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Détection de l’urticaire chronique auto-immune spontanée par les IgG anti-TPO et les IgE totales

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Pavel Kolkhir, Elena Kovalkova, Anton Chernov, Inna Danilycheva, Karoline Krause, Merle Sauer, Andrey Shulzhenko, Daria Fomina, Marcus Maurer

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Aug 4;S2213-2198(21)00884-9. doi : 10.1016/j.jaip.2021.07.043. En ligne avant impression.

L’urticaire commune spontanée (UCS) est une affection cutanée courante, provoquée par les mastocytes et caractérisée par le développement de papules, d’œdème de Quincke ou des deux, durant plus de six semaines. Récemment, des études ont démontré l’existence de deux endotypes pour la pathogenèse des UCS: les UCS de type I (auto-allergiques) et de type IIb (auto-immunes).

Le type IIb d’UCS auto-immune (UCSai) est lié aux auto-anticorps IgG, IgM et IgA contre le récepteur IgE de haute affinité, FcɛRIα, activant les mastocytes cutanés. Au moins 8 % des cas d’UCS sont des UCSai, représentant une charge de morbidité élevée (activité élevée de maladie, taux élevés de comorbidité auto-immune et réponse inadéquate au traitement). L’UCSai peut être difficile à diagnostiquer car les tests existants (test cutané sérique autologue [ASST], dosages immunologiques d’auto-anticorps et tests de basophiles) ne sont généralement pas disponibles et ont des limites. En outre, l’UCSai répond mal au traitement.

Cette étude visait à évaluer la relation entre un taux élevé de peroxydase antithyroïdienne (POaT), un faible taux d’IgE et la réponse au traitement.

Un total de 1 120 dossiers de patients ont été analysés pour les paramètres démographiques, cliniques, de laboratoire, et les réponses au traitement. Les IgE totales et la POaT ont été mesurées et quatre marqueurs ont été analysés (ASST, test d’activation des basophiles [TAB], numération des éosinophiles et des basophiles).

Un patient sur dix (n=123) présentait à la fois un taux élevé de POaT et un faible taux d’IgE, ce qui était lié à un âge plus avancé au moment de l’apparition de l’UCS, au sexe féminin, à un œdème de Quincke, et à une durée d’UCS plus courte. C’était également lié à la positivité aux marqueurs d’UCSai. Un TAB positif était présent chez 44 % des patients, avec un taux élevé de POaT et un faible taux d’IgE. Ces patients ont eu de faibles taux de réponse au traitement antihistaminique par rapport aux autres patients.

En conclusion, un taux élevé de POaT et un faible taux d’IgE peuvent constituer un biomarqueur précieux pour le diagnostic de l’UCSai en pratique clinique quotidienne.

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Urticaria Crónica Espontánea

Thérapie ciblée pour l’urticaire chronique spontanée: Fondements et progrès récents

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Ana M. Giménez‑Arnau, Andaç Salman

Drugs . 2020 Aug 28. doi: 10.1007/s40265-020-01387-9. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire chronique spontanée se caractérise par des papules, un œdème de Quincke ou les deux pendant au moins 6 semaines et peut durer longtemps, jusqu’à 5 ans. Les effets de l’urticaire chronique spontanée sur la qualité de vie sont comparables à ceux du psoriasis, de la dermatite atopique ou même des cardiopathies ischémiques.

Les antihistaminiques demeurent le traitement de première intention de l’urticaire, mais les taux de réponse sont faibles (allant de 38,6 % pour des doses normales à 63,2 % à pour de plus hautes doses). Certains patients ne ressentent pas tous les symptômes. L’utilisation de l’omalizumab a constitué une avancée majeure dans le traitement des patients atteints d’urticaire chronique spontanée, cependant, il existe un sous-groupe de patients dont la réponse à l’omalizumab est partielle, voire inexistante.

Certaines des thérapies ciblées à venir dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée incluent :

  1. Les anticorps anti-IgE, tels que le ligelizumab, un anticorps monoclonal dirigé contre le domaine Cε3 de l’IgE, qui a montré une puissance in vivo six à neuf fois supérieure à celle de l’omalizumab. L’UB-221, un autre anticorps monoclonal contre les IgE dont l’affinité est jusqu’à huit fois plus élevée pour les IgE libres, par rapport à l’omalizumab. Le quilizumab, un anticorps monoclonal humanisé dirigé contre les IgE liées à la membrane.
  2. L’anti-Siglec-8 : Les Siglecs sont une famille transmembranaire aux effets régulateurs sur la signalisation intercellulaire et intracellulaire. Le Siglec-8 présente une expression sur les éosinophiles et les mastocytes.
  3. Les inhibiteurs de la tyrosine kinase de Bruton (BTK) : La BTK est une tyrosine kinase exprimée dans les cellules hématopoïétiques, y compris les macrophages, les mastocytes et les basophiles. Les inhibiteurs de la BTK sont utilisés pour traiter différentes tumeurs malignes provenant de lymphocytes B. L’ibrutinib, le dasatinib, l’AVL-292 et le CNX-774 ont efficacement supprimé l’activation induite par les IgE et la libération d’histamine par les basophiles et les mastocytes.
  4. La molécule homologue du récepteur chimiotactique s’exprime sur les inhibiteurs de Th2 (CRTH2) ; les inhibiteurs de la tyrosine kinase de la rate (SYK) ; les anti-CD20 ; les anti-IL-1 ; les anti-IL-4/13 et les anti-IL-5.

Le traitement de l’urticaire chronique sera probablement amené à changer lorsque le développement de nouveaux traitements potentiels sera terminé.

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Le contrôle clinique de l’UCS avec des antihistaminiques permet la tolérance de l’affection cutanée exacerbée par les AINS

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Jorge Sánchez

J Allergy Clin Immunol Pract . 2020 Jul 14;S2213-2198(20)30700-5. doi: 10.1016/j.jaip.2020.06.057. Publication en ligne avant impression.

Un grand nombre de patients souffrant d’urticaire chronique spontanée présentent une exacerbation après un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Bien que les directives internationales recommandent aux personnes souffrant d’urticaire d’éviter la prise d’AINS, dans certains cas il est difficile de faire autrement. Certaines études de cas rapportent que les antihistaminiques H1 peuvent aider à prévenir cette exacerbation.

Cette étude visait à évaluer si les antihistaminiques H1 peuvent aider à prévenir les réactions exacerbées par les AINS chez les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée.

Il s’agissait d’une étude croisée, multicentrique et ambispective réalisée dans 3 centres de Medellín, en Colombie, qui comprenait 121 participants souffrant d’urticaire chronique spontanée et ayant des antécédents d’exacerbation suite à la prise d’AINS. Un test de provocation diagnostique sans utilisation d’antihistaminiques et un test de provocation avec utilisation d’antihistaminiques ont été réalisés en recourant aux AINS mentionnés dans le dossier médical. L’ordre dans lequel les tests ont été effectués chez chaque participant a été déterminé par l’expérimentateur : les participants avec une première provocation diagnostique positive ont été soumis à une seconde provocation avec des antihistaminiques H1, ceux avec une première provocation négative avec des antihistaminiques H1 ont été soumis à une seconde provocation sans utilisation d’antihistaminiques H1, et ceux avec une première provocation diagnostique négative ou positive avec utilisation d’antihistaminiques H1 n’ont pas été soumis à une seconde provocation. Certains patients ont été soumis à un autre AINS avant le test de provocation diagnostique ou le test de provocation avec utilisation d’antihistaminiques H1.

Le test de provocation diagnostique a mis en évidence 96 participants testés positifs, 75 % (72 participants) tolérant les AINS impliqués dans la réaction lorsque des antihistaminiques H1 ont été ajoutés.

En conclusion, bien qu’il soit recommandé d’éviter la prise d’AINS chez les personnes souffrant d’urticaire chronique spontanée, l’utilisation concomitante d’antihistaminiques H1 peut aider à contrôler toute exacerbation supplémentaire de l’urticaire due au traitement par AINS.

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Caractéristiques et facteurs déterminants de la charge et des besoins du patient dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée

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Rachel Sommer, Neuza da Silva, Anna Langenbruch, Marcus Maurer, Petra Staubach-Renz, Matthias Augustin

Eur J Dermatol. 2020 Jun 1;30(3):259-266. doi: 10.1684/ejd.2020.3763

Environ 1 % de la population souffre d’urticaire chronique spontanée. L’incidence la plus élevée se situe entre 30 et 40 ans, les femmes étant les plus touchées. L’objectif de cette étude était de caractériser les besoins spécifiques et les objectifs du traitement de l’urticaire chronique spontanée du point de vue du patient.

L’étude transversale portait sur 103 participants de 4 cliniques de dermatologie ambulatoires allemandes. Le questionnaire sur les besoins des patients (QBP) validé pour l’urticaire chronique spontanée a servi à déterminer les besoins des patients et les potentiels objectifs du traitement. Pour déterminer la relation entre les besoins des patients et la charge de morbidité, différentes échelles ont été utilisées : spécifique à la maladie (CU-Q2oL), générique pour la peau (IDQV) et générique pour la santé (EQ EVA).

La plupart des participants étaient des femmes (71,4 %), avec un âge moyen de 43,92 ± 14,96 ans. L’objectif de traitement le plus important était l’absence de lésions cutanées visibles (92,3 % jugées importantes/très importantes), puis l’absence de démangeaisons (91,5 %) et enfin la disparation de tous les défauts cutanés (89,5 %). L’ensemble des 26 autres éléments analysés ont été jugés comme assez importants/très importants par au moins 30 % des participants. Concernant les besoins spécifiques des patients, ils étaient liés au sexe et à la durée de la maladie.

En conclusion, ces données mettent en évidence que les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée ont un large éventail de besoins individuels auxquels les spécialistes peuvent adapter le traitement. Des traitements innovants peuvent également contribuer à accroître l’ensemble des bienfaits. Indépendamment du traitement, la décision doit être partagée pour favoriser la gestion de la maladie.

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Efficacité, innocuité et tolérabilité de Bilastine 20 mg par rapport à Lévocétirizine 5 mg dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée : un essai contrôlé, randomisé, à double insu et groupes parallèles

By | Non classifié(e), Publications relatives à la bilastine

Indrashis Podder, Anupam Das, Shouvik Ghosh, Debalina Biswas, Sujata Sengupta, Satyendra Nath Chowdhury Dermatol Ther. 2020 Jul 2;e13946. doi: 10.1111/dth.13946. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire chronique se caractérise par des papules qui peuvent s’accompagner d’un œdème de Quincke et persistent pendant 6 semaines minimum. C’est une maladie débilitante qui affecte la qualité de vie des gens. La bilastine est un nouvel antihistaminique H1 non sédatif approuvé pour le traitement symptomatique de la rhinoconjonctivite allergique et de l’urticaire chez les patients âgés de plus de 12 ans. Cette étude avait pour objectif de comparer l’efficacité, l’innocuité et la tolérabilité de Bilastine 20 mg par rapport à Lévocétirizine 5 mg dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée modérée à sévère.

Il s’agissait d’une étude à double insu, randomisée et contrôlée à groupes parallèles : prise de Bilastine 20 mg une fois par jour pour 31 participants et prise de Lévocétirizine 5 mg une fois par jour pour 27 participants pendant 42 jours. La gravité de l’urticaire, l’inconfort général induit par l’urticaire et la qualité de vie ont été évalués selon l’UAS7 (score d’activité de l’urticaire), l’EVA (échelle visuelle analogue) et l’IDQV (indice dermatologique de la qualité de vie) lors de la visite préliminaire et des visites de suivi.

L’objectif principal était d’évaluer la variation de l’UAS7 et les objectifs secondaires d’évaluer les variations de l’IDQV et de l’EVA. L’innocuité, la tolérabilité et l’observance ont été évaluées par l’analyse des événements indésirables liés au médicament, les examens biochimiques et l’électrocardiogramme.

La bilastine et la lévocétirizine ont amélioré l’UAS7, l’IDQV et l’EVA à la fin du traitement. De plus, tous les paramètres ont montré une amélioration plus nette avec la bilastine. Seul l’UAS7 a révélé une réduction significative (p = 0,03). La sédation était également significativement moindre avec la bilastine (p = 0,04). Les deux traitements ont considérablement amélioré l’UAS7 et l’EVA à partir du quatorzième jour. Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.

En conclusion, si l’effet sur la qualité de vie était similaire, la bilastine a démontré une meilleure efficacité et moins de sédation dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée par rapport à la lévocétirizine.

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Efficacy and safety of bilastine in Japanese patients with chronic spontaneous urticaria

By | Publications relatives à la bilastine
Michihiro Hide (a), Akiko Yagami (b), Michinori Togawa (c), Akihiro Saito (c), Masutaka Furue (d)
(a) Department of Dermatology, Institute of Biomedical and Health Sciences, Hiroshima University, Hiroshima, Japan
(b) Department of Dermatology, School of Medicine, Fujita Health University, Aichi, Japan
(c) Clinical Development Division, Taiho Pharmaceutical Co., Ltd., Tokyo, Japan
(d) Department of Dermatology, Graduate School of Medical Sciences, Kyushu University, Fukuoka, Japan
La bilastine est un nouvel antihistaminique H1 de deuxième génération et non sédatif qui est vastement utilisé pour traiter la rhinoconjonctivite allergique et l’urticaire. Dans la plupart des pays européens, la dose journalière recommandée est de 20 mg depuis 2010. Dans cet article, nous évaluons son efficacité et son innocuité chez les patients japonais atteints d’urticaire chronique spontanée (UCS).

Une prise quotidienne de bilastine pendant deux semaines s’est avérée efficace et bien tolérée chez les patients japonais souffrant d’UCS, tout en démontrant une action rapide de l’antihistaminique.

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