de la sévérité de la rhinite allergique et de son impact sur l’asthme (ARIA) repose sur 4 éléments (le sommeil, les activités quotidiennes/sportives, les performances au travail/à l’école et les symptômes gênants) et définit la rhinite allergique comme légère (aucun élément affecté) ou modérée/sévère (1 à 4 éléments affectés). Une classification ARIA modifiée et validée à trois niveaux (mARIA) a été proposée pour différencier la sévérité de la rhinite allergique entre modérée (1 à 3 éléments affectés) et sévère (4 éléments affectés).

Cette étude prospective, basée sur l’observation et transversale avait pour objectif d’utiliser les 4 éléments originaux de l’ARIA pour valider une évaluation à trois niveaux du contrôle de la rhinite allergique (ARIA-C) : contrôlée, partiellement contrôlée et non contrôlée, en estimant le contrôle des symptômes ainsi que l’altération des activités et de la fonction respiratoire.

Un total de 252 participants adultes atteints de rhinite allergique modérée à sévère ont été inclus en utilisant à la fois les critères de gravité mARIA et un score total réfléchi des symptômes nasaux (STrSN) ≥ 8. Ils ont suivi leurs traitements habituels et ont été interrogés deux fois par mois. Les données démographiques, les maladies concomitantes, la sensibilisation aux allergènes, la gravité de la RA et l’impact sur la qualité de vie ont été consignés. De plus, le contrôle des participants a été évalué avec la version espagnole validée par le test d’évaluation du contrôle de la rhinite (TECR).

Au début de l’étude, 20 % des participants présentaient une rhinite allergique contrôlée avec la classification ARIA-C. Lors du suivi, pour 30 % d’entre eux la rhinite allergique était contrôlée et pour 40 % elle était partiellement contrôlée.

Le contrôle de la maladie a été évalué et a mis en évidence que les trois catégories de la classification ARIA-C peuvent effectivement permettre de différencier les rhinites allergiques contrôlées, partiellement contrôlées et non contrôlées. Sa validation montre des résultats favorables et statistiquement significatifs pour la fiabilité test-retest, la validité convergente, la discrimination entre les groupes et la réactivité au changement.

Ces résultats suggèrent que la classification ARIA-C peut permettre le dépistage rapide des patients chez qui la rhinite allergique est mal contrôlée ou faciliter la communication de ces derniers avec des spécialistes.

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Validation de l’application MASK-air® dans le cadre de l’évaluation de la rhinite allergique

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Sastre J, Del Cuvillo A, Colás C, et al.

Allergy. 2020 May 25. doi: 10.1111/all.14415. Publication en ligne avant impression.

Une application mobile (MASK-air®) a démontré son utilité pour évaluer le comportement des patients souffrant de rhinite allergique. Cette application mesure les symptômes généraux, nasaux, oculaires et asthmatiques selon une échelle visuelle et la prise quotidienne de médicaments.

Cette étude avait pour objectif de valider l’application pour la rhinite allergique en la comparant à un questionnaire écrit pendant un mois.

Au total, 252 participants ont été répartis au hasard dans l’un des deux groupes : les participants souffrant de rhinite allergique qui utilisaient quotidiennement la version espagnole de l’application d’un côté, et les participants souffrant de rhinite allergique qui ont été invités à utiliser le questionnaire les jours 1, 3, 7, 14, 21 et 28 et lors d’une dernière visite une semaine plus tard, de l’autre.

L’utilité de l’application pour la rhinite allergique a été évaluée au début de l’étude et à la fin à l’aide du questionnaire de l’outil d’évaluation de la lutte contre la rhinite. Les autres résultats concernant la rhinite allergique comprenaient l’adhésion au traitement, le score total réfléchi des symptômes nasaux, le score des symptômes oculaires, la classification ARIA modifiée basée sur la sévérité, un questionnaire sur la qualité de vie et des échelles analogiques visuelles quotidiennes pour les symptômes nasaux, conjonctivaux, asthmatiques et généraux pour l’ensemble des symptômes allergiques, ainsi que le test de contrôle de l’asthme pour les patients asthmatiques au début et à la fin de l’étude. La satisfaction des participants et des spécialistes à l’égard de l’application a été évaluée à l’aide d’une échelle de Likert.

La plupart (90 %) des participants du groupe de l’application l’avaient téléchargée sur leur smartphone et 92 % d’entre eux l’avaient utilisée. La plupart des utilisateurs (88 %) se sont dit satisfaits ou très satisfaits de l’application et 72 % des spécialistes ont déclaré que leurs patients étaient satisfaits.

À la fin de l’étude, une amélioration significative du score de l’outil d’évaluation de contrôle de la rhinite a été observée, mais sans qu’il y ait toutefois de différence significative ou pertinente sur le plan clinique entre les groupes. Les autres résultats n’étaient pas différents non plus entre les groupes à l’étude.

Cette étude a démontré que l’application a contribué à l’amélioration de l’évaluation de la rhinite allergique aussi efficacement que le questionnaire écrit. Elle a mis en évidence la praticité et l’utilité de l’application MASK-air®.

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enfoque rinitis alergica

La rhinite allergique locale revisitée

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Vardouniotis A, Doulaptsi M, Aoi N, Karatzanis A, Kawauchi H, Prokopakis E.

Curr Allergy Asthma Rep. 2020 May 19;20(7):22. doi: 10.1007/s11882-020-00925-5.

La rhinite chronique peut être classée soit comme rhinite allergique soit comme rhinite non allergique (RNA). La rhinite allergique est une maladie inflammatoire de la muqueuse nasale dont les symptômes sont l’écoulement nasal, les éternuements, la congestion et les démangeaisons nasales. Elle se caractérise par une inflammation éosinophile résultant d’une sensibilisation IgE provoquée par les aéroallergènes saisonniers ou pérennes. La RNA est un groupe très hétérogène qui comprend des troubles caractérisés par une inflammation immunologique ou neurogène (rhinite hormonale, rhinite des personnes âgées, rhinite gustative, rhinite d’origine médicamenteuse et rhinite professionnelle).

La rhinite allergique locale (RAL) n’est ni une rhinite allergique classique ni une RNA. Ses symptômes, sa durée, sa gravité et ses complications sont similaires à ceux de la rhinite allergique et peuvent affecter les adultes et les enfants. Elle se caractérise par une réponse allergique nasale localisée et l’absence d’atopie systémique en raison de la production locale d’anticorps IgE spécifiques. Un modèle Th2 d’infiltration des muqueuses lors d’une exposition naturelle aux aéroallergènes et une réponse positive au test de provocation nasale (TPN), avec libération de médiateurs inflammatoires tels que les mastocytes, les éosinophiles, les IgE, les cellules B et les cellules T, sont détectés.

La RAL est une entité sous-diagnostiquée qui affecte un nombre important de personnes atteintes de rhinite chronique, principalement dans les pays méditerranéens. Il s’agit d’une affection chronique qui a tendance à s’aggraver et s’accompagne d’une conjonctivite ainsi que de symptômes bronchiques. Son diagnostic est difficile et repose sur des antécédents cliniques détaillés, la démonstration d’une réponse allergique nasale aux aéroallergènes par TPN chez les patients ne répondant pas au test cutané et ne présentant pas d’IgE sérique, ainsi que l’exclusion de la rhinosinusite chronique avec/sans polypes nasaux.

Les antihistaminiques oraux et les corticostéroïdes intranasaux, seuls ou dans une formulation intranasale de fluticasone + azélastine dans les cas graves, sont les deux traitements de base traditionnels de la rhinite allergique. L’expérience clinique indique que ces médicaments sont tout aussi efficaces chez les patients souffrant d’une RAL. De plus, l’immunothérapie sous-cutanée s’est avérée efficace et bien tolérée dans le traitement de la RAL. Un diagnostic précoce correct par provocation allergénique nasale permet la mise en place d’un traitement étiologique améliorant la qualité de vie et prévenant le développement d’une maladie des voies respiratoires inférieures.

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serum ige eosinofilos

Traitements des maladies respiratoires allergiques en période d’épidémie de COVID-19 : Déclaration de l’EUFOREA

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Glenis K S, Peter W H, Claus B, et al.

World Allergy Organ J. 2020 May 16;100124. doi: 10.1016/j.waojou.2020.100124. Publication en ligne avant impression.

L’infection aiguë à la COVID-19 et l’apparition de la rhinite allergique saisonnière partagent certaines caractéristiques qui peuvent prêter à confusion, en particulier chez les personnes peu coutumières de ce type de symptômes. La toux et la fièvre sont les principaux symptômes de la COVID-19, tandis que la conjonctivite et les démangeaisons sont les symptômes de la rhinite allergique. Une anosmie soudaine et totale peut être le signe précoce d’une infection à la COVID-19, un facteur différenciant de la rhinite allergique. Les équipes d’experts de l’EUFOREA donnent un aperçu des recommandations à l’attention des personnes souffrant de rhinite allergique saisonnière.

44 % des personnes transmettant la COVID-19 étant asymptomatiques, il est important de maîtriser au maximum la rhinite allergique saisonnière afin de diminuer les symptômes, tels que les éternuements, la rhinorrhée et la toux, qui peuvent être responsables de la propagation des particules virales sous forme d’aérosol chez les personnes qui ignorent être également porteuses de la COVID-19.

Les experts recommandent de commencer de manière précoce le traitement de la rhinite allergique saisonnière et de le poursuivre de manière régulière au long cours pendant la période pollinique. Les corticostéroïdes systémiques doivent être évités, car ils peuvent supprimer le système immunitaire. Il n’y a aucune contre-indications à l’utilisation de corticostéroïdes intranasaux, car ceux-ci ne réduisent pas l’immunité et ne normalisent ni la structure ni la fonction de la muqueuse nasale. L’utilisation des inhalateurs pour l’asthme doit être poursuivie de manière régulière afin de garder le contrôle sur l’état de santé du patient pendant la saison pollinique. Les corticostéroïdes inhalés et la combinaison de corticostéroïdes inhalés avec des bronchodilatateurs, des bêta-agonistes à action prolongée, protègent de l’exacerbation de l’asthme viral et peuvent être bénéfiques en période d’épidémie de COVID-19. En outre, chez les personnes souffrant d’asthme sous une forme plus grave et de rhino-sinusite chronique sévère s’accompagnant de polypes nasaux, le traitement par biomédicaments doit être poursuivi pour éviter toute aggravation de ces pathologies. L’immunothérapie allergénique spécifique (ITA) en cours doit être poursuivie au sein du système de santé, si cela est possible, tant qu’aucune infection à la COVID-19 n’a été diagnostiquée. Les nouveaux traitements ITA ne sont pas conseillés, sauf pour l’immunothérapie sublinguale, qui ne nécessite qu’une seule prise sous surveillance.

En cas d’infection à la COVID-19, des corticostéroïdes oraux peuvent être nécessaires chez les patients asthmatiques en cas d’exacerbation grave provoquée par le virus. Les AINS qu’il a été déconseillé de prescrire aux patients, sont essentiels en cas d’asthme sensible aux AINS.

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