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août 2020

Le contrôle clinique de l’UCS avec des antihistaminiques permet la tolérance de l’affection cutanée exacerbée par les AINS

By | Sélection d'articles

Jorge Sánchez

J Allergy Clin Immunol Pract . 2020 Jul 14;S2213-2198(20)30700-5. doi: 10.1016/j.jaip.2020.06.057. Publication en ligne avant impression.

Un grand nombre de patients souffrant d’urticaire chronique spontanée présentent une exacerbation après un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Bien que les directives internationales recommandent aux personnes souffrant d’urticaire d’éviter la prise d’AINS, dans certains cas il est difficile de faire autrement. Certaines études de cas rapportent que les antihistaminiques H1 peuvent aider à prévenir cette exacerbation.

Cette étude visait à évaluer si les antihistaminiques H1 peuvent aider à prévenir les réactions exacerbées par les AINS chez les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée.

Il s’agissait d’une étude croisée, multicentrique et ambispective réalisée dans 3 centres de Medellín, en Colombie, qui comprenait 121 participants souffrant d’urticaire chronique spontanée et ayant des antécédents d’exacerbation suite à la prise d’AINS. Un test de provocation diagnostique sans utilisation d’antihistaminiques et un test de provocation avec utilisation d’antihistaminiques ont été réalisés en recourant aux AINS mentionnés dans le dossier médical. L’ordre dans lequel les tests ont été effectués chez chaque participant a été déterminé par l’expérimentateur : les participants avec une première provocation diagnostique positive ont été soumis à une seconde provocation avec des antihistaminiques H1, ceux avec une première provocation négative avec des antihistaminiques H1 ont été soumis à une seconde provocation sans utilisation d’antihistaminiques H1, et ceux avec une première provocation diagnostique négative ou positive avec utilisation d’antihistaminiques H1 n’ont pas été soumis à une seconde provocation. Certains patients ont été soumis à un autre AINS avant le test de provocation diagnostique ou le test de provocation avec utilisation d’antihistaminiques H1.

Le test de provocation diagnostique a mis en évidence 96 participants testés positifs, 75 % (72 participants) tolérant les AINS impliqués dans la réaction lorsque des antihistaminiques H1 ont été ajoutés.

En conclusion, bien qu’il soit recommandé d’éviter la prise d’AINS chez les personnes souffrant d’urticaire chronique spontanée, l’utilisation concomitante d’antihistaminiques H1 peut aider à contrôler toute exacerbation supplémentaire de l’urticaire due au traitement par AINS.

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Bilastine à haute dose dans le traitement du syndrome BASCULE

By | Publications relatives à la bilastine

L Cunningham

Clin Exp Dermatol. 2020 Jul 13. doi: 10.1111/ced.14377. Publication en ligne avant impression.

Le syndrome BASCULE (pour Bier Anaemic Spots and Cyanosis with Urticarial-Like Eruption, Taches anémiques de Bier et cyanose avec éruption de type urticarienne) a été décrit pour la première fois en 2016 et reste à élucider. À ce jour, aucun traitement efficace n’a été rapporté.

Il s’agit d’une étude de cas sur un garçon âgé de 16 ans ayant présenté une décoloration inégale du bas des jambes en corrélation avec la position statique, associée à des sensations de brûlure et de picotement, des étourdissements et des vertiges lors du passage de la position assise à la position debout. Ces symptômes ont perduré pendant un an. Les consultations d’allergologie, de neurologie et de cardiologie n’ont pas été concluantes. Le test de la table inclinable n’a révélé aucun signe d’hypotension orthostatique ou de syndrome de tachycardie orthostatique posturale, mais a déclenché les symptômes du garçon. Un dermatologue lui a diagnostiqué un syndrome BASCULE, sur la base de ses résultats cliniques.

Différents antihistaminiques ont été testés (la cétirizine à hauteur de 10 mg par jour, la bilastine à hauteur de 20 mg par jour) en vain. Une dose de 40 mg de bilastine deux fois par jour a fait complètement disparaître ses symptômes, mais lorsque la dose a été réduite de moitié, les symptômes sont immédiatement réapparus.

Il s’agit du premier cas documenté de l’obtention de résultats concluants avec la bilastine dans le traitement du syndrome BASCULE. Il est probable que la dose nécessaire soit supérieure à la dose habituelle d’antihistaminiques. En outre, la décision de recourir aux antihistaminiques doit être fonction des symptômes.

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Caractéristiques et facteurs déterminants de la charge et des besoins du patient dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée

By | Sélection d'articles

Rachel Sommer, Neuza da Silva, Anna Langenbruch, Marcus Maurer, Petra Staubach-Renz, Matthias Augustin

Eur J Dermatol. 2020 Jun 1;30(3):259-266. doi: 10.1684/ejd.2020.3763

Environ 1 % de la population souffre d’urticaire chronique spontanée. L’incidence la plus élevée se situe entre 30 et 40 ans, les femmes étant les plus touchées. L’objectif de cette étude était de caractériser les besoins spécifiques et les objectifs du traitement de l’urticaire chronique spontanée du point de vue du patient.

L’étude transversale portait sur 103 participants de 4 cliniques de dermatologie ambulatoires allemandes. Le questionnaire sur les besoins des patients (QBP) validé pour l’urticaire chronique spontanée a servi à déterminer les besoins des patients et les potentiels objectifs du traitement. Pour déterminer la relation entre les besoins des patients et la charge de morbidité, différentes échelles ont été utilisées : spécifique à la maladie (CU-Q2oL), générique pour la peau (IDQV) et générique pour la santé (EQ EVA).

La plupart des participants étaient des femmes (71,4 %), avec un âge moyen de 43,92 ± 14,96 ans. L’objectif de traitement le plus important était l’absence de lésions cutanées visibles (92,3 % jugées importantes/très importantes), puis l’absence de démangeaisons (91,5 %) et enfin la disparation de tous les défauts cutanés (89,5 %). L’ensemble des 26 autres éléments analysés ont été jugés comme assez importants/très importants par au moins 30 % des participants. Concernant les besoins spécifiques des patients, ils étaient liés au sexe et à la durée de la maladie.

En conclusion, ces données mettent en évidence que les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée ont un large éventail de besoins individuels auxquels les spécialistes peuvent adapter le traitement. Des traitements innovants peuvent également contribuer à accroître l’ensemble des bienfaits. Indépendamment du traitement, la décision doit être partagée pour favoriser la gestion de la maladie.

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Mécanismes moléculaires et épidémiologie de la COVID-19 du point de vue d’un allergologue

By | Sélection d'articles

Koa Hosoki, Abhijit Chakraborty, Sanjiv Sur.

J Allergy Clin Immunol. 2020 Jul 2;146(2):285-299. doi: 10.1016/j.jaci.2020.05.033. Online ahead of print.

En mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré la COVID-19 pandémie mondiale causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Cet article avait pour objectif d’aborder la façon dont le développement de certains symptômes de rhinite allergique peut servir d’indices pour l’apparition de la COVID-19, et également de comprendre pourquoi les patients asthmatiques peuvent présenter un risque plus élevé de COVID-19 sévère.

Les symptômes des personnes souffrant de rhinite allergique sont légèrement différents de ceux présentés par les personnes infectées par le SRAS-CoV-2. Ces derniers développent généralement des symptômes tels qu’une toux sèche, des maux de gorge, une congestion nasale, un essoufflement, une myalgie, de la fatigue, de la fièvre et, dans de rares cas, une congestion conjonctivale. Les personnes qui souffrent de rhinite allergique présentent des écoulements nasaux avec picotements, des démangeaisons oculaires, des éternuements, des écoulements post-nasaux et une congestion conjonctivale. Du point de vue de l’allergologue, le passage des symptômes courants de la rhinite allergique à ceux liés à la COVID-19 (fièvre, toux et essoufflement) peut suggérer l’apparition de la COVID-19 chez les personnes atteintes de rhinite allergique. En outre, la prévalence des dysfonctionnements gustatifs ou olfactifs tels que l’anosmie et la dysgueusie est plus forte chez les patients souffrant de la COVID-19 que chez ceux souffrant de rhinite allergique.

La respiration sifflante, un symptôme fréquent dans l’exacerbation de l’asthme, survient rarement chez les patients hospitalisés après avoir contracté la COVID-19. Cependant, comme l’asthme et la COVID-19 sont tous deux associés à la toux et à l’essoufflement, il est important d’exclure la probabilité de la COVID-19 chez les personnes souffrant d’exacerbation de l’asthme. Les mécanismes sous-jacents à l’association entre l’asthme et la COVID-19 sont liés à la réponse atténuée de l’IFN-I et de l’IFN-III aux infections respiratoires chez les personnes asthmatiques. En infectant les cellules pulmonaires et les voies respiratoires, la COVID-19 induit et atténue également la signature IFN-I et IFN-III, similaire à celle observée chez les personnes souffrant d’asthme. C’est pourquoi on s’attend à ce que la COVID-19 déclenche fréquemment une exacerbation de l’asthme.

En attendant qu’un vaccin et des traitements efficaces soient trouvés, il est important de comprendre l’explication scientifique de la maladie et de maintenir des stratégies d’atténuation telles que le port d’un masque et la distanciation sociale.

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Efficacité, innocuité et tolérabilité de Bilastine 20 mg par rapport à Lévocétirizine 5 mg dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée : un essai contrôlé, randomisé, à double insu et groupes parallèles

By | Non classifié(e), Publications relatives à la bilastine

Indrashis Podder, Anupam Das, Shouvik Ghosh, Debalina Biswas, Sujata Sengupta, Satyendra Nath Chowdhury Dermatol Ther. 2020 Jul 2;e13946. doi: 10.1111/dth.13946. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire chronique se caractérise par des papules qui peuvent s’accompagner d’un œdème de Quincke et persistent pendant 6 semaines minimum. C’est une maladie débilitante qui affecte la qualité de vie des gens. La bilastine est un nouvel antihistaminique H1 non sédatif approuvé pour le traitement symptomatique de la rhinoconjonctivite allergique et de l’urticaire chez les patients âgés de plus de 12 ans. Cette étude avait pour objectif de comparer l’efficacité, l’innocuité et la tolérabilité de Bilastine 20 mg par rapport à Lévocétirizine 5 mg dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée modérée à sévère.

Il s’agissait d’une étude à double insu, randomisée et contrôlée à groupes parallèles : prise de Bilastine 20 mg une fois par jour pour 31 participants et prise de Lévocétirizine 5 mg une fois par jour pour 27 participants pendant 42 jours. La gravité de l’urticaire, l’inconfort général induit par l’urticaire et la qualité de vie ont été évalués selon l’UAS7 (score d’activité de l’urticaire), l’EVA (échelle visuelle analogue) et l’IDQV (indice dermatologique de la qualité de vie) lors de la visite préliminaire et des visites de suivi.

L’objectif principal était d’évaluer la variation de l’UAS7 et les objectifs secondaires d’évaluer les variations de l’IDQV et de l’EVA. L’innocuité, la tolérabilité et l’observance ont été évaluées par l’analyse des événements indésirables liés au médicament, les examens biochimiques et l’électrocardiogramme.

La bilastine et la lévocétirizine ont amélioré l’UAS7, l’IDQV et l’EVA à la fin du traitement. De plus, tous les paramètres ont montré une amélioration plus nette avec la bilastine. Seul l’UAS7 a révélé une réduction significative (p = 0,03). La sédation était également significativement moindre avec la bilastine (p = 0,04). Les deux traitements ont considérablement amélioré l’UAS7 et l’EVA à partir du quatorzième jour. Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.

En conclusion, si l’effet sur la qualité de vie était similaire, la bilastine a démontré une meilleure efficacité et moins de sédation dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée par rapport à la lévocétirizine.

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