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Les défis de l’urticaire chronique partie 2 : Traitement pharmacologique, urticaire chronique inductible, urticaire dans des situations particulières

By | Nouveau, Sélection d'articles

Mario Sanchez-Borges, Ignacio J. Ansotegui, Ilaria Baiardini, Jonathan Bernstein, Giorgio Walter Canonica, Motohiro Ebisawa, Maximiliano Gomez, Sandra Nora Gonzalez-Diaz, Bryan Martin, Mario Morais-Almeida and Jose Antonio Ortega Martell

World Allergy Organ J . 2021 Jun 3;14(6):100546. doi: 10.1016/j.waojou.2021.100546. eCollection 2021 Jun.

L’urticaire chronique spontanée consiste en l’apparition de papules, d’œdème de Quincke ou des deux, pendant plus de 6 semaines, et elle affecte 1 à 2 % de la population. Elle est plus fréquente chez la femme, compromet fréquemment la qualité de vie, et les coûts pour les systèmes de santé nationaux peuvent être considérables.

L’Organisation mondiale de l’allergie (OMA) a examiné un document de position publié en 2012 concernant le diagnostic et le traitement de l’urticaire et de l’œdème de Quincke. Depuis lors, il y a eu des progrès dans la connaissance du mécanisme d’action de l’urticaire, et de nouveaux traitements (biologiques) sont disponibles pour les maladies réfractaires sévères.

Il s’agit ici de la deuxième partie d’une mise à jour de l’OMA, dont l’intention est de fournir une orientation mise à jour pour l’urticaire, en particulier dans des situations particulières telles que l’enfance et la grossesse.

Les antihistaminiques H1 de deuxième génération sont recommandés dans les principales lignes directrices comme traitement de première intention de l’urticaire, car ils sont efficaces et sûrs. Certaines lignes directrices incluent des antihistaminiques de première génération pour les non-répondeurs. La dose peut également être augmentée jusqu’à 4 fois pour améliorer l’efficacité (et sans compromettre la sécurité). L’association d’antihistaminiques ne semble pas induire de meilleurs effets, et les patients réfractaires aux antihistaminiques sont des candidats à l’omalizumab ou à la ciclosporine-A. L’omalizumab est le seul produit biologique approuvé pour le traitement des patients atteints d’urticaire modérée à sévère et réfractaires aux antihistaminiques. La ciclosporine-A est un médicament immunosuppresseur qui inhibe les cellules T auxiliaires en bloquant la production des cytokines inflammatoires.

Les affections particulières associées à l’urticaire comprennent les syndromes auto-inflammatoires et plusieurs formes de vascularite urticarienne, qui sont traités avec des antihistaminiques de deuxième génération et des glucocorticoïdes systémiques, ou alternativement des immunomodulateurs et des immunosuppresseurs.

Il est recommandé aux spécialistes de suivre les directives, d’utiliser des instruments PRO (résultats rapportés par les patients) validés et d’utiliser des médicaments efficaces et sûrs.

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Les défis de l’urticaire chronique partie 1 : Épidémiologie, immunopathogenèse, comorbidités, qualité de vie et prise en charge

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Mario Sanchez-Borges, Ignacio J. Ansotegui, Ilaria Baiardini, Jonathan Bernstein, Giorgio Walter Canonica, Motohiro Ebisawa, Maximiliano Gomez, Sandra Nora Gonzalez-Diaz, Bryan Martin, Mario Morais-Almeida and Jose Antonio Ortega Martell World Allergy Organ J. 2021 Jun 1;14(6):100533. doi: 10.1016/j.waojou.2021.100533. eCollection 2021 Jun.

L’urticaire chronique spontanée consiste en l’apparition de papules, d’œdème de Quincke ou des deux, pendant plus de 6 semaines, et elle affecte 1 à 2 % de la population. Elle est plus fréquente chez la femme, elle compromet fréquemment la qualité de vie, et les coûts pour les systèmes de santé nationaux peuvent être considérables.

L’Organisation mondiale de l’allergie (OMA) a examiné un document de position publié en 2012 concernant le diagnostic et le traitement de l’urticaire et de l’œdème de Quincke. Depuis lors, il y a eu des progrès dans la connaissance du mécanisme d’action de l’urticaire, et de nouveaux traitements (biologiques) sont disponibles pour les maladies réfractaires sévères. Les mécanismes pathologiques de l’urticaire incluent différents types cellulaires, principalement les mastocytes, les basophiles, les éosinophiles, les lymphocytes T et B, et les cellules épithéliales et endothéliales. Le dérèglement des voies de signalisation intracellulaire et les mécanismes auto-immuns jouent un rôle important dans l’activation des mastocytes/basophiles, conduisant à la libération de médiateurs inflammatoires à l’origine des papules et de l’œdème de Quincke.

Ceci est la première partie d’une mise à jour de l’OMA, dont l’intention est de fournir une orientation actualisée pour l’urticaire.

Des biomarqueurs ont été identifiés pour le pronostic de l’urticaire chronique (IgE totales, CRP, ASST, Anti-TPO, IL-17, IL-31, IL-33) et l’évaluation de la réponse à différentes thérapies. Il est recommandé aux spécialistes de suivre les directives, d’utiliser des instruments PRO (résultats rapportés par les patients) validés et d’utiliser des médicaments efficaces et sûrs.

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Expérience concrète de l’efficacité et de la sécurité de la bilastine dans les cas réfractaires d’urticaire chronique spontanée, et de son effet sur la qualité de vie des patients

By | Nouveau, Publications relatives à la bilastine

Abhishek De, Kiran Godse, Dhiraj Dhoot, and Aarti Sarda

Indian J Dermatol . Mar-Apr 2021;66(2):159-164. doi: 10.4103/ijd.IJD_771_20.

L’urticaire chronique spontanée est une affection cutanée présentant des papules et un œdème de Quincke, durant plus de six semaines. Les antihistaminiques H1 de deuxième génération sont le traitement de première intention de ces affections allergiques, notamment la bilastine. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérabilité à long terme de la bilastine chez des patients atteints d’urticaire chronique spontanée, en Inde.

Il s’agit d’une analyse rétrospective, identifiant les patients atteints d’urticaire et ayant reçu de la bilastine entre le 1er mai 2019 et le 20 mars 2020, à partir de l’analyse des dossiers médicaux électroniques. Les patients avec une réponse insatisfaisante à un traitement antérieur ont également été inclus. Un traitement insatisfaisant était évalué selon le score d’activité urticarienne 7 (SAU7). L’efficacité du traitement a été évaluée en révisant le score SAU7 aux semaines 4, 8, 12, 16, 20. Le score DLQI a également été évalué et comparé au départ et à la semaine 24.

L’étude a inclus 49 patients. À 24 semaines, 51 % d’entre eux avaient obtenu une réponse au traitement (SAU = 0) et les 49 % restants avaient une urticaire bien contrôlée (SAU < 6). À 24 semaines, le score SAU7 moyen était statistiquement significatif par rapport aux valeurs initiales (1,35 ± 1,61 contre 20,2 ± 5,73), et le score DLQI moyen a également diminué à 1,63 ± 1,18, contre 8,39 ± 2,49 au départ.

En conclusion, cette étude a démontré que les patients qui avaient habituellement une réponse inadéquate aux antihistaminiques couramment utilisés ont vu leur qualité de vie et leurs symptômes s’améliorer lorsqu’ils sont passés à la bilastine.

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Effets des taux sériques de vitamine D et de la supplémentation en vitamine D sur l’urticaire : revue systématique et méta-analyse

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Yajia Li, Ziqin Cao, Jia Guo, Qiangxiang Li, Juan Su

Int J Environ Res Public Health. 2021 May 5;18(9):4911. doi: 10.3390/ijerph18094911.

L’urticaire est caractérisée par des papules prurigineuses et/ou un œdème de Quincke. Il s’agit d’une affection courante ayant un impact sur la qualité de vie, induite par les mastocytes. De nombreuses études ont démontré que les taux sériques de 25-hydroxyvitamine D peuvent avoir un impact sur l’urticaire. Cependant, la relation entre la vitamine D et l’urticaire n’est pas bien connue. L’objectif de cette étude était de résumer systématiquement les données sur les associations de vitamine D et d’urticaire, publiées jusqu’en mars 2021.

Une recherche systématique a été effectuée dans PubMed, EMBASE, Web of Science et Cochrane. Des études observationnelles, avec des comparaisons de vitamine D et de personnes souffrant d’urticaire, et des études cliniques ont été incluses.

Une méta-analyse de 17 études portant sur des patients atteints d’urticaire par rapport à des témoins a démontré une différence moyenne de -9,35 ng/ml en vitamine D, ce qui était conforme à l’association de l’urticaire avec une carence en vitamine D. Des études avec supplémentation en vitamine D ont également démontré une réduction significative du score clinique de l’urticaire chez les personnes supplémentées en vitamine D.

En conclusion, les personnes atteintes d’urticaire peuvent avoir un niveau inférieur de vitamine D sérique, et une supplémentation en vitamine D peut réduire les symptômes et les exacerbations de l’urticaire et améliorer la qualité de vie, grâce aux propriétés immunomodulatrices et antiinflammatoires de la vitamine D. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour évaluer les avantages cliniques et les mécanismes d’action de la vitamine D dans l’urticaire.

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Déclencheurs de l’exacerbation de l’urticaire chronique et de l’œdème de Quincke récurrent : prévalence et pertinence

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Anete Sevciovic Grumach, Petra Staubach-Renz, Ricardo Cardona Villa, Susana Diez-Zuluaga, Imke Reese, William R. Lumry

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Jun;9(6):2160-2168. doi: 10.1016/j.jaip.2021.04.023

 

Les causes d’urticaire varient selon les patients. Elle est principalement caractérisée par une éruption. L’urticaire peut être définie comme aiguë ou chronique en fonction de sa durée. La plupart des patients ont des déclencheurs provoquant des exacerbations, et ils doivent être évités pour aider à contrôler la maladie. Cette revue vise à décrire les facteurs pouvant déclencher une urticaire chronique et un œdème de Quincke, en mettant en évidence leurs mécanismes.

Les principaux groupes de médicaments pouvant déclencher une urticaire comprennent les antiinflammatoires non stéroïdiens, les antibiotiques (en particulier les bêta-lactamines), les vaccins, le bupropion, les antidépresseurs, les antihypertenseurs, les antihistaminiques H2, les antifongiques et les antihistaminiques H1. D’autres médicaments réduisant la dégradation de la bradykinine (à partir de la cascade de dégranulation des mastocytes) entraînent un œdème de Quincke. Ils comprennent les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, l’endopeptidase neutre et les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4, entraînant une accumulation de bradykinine suivie d’une vasodilatation localisée puis d’un œdème de Quincke.

Des aliments et des composants alimentaires peuvent également déclencher une urticaire ou un œdème de Quincke, comme des additifs alimentaires et des substances naturelles (amines biogènes et composés aromatiques).

D’autres déclencheurs de l’œdème de Quincke sans urticaire comprennent la détresse émotionnelle, l’effort physique, les traumatismes mécaniques, les infections, les menstruations, la grossesse, des procédures médicales, les changements climatiques, l’ingestion d’alcool, et certains produits médicamenteux.

En conclusion, les patients atteints d’urticaire ou d’œdème de Quincke doivent connaître les facteurs déclenchants et introduire des changements dans leur mode de vie, avec une approche individualisée du traitement.

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Bilan diagnostique de l’urticaire spontanée chronique : que tester et pourquoi

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Martin Metz

J Allergy Clin Immunol Pract . 2021 Apr 20;S2213-2198(21)00435-9. doi: 10.1016/j.jaip.2021.03.049. En ligne avant impression.

L’urticaire chronique spontanée (UCS) consiste en des papules, un angio-œdème, ou les deux, durant plus de six semaines. Les directives ont limité les procédures lors du bilan de routine ; cependant, certains patients pourraient avoir besoin d’examens complémentaires. L’objectif de cet article est de proposer des recommandations pour le diagnostic et l’évaluation de certains patients souffrant d’urticaire.

Une recherche approfondie de la littérature a été effectuée pour identifier les questions importantes qui devraient définir les procédures diagnostiques sur la base d’un consensus d’experts et de preuves publiées.

Les auteurs ont proposé sept questions pour tous les patients atteints d’urticaire chronique spontanée : confirmation (exclure un diagnostic différentiel) ; cause (rechercher des signes d’UCS) ; cofacteurs (identifier les déclencheurs potentiels, les facteurs aggravants) ; comorbidités (exclure une urticaire chronique inductible, une auto-immunité et un problème de santé mentale) ; conséquences (identifier des problèmes de sommeil, de souffrance, de santé sexuelle, de travail et de performance sociale) ; composants (évaluer les biomarqueurs potentiels ou les prédicteurs de la réponse au traitement) ; cours (surveiller l’activité, l’impact et le contrôle de l’UCS).

En outre, une anamnèse complète doit être effectuée lors de l’évaluation du patient. L’UCS doit être confirmée chez tous les patients par un diagnostic différentiel, comprenant des analyses de sang pour la CRP et/ou la vitesse de sédimentation et une formule sanguine complète avec décompte différentiel.

En conclusion, sur la base des réponses, une décision pour ou contre plus de tests diagnostiques doit être prise par le spécialiste pour éviter des tests inutiles et coûteux et augmenter l’efficacité du traitement.

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Réponses immunologiques et biomarqueurs pour l’immunothérapie spécifique aux allergènes ciblant les allergènes inhalés

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Mohamed H. Shamji, Janice A. Layhadi, Hanisah Sharif, Martin Penagos, Stephen R. Durham

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Mar 27:S2213-2198(21)00363-9. doi: 10.1016/j.jaip.2021.03.029.

Une immunothérapie allergénique est souvent recommandée aux patients atteints de rhinoconjonctivite et/ou d’asthme bronchique à médiation par IgE, ne répondant pas au traitement symptomatique ou présentant des effets secondaires graves. La prolongation du traitement a montré des bénéfices à long terme chez des patients atteints de rhinite allergique modérée à grave. L’efficacité à long terme de l’immunothérapie allergénique représente une réduction de l’activation des IgE des mastocytes et de l’éosinophilie tissulaire, s’accompagnant d’une induction précoce des lymphocytes T régulateurs, d’une déviation immunitaire en faveur des réponses Th1 et d’une induction d’anticorps IgG et IgA locaux et systémiques. Ces anticorps, dont la fonction première est protectrice, peuvent empêcher la formation de complexes allergène-IgE et l’activation subséquente de mastocytes et de Th2, facilitée par les IgE.

Dans l’inflammation allergique, certaines études démontrent l’importance des réponses innées médiées par les cellules dendritiques de type 2 et les cellules lymphoïdes innées. Les cellules dendritiques de type 2 et les cellules lymphoïdes sont régulées par des cytokines dérivées de l’épithélium respiratoire. Les nouveaux sous-ensembles de cellules régulatrices induits par l’immunothérapie comprennent :

  • Des lymphocytes T régulateurs, producteurs d’IL-35,
  • Des cellules B régulatrices,
  • Un sous-ensemble de cellules régulatrices folliculaires T, et
  • Des cellules lymphoïdes innées du groupe 2 produisant l’IL-10.

Ces cellules régulatrices peuvent représenter des biomarqueurs qui prédiront la réponse clinique à l’immunothérapie et évalueront l’efficacité, la sécurité et la tolérance à long terme.

D’autres études sont nécessaires pour identifier les biomarqueurs candidats en tant qu’outils de surveillance immunitaire de routine pour évaluer la réponse à l’immunothérapie allergénique.

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Produits biologiques à utiliser dans l’urticaire spontanée chronique: Quand et lesquels

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Marcus Maurer, David A. Khan, Daniel Elieh Ali Komi, Allen P. Kaplan

J Allergy Clin Immunol Pract. 2021 Mar;9(3):1067-1078. doi: 10.1016/j.jaip.2020.11.043.

Le traitement de l’urticaire a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie. Les lignes directrices actuelles pour le traitement de l’urticaire spontanée chronique recommandent l’utilisation de l’omalizumab, un médicament biologique ciblant les IgE. Les IgE ont une forte affinité pour le récepteur FcεRI et dégranulent les mastocytes cutanés, responsables du développement de signes et de symptômes d’urticaire, de papules prurigineuses et d’œdème de Quincke. Cette étude vise à passer en revue la compréhension existante de la pathogenèse de l’urticaire chronique et de ses endotypes auto-immuns.

L’omalizumab est le seul médicament biologique autorisé pour une utilisation dans l’urticaire chronique à partir de l’âge de 12 ans. Il est recommandé comme troisième étape du traitement chez les patients qui ont connu un échec avec des antihistaminiques standard ou de deuxième génération à dose élevée, et il est généralement bien toléré. L’omalizumab a de multiples mécanismes d’action potentiels dans l’urticaire chronique, avec des effets sur les mastocytes et les basophiles, réduisant la libération de médiateurs et diminuant l’expression du FcεRI. Il a été approuvé pour l’urticaire chronique à des doses de 150 ou 300 mg toutes les 4 semaines. Les mauvais répondeurs peuvent bénéficier d’un raccourcissement de l’intervalle entre les doses, à toutes les 2 ou 3 semaines, ou par un traitement d’appoint avec 3 mg/kg/jour de ciclosporine, chacun pendant 4 mois.

Certains autres médicaments biologiques utilisés hors AMM dans l’urticaire chronique comprennent le dupilumab, le benralizumab, le mépolizumab, le reslizumab et le sécukinumab. De nouveaux produits biologiques en cours de développement visent à réduire l’activation des mastocytes en bloquant les voies d’activation ou en ciblant les récepteurs inhibiteurs ou le nombre de mastocytes. Il s’agit notamment du ligélizumab et du GI-301, de l’avdoralimab, du tézépelumab, du lirentélimab, du LY3454738 et du CDX-0159, à différents stades de développement.

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Consensus d’experts sur les aspects pratiques du traitement de l’urticaire chronique

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Andrea Bauer, eta al.

Allergo J Int . 2021 Feb 24;1-12. doi: 10.1007/s40629-021-00162-w. En ligne avant impression.

L’urticaire chronique est une maladie fréquente, représentant un lourd fardeau pour de nombreux patients car les symptômes ne sont souvent pas correctement contrôlés. Le diagnostic et le traitement factuels de l’urticaire font partie des lignes directrices existantes. Cependant, celles-ci ne répondent pas à certaines questions de la pratique clinique quotidienne. Cette étude visait à résumer les résultats d’une réunion numérique tenue en mai 2020, au cours de laquelle des spécialistes ont discuté les aspects pratiques de l’urticaire chronique, pour formuler des aides de soutien au traitement clinique quotidien.

On sait que le diagnostic d’urticaire chronique est rapide, par examen physique, anamnèse et tests de laboratoire, et son traitement doit être réalisé de la même manière, qu’il y ait des papules, un angio-œdème ou les deux. Un antihistaminique H1 non sédatif de deuxième génération est le premier traitement de choix. Si l’urticaire ne disparaît pas en deux à quatre semaines, une dose plus élevée est recommandée. S’il n’y a pas d’amélioration après deux à quatre semaines, un traitement supplémentaire par des anticorps IgE approuvés, comme l’omalizumab, doit être administré.

En l’absence de succès thérapeutique après six mois de traitement par omalizumab, il est recommandé de traiter hors AMM par la ciclosporine A, en plus du traitement existant par antihistaminiques H1. En cas d’exacerbations aiguës, des glucocorticoïdes oraux-systémiques peuvent être administrés pendant jusqu’à 10 jours pour diminuer la durée et l’activité.

En conclusion, ces recommandations s’ajoutent aux lignes directrices thérapeutiques existantes et soutiennent la pratique clinique chez des personnes atteintes d’urticaire chronique, dans le but de les aider à vivre sans symptômes et avec une meilleure qualité de vie, en veillant à ce que le médecin traitant fournisse une bonne documentation et une éducation adéquate au patient concernant l’utilisation hors AMM des médicaments.

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Réponses neurophysiologiques exagérées aux facteurs de stress chez des patients atteints d’urticaire chronique spontanée

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Engel-Yeger B, Maurer M, Hawro T, Zubedat S, Avital A, Kessel A

Clin Exp Allergy. 2021 Feb 22. doi: 10.1111/cea.13854. En ligne avant impression.

L’urticaire chronique spontanée a un impact sur la qualité de vie et le bien-être émotionnel des personnes qui en souffrent. Les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée présentent une détresse émotionnelle, de l’anxiété, de la dépression, des troubles somatoformes et un stress accrus, en corrélation avec l’activité de l’urticaire.

Les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée peuvent être plus sensibles aux facteurs de stress et donc présenter des réponses de stress accrues. Les réponses de stress peuvent conduire à la sécrétion de neuropeptides par les nerfs sensoriels de la peau, interagissant avec les mastocytes et libérant de l’histamine, provoquant des crises d’urticaire chronique spontanée.

Cette étude a comparé les réponses de stress au sursaut acoustique et les niveaux du stress, chez 47 personnes souffrant d’urticaire chronique spontanée et 56 volontaires en bonne santé. Les niveaux du stress ont été évalués avec l’Échelle de stress perçu.

La séance d’exposition aux agents stressants durait trois minutes. Les participants ont été exposés à 40 stimuli de sursaut auditifs, espacés de manière aléatoire. Les réponses aux stimuli ont été mesurées par évaluation électromyographique de l’amplitude de la contraction du muscle orbiculaire de l’oeil et du nombre de clignements oculaires, pour chaque stimulus de sursaut.

Les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée avaient des réponses plus fortes aux stimuli de sursaut auditifs que les volontaires en bonne santé, avec des valeurs moyennes élevées en électromyographie et un nombre plus élevé de clignements oculaires. Les personnes atteintes d’urticaire avaient également des réponses de stress plus longues et des niveaux de stress plus importants, selon l’évaluation par l’Échelle de stress perçu.

En conclusion, les personnes atteintes d’urticaire ont des réponses de stress accrues, selon des mesures objectives et subjectives. Les mécanismes neuro-immuns sous-jacents doivent être étudiés davantage, car il est possible que le stress prédispose à l’urticaire spontanée chronique et que l’urticaire spontanée chronique augmente le stress, formant une boucle d’amplification de la maladie.

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Prédicteurs de la réponse au traitement dans l’urticaire chronique spontanée

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Jie Shen Fok, Pavel Kolkhir, Martin K. Church, Marcus Ma

Allergy . 2021 Feb 4. doi: 10.1111/all.14757. En ligne avant impression.

 

L’urticaire chronique spontanée consiste en des papules, un œdème de Quincke, ou les deux, durant plus de six semaines. Les patients souffrant d’urticaire chronique ont une qualité de vie altérée, affectant leurs relations, leur travail et leur sommeil. Les directives de traitement existantes recommandent une escalade thérapeutique, depuis les antihistaminiques H1 de deuxième génération à l’omalizumab et à la ciclosporine, jusqu’à une réponse complète.

Cette revue visait à évaluer les prédicteurs de réponse et de non-réponse à ces traitements dans l’urticaire chronique spontanée.

Une recherche systématique a été effectuée à l’aide de la base de données PubMed/MEDLINE, et 73 études ont été incluses. Différents niveaux de preuve ont été classés comme forts (prédicteurs robustes), faibles (prédicteurs émergents) ou non associés.

Une forte activité de la maladie, des niveaux élevés de protéine C-réactive, et le D-dimère sont des prédicteurs robustes d’une réponse faible ou nulle aux antihistaminiques H1. De faibles taux sériques d’IgE totales peuvent prédire une réponse à l’omalizumab. La réponse à la ciclosporine peut être prédite par un test positif de libération d’histamine par les basophiles, tandis que des IgE totales basses sont un prédicteur émergent.

En conclusion, il existe des prédicteurs cliniques et biochimiques d’une non-réponse aux antihistaminiques H1 et à l’omalizumab, ainsi que des prédicteurs d’une réponse à la ciclosporine. Ces prédicteurs peuvent aider les spécialistes à conseiller les patients et à privilégier les patients à risque de non-réponse pour une évaluation et un passage à des traitements plus efficaces.

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Cold urticaria what we know and what we do not know

Certitudes et zones d’ombre autour de l’urticaire au froid

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Natalya Maltseva, et al.

Allergy. 2020 Nov 28. doi: 10.1111/all.14674. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire au froid est un sous-type d’urticaire chronique inductible qui se caractérise par l’apparition de papules et/ou d’un œdème de Quincke après une exposition au froid. Elle constitue un problème clinique complexe en raison du risque d’anaphylaxie induite par le froid, de sa longue durée et des difficultés à établir le diagnostic de l’urticaire au froid atypique. La classification de l’urticaire au froid comprend des sous-types typiques et atypiques. Des études et directives récentes ont fait progresser sa compréhension et sa gestion.

Il semble que ce type d’urticaire implique la formation d’auto-allergènes et d’IgE pour ces auto-allergènes induits par le froid ce qui provoque la libération de médiateurs par les mastocytes cutanés.

On sait que les papules induites par le froid se développent lors du réchauffement et disparaissent en une heure et qu’une anaphylaxie peut survenir. Son diagnostic repose sur les antécédents du patient et les tests de stimulation par le froid. D’autres tests incluant la recherche d’infections sous-jacentes doivent être effectués, si le dossier du patient est pertinent. La prise en charge de l’urticaire au froid consiste à éviter le froid, à utiliser des antihistaminiques non sédatifs et, si nécessaire, à recourir à l’omalizumab.

Les questions laissées sans réponse incluent l’épidémiologie de l’urticaire au froid, les mécanismes pathologiques sous-jacents, l’hétérogénéité clinique et les résultats du traitement.

Une étude prospective observationnelle multicentrique internationale COLD-CE est en cours dans l’objectif d’améliorer globalement la compréhension de l’urticaire et de l’anaphylaxie au froid, les recherches concernant leur physiopathologie étant une priorité. L’œdème de Quincke oropharyngé et/ou l’anaphylaxie au froid dans l’urticaire au froid requièrent l’étude complémentaire d’agents innovants. La prochaine limite de la recherche menant à de nouvelles cibles thérapeutiques réside dans l’utilisation d’approches génomiques, post-génomiques et d’apprentissage automatique.

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urticaria y antihistaminicos H1

Pharmacothérapie actuelle et émergente pour urticaire chronique spontanée : découverte des thérapeutiques non biologiques

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Kam Lun Hon, Joyce T. S. Li, Alexander K.C. Leung, Vivian Lee

Expert Opin Pharmacother. 2020 Sep 29. doi: 10.1080/14656566.2020.1829593. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire se caractérise par des papules au niveau des couches superficielles de la peau qui surviennent pendant six semaines ou plus, sans cause apparente. Il s’agit d’une condition qui réduit la qualité de vie du patient et peut représenter un fardeau économique et social important. L’objectif de cette revue était d’examiner les recommandations en matière de gestion de l’urticaire.

Selon l’initiative conjointe du réseau d’excellence fondé par l’UE, le Réseau européen global de l’allergie et de l’asthme, l’Académie européenne d’allergologie et d’immunologie clinique, l’Organisation mondiale de l’allergie et le Forum européen de dermatologie, la gestion de l’urticaire devrait se faire de manière progressive. Les antihistaminiques H1 de deuxième génération sont considérés comme un traitement de première intention. Chaque fois que les symptômes ne sont pas correctement contrôlés, le traitement doit suivre l’algorithme. Cet algorithme comprend une augmentation de la dose d’antihistaminiques H1 de deuxième génération associés à des antihistaminiques H1 de première génération, des antagonistes H2, de l’omalizumab, de la ciclosporine A ou des corticostéroïdes sur une courte durée, si nécessaire. Les nouveaux traitements en développement incluent l’inhibiteur de la tyrosine kinase de la rate, l’inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton, l’inhibiteur du récepteur de la prostaglandine D2, les antihistaminiques H4 et les produits biologiques. Les agents alternatifs incluent les antagonistes des récepteurs de leucotriène, les agents anticoagulants et antifibrinolytiques, les antidépresseurs, la vitamine D et d’autres agents anti-inflammatoires ou immunosuppresseurs.

Selon les auteurs, les antihistaminiques H1 de deuxième génération devraient toujours être considérés comme l’option thérapeutique de première intention pour la gestion de l’urticaire. Pour ceux qui ne répondent pas à une dose plus élevée d’antihistaminiques H1, il est recommandé d’ajouter de l’omalizumab. Des essais bien conçus sont nécessaires pour tirer des conclusions claires.

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urticaria and covid

Prise en charge de l’urticaire chez les patients atteints de COVID-19: une revue systématique

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Eyad Abuelgasim, Ann Christine Modaragamage Dona, Rajan Singh Sondh, Amer Harky

Dermatol Ther. 2020 Sep 28;e14328. doi: 10.1111/dth.14328. Publication en ligne avant impression.

La pandémie de COVID-19, causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), a accru le fardeau des soins de santé en sus des différents symptômes se manifestant chez d’autres patients. Les signes de manifestations cutanées semblables à l’urticaire sont également de plus en plus nombreux. L’objectif de cette revue systématique était d’examiner la documentation actuelle concernant l’urticaire chez les patients atteints de la COVID-19.

Selon les lignes directrices de PRISMA, les chercheurs ont effectué une vaste recherche documentaire dans Medline, EMBASE, Scopus, Cochrane et Google Scholar, pour les termes « COVID-19 », « Coronavirus », « SRAS-CoV-2 », « urticaire », « œdème de Quincke » et « éruption cutanée » jusqu’en août 2020. Les articles relatifs à l’urticaire et/ou à l’œdème de Quincke en raison de la COVID-19 et de sa gestion et ses résultats ont été inclus.

Sur les 169 articles retournés par la recherche, 25 répondaient aux critères d’inclusion. Ces articles étaient des rapports de cas ayant permis de relier 26 patients infectés par le SRAS-CoV-2 avec des symptômes tels que l’urticaire et/ou l’œdème de Quincke. La plupart des patients (69 %, n = 16) avaient plus de 50 ans. Le traitement à base d’antihistaminiques et/ou de stéroïdes a résolu les symptômes dans des délais distincts allant de moins de 24 heures à 2 semaines. Il n’y avait aucun rapport de cas récurrents d’urticaire ou de non-réactivité au traitement.

Les patients infectés par le SRAS-CoV-2 qui développent des symptômes d’urticaire doivent être pris en charge avec des antihistaminiques. L’utilisation d’une faible dose de prednisolone doit être évaluée en fonction de chaque patient pour une durée la plus courte possible jusqu’à ce que les symptômes soient contrôlés.

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Effet positif du traitement par Helicobacter pylori sur l’évolution des patients souffrant d’urticaire chronique spontanée

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Mohammed Elhendawy, Maha Hagras, Shaimaa Soliman, Engi Seif Shaker

Am J Clin Pathol. 2020 Sep 17;aqaa134. doi: 10.1093/ajcp/aqaa134. Publication en ligne avant impression.

Les personnes souffrant d’urticaire chronique présentent de manière chronique de l’urticaire, des démangeaisons et des papules qui apparaissent et disparaissent pendant de longues périodes. L’urticaire chronique spontanée représente 80 à 90 % des cas d’urticaire chronique. La libération d’histamine et d’autres médiateurs inflammatoires par les mastocytes et les basophiles peut être induite par les immunoglobulines E (IgE) ou non-IgE. L’Helicobacter pylori est une bactérie à gram négatif à forte prévalence dans le monde qui colonise l’estomac avec persistance. Sa présence est associée à un risque accru d’ulcère peptique et de cancer gastrique. L’association faite entre l’Helicobacter pylori et l’urticaire chronique spontanée est controversée. Cette étude visait à évaluer la relation entre le traitement par éradication de l’Helicobacter pylori et la rémission de l’urticaire chronique spontanée.

Il s’agissait d’une étude pilote randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, incluant 72 patients souffrant d’urticaire. Pour 27 d’entre eux, les résultats de la recherche d’antigène Helicobacter pylori dans les selles et l’amplification en chaîne par polymérase (PCR) lors de la biopsie gastrique étaient positifs. L’assignation d’un traitement anti-Helicobacter pylori ou d’un placebo s’est faite de manière aléatoire.

Les participants montrant un Helicobacter pylori présentaient des concentrations d’hémoglobine significativement plus faibles accompagnées d’une anémie microcytaire hypochrome ainsi que d’une fréquence significativement plus élevée de symptômes de dyspepsie. Tous les patients montrant un Helicobacter pylori (sauf 2) ont présenté une amélioration significative des démangeaisons liées à l’urticaire et des papules rouges après deux semaines de traitement par rapport à ceux ayant reçu un placebo.

Cette étude a mis en évidence une relation entre l’urticaire chronique spontanée et la présence de l’Helicobacter pylori dans le tissu gastrique. Les patients souffrant d’urticaire qui ne sont pas éligibles au traitement habituel de l’urticaire chronique doivent être testés à l’Helicobacter pylori, car le traitement par l’Helicobacter pylori a montré une amélioration des symptômes de l’urticaire chronique spontanée.

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