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Monthly Archives

décembre 2020

Allergic rhinitis: impact on quality of life of adolescents

Rhinite allergique : impact sur la qualité de vie des adolescents

By Sélection d'articles

C S Rosario

Eur Ann Allergy Clin Immunol. 2020 Nov 12. doi: 10.23822/EurAnnACI.1764-1489.176. Publication en ligne avant impression.

L’une des phases les plus rapides du développement humain est l’adolescence, la maturité biologique précédant la maturité psychosociale. 15 % des jeunes âgés de 13 à 14 ans souffrent de rhinite allergique, soit deux fois plus que les enfants âgés de 6 à 7 ans. La prévalence de la rhinite allergique est plus élevée chez les garçons jusqu’à 10 ans. La tendance s’inverse à l’adolescence où la prévalence est plus élevée chez les filles.

À l’âge adulte, en revanche, toute prévalence en fonction du sexe disparaît. Les changements qui surviennent à l’adolescence ont des conséquences sur la santé tout au long de la vie et ont un impact sur la qualité de vie. La rhinite allergique a un impact significatif sur la qualité de vie des adolescents et de leurs parents : effets sédatifs de la plupart des antihistaminiques, absences scolaires et performances moins bonnes en raison de la distraction, de la fatigue et de l’irritabilité. L’impact sur les parents est également négatif : anxiété, surprotection et nécessité de s’absenter du travail.

La technologie numérique permet de contribuer à une approche originale pour caractériser les signes et les symptômes de la rhinite allergique, ainsi que leur lien avec d’autres affections allergiques. La réussite du traitement réside dans le partenariat entre les adolescents atteints de rhinite allergique et la technologie mobile qui leur permet d’accéder à davantage d’informations disponibles concernant la maladie et son traitement.

En conclusion, s’il existe des données concernant les problèmes auxquels les adolescents asthmatiques sont confrontés, les enjeux de la rhinite allergique semblent sous-documentés.

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COVID-19 and allergy: How to take care of allergic patients during a pandemic?

COVID-19 et allergies : comment prendre soin des patients allergiques lors d’une pandémie ?

By Sélection d'articles

Antonella Cianferoni, Martina Votto

Pediatr Allergy Immunol. 2020 Nov;31 Suppl 26:96-101. doi: 10.1111/pai.13367.

Le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), également connu sous le nom de COVID-19, constitue une nouvelle menace pour toute la population en raison de son taux d’infection élevé ainsi que de sa morbidité et sa mortalité chez les populations vulnérables. Pendant la pandémie, la continuité des soins auprès des allergologues est primordiale pour les personnes atteintes de rhinite allergique. Les allergologues sont confrontés au défi de se protéger de l’infection au SRAS-CoV-2 et de fournir des soins aux personnes atteintes de rhinite allergique. Ils doivent être prêts à travailler en toute sécurité en adaptant leurs pratiques de manière adéquate jusqu’à ce qu’un vaccin universel soit trouvé ou que l’immunité collective soit obtenue. Certaines des maladies observées par les allergologues ne sont pas considérées comme des facteurs de risque, mais présentent des symptômes tels que la toux et les éternuements qui figurent dans le diagnostic différentiel par rapport à la COVID-19.

Résumé du mode de traitement des conditions spécifiques au cabinet de l’allergologue :

  • Les tests épicutanés peuvent être retardés, car les informations qu’ils fournissent ne sont généralement pas essentielles pour le traitement immédiat du patient.
  • Les provocations alimentaires peuvent être retardées, sauf la provocation aux arachides chez les nourrissons ou l’introduction d’un aliment essentiel pour une nutrition appropriée afin d’éviter une intervention telle que la pose d’un tube G ou d’un tube NG.
  • Chez les patients sous immunothérapie, l’administration du traitement peut être espacée jusqu’à 6 semaines pour réduire les visites au cabinet pendant la pandémie, avec la possibilité d’ajuster la dose jusqu’à la reprise du rythme habituel. La mise en place d’une immunothérapie doit toutefois être évitée.
  • La spirométrie peut provoquer une aérosolisation. Par conséquent, les personnes atteintes de COVID-19 ou de symptômes pseudo-grippaux ne doivent pas être testées. Tous les tests habituels devraient être reportés pendant la phase pandémique.
  • L’asthme est un facteur de risque de maladie grave dans le cas des infections au coronavirus 2. Néanmoins, les recommandations actuelles doivent se conformer aux directives de traitement.
  • Les patients atteints de rhinite allergique doivent poursuivre leur traitement. Aucune étude n’a mis en évidence un quelconque risque de complications graves chez ces patients lors d’une infection au COVID-19. La rhinite allergique peut être décelée par téléconsultation (vidéo ou téléphonique) et le diagnostic de l’allergie posé ultérieurement.

Chacune de ces suggestions est sujette à modification en fonction de l’évolution de la situation sur chaque territoire. La limitation des visites en présentiel peut avoir un impact financier important. De la même manière, il arrive un moment où le report de la procédure représente un risque plus important pour le patient que le risque potentiel d’être exposé à la COVID-19. Il est important d’en tenir compte.

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The usage, quality and relevance of information and communications technologies in patients with chronic urticaria:

L’utilisation, la qualité et la pertinence des technologies de l’information et de la communication chez les patients souffrant d’urticaire chronique : une étude UCARE

By Sélection d'articles

Marcus Maurera, et al.

World Allergy Organ J . 2020 Oct 30;13(11):100475. doi:10.1016/j.waojou.2020.100475. eCollection 2020 Nov.

L’urticaire chronique se caractérise par des papules qui démangent ou un œdème de Quincke ou les deux pendant une durée de six semaines ou plus. Elle a un impact sur la qualité de vie physique et émotionnelle des patients. Les personnes souffrant d’urticaire chronique et d’autres affections chroniques recherchent des informations par le biais des technologies de l’information et des communications (TIC). Cette étude visait à évaluer la fréquence d’utilisation et la préférence des TIC chez les patients atteints d’urticaire chronique.

Il s’agissait d’une étude transversale incluant 1 800 patients atteints d’urticaire chronique spontanée ou d’urticaire chronique inductible, âgés de plus de 12 ans, sélectionnés dans des centres de santé primaires, des hôpitaux universitaires ou des cliniques spécialisées UCARE (Urticaria Centers of Reference and Excellence) dans 16 pays. Les patients ont été invités à répondre à 23 questions notamment concernant l’utilisation des TIC (type, fréquence, préférence, qualité). Les réponses ont été enregistrées dans une base de données. Les TIC ont ensuite été classées en trois groupes : One-to-one (un-à-un) : SMS, WhatsApp, Skype et e-mail ; One-to-many (un-à-plusieurs) : YouTube, navigateurs Web, blogs ou forums ; et Many-to-many (plusieurs-à-plusieurs) : Instagram, Twitter, Facebook et LinkedIn.

Dans le monde, la plupart des patients atteints d’urticaire chronique avaient accès à des plateformes TIC (99,6 %) et à Internet (96,7 %). Les plateformes TIC les plus utilisées ont été les One-to-one (85,4 %), suivies par les One-to-many (75,5 %) et les Many-to-many (59,2 %). L’utilisation des plateformes TIC s’est accrue avec l’éducation des patients. Les plateformes One-to-many ont été privilégiées pour les informations d’ordre général sur la santé et les informations relatives à l’urticaire chronique. Pour obtenir des informations spécifiques sur l’urticaire chronique, 3 patients sur 4 ont utilisé un navigateur Web, 20,9 % ont utilisé YouTube et 13,6 % ont utilisé Facebook. Un patient sur cinq n’a utilisé aucune forme de TIC. La qualité des informations a été jugée très intéressante et de bonne qualité pour les informations d’ordre général sur la santé (53,5 %) et les informations relatives à l’urticaire chronique (51,5 %) par rapport aux autres catégories.

En conclusion, dans le monde entier, pour obtenir des informations relatives à la santé et à l’urticaire, les patients ont majoritairement recours à l’utilisation des technologies de l’information et des communications, les navigateurs Web étant la plateforme qu’ils privilégient.

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Cold urticaria what we know and what we do not know

Certitudes et zones d’ombre autour de l’urticaire au froid

By Sélection d'articles

Natalya Maltseva, et al.

Allergy. 2020 Nov 28. doi: 10.1111/all.14674. Publication en ligne avant impression.

L’urticaire au froid est un sous-type d’urticaire chronique inductible qui se caractérise par l’apparition de papules et/ou d’un œdème de Quincke après une exposition au froid. Elle constitue un problème clinique complexe en raison du risque d’anaphylaxie induite par le froid, de sa longue durée et des difficultés à établir le diagnostic de l’urticaire au froid atypique. La classification de l’urticaire au froid comprend des sous-types typiques et atypiques. Des études et directives récentes ont fait progresser sa compréhension et sa gestion.

Il semble que ce type d’urticaire implique la formation d’auto-allergènes et d’IgE pour ces auto-allergènes induits par le froid ce qui provoque la libération de médiateurs par les mastocytes cutanés.

On sait que les papules induites par le froid se développent lors du réchauffement et disparaissent en une heure et qu’une anaphylaxie peut survenir. Son diagnostic repose sur les antécédents du patient et les tests de stimulation par le froid. D’autres tests incluant la recherche d’infections sous-jacentes doivent être effectués, si le dossier du patient est pertinent. La prise en charge de l’urticaire au froid consiste à éviter le froid, à utiliser des antihistaminiques non sédatifs et, si nécessaire, à recourir à l’omalizumab.

Les questions laissées sans réponse incluent l’épidémiologie de l’urticaire au froid, les mécanismes pathologiques sous-jacents, l’hétérogénéité clinique et les résultats du traitement.

Une étude prospective observationnelle multicentrique internationale COLD-CE est en cours dans l’objectif d’améliorer globalement la compréhension de l’urticaire et de l’anaphylaxie au froid, les recherches concernant leur physiopathologie étant une priorité. L’œdème de Quincke oropharyngé et/ou l’anaphylaxie au froid dans l’urticaire au froid requièrent l’étude complémentaire d’agents innovants. La prochaine limite de la recherche menant à de nouvelles cibles thérapeutiques réside dans l’utilisation d’approches génomiques, post-génomiques et d’apprentissage automatique.

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nasal allergen challenge in allergic rhinitis

Provocation allergénique nasale répétitive dans la rhinite allergique : Amorçage et inflammation de type Th2 sans aucun signe de remodelage

By Sélection d'articles

Nara Orban, Mikila R Jacobson, Kayhan T Nouri-Aria, Stephen R Durham, Aarif O Eifan

Clin Exp Allergy. 2020 Nov 3. doi: 10.1111/cea.13775. Publication en ligne avant impression.

La rhinite allergique saisonnière se caractérise par une éosinophilie tissulaire locale et la présence de cytokines Th2. L’asthme se caractérise par un remodelage des voies respiratoires en contradiction avec les preuves de remodelage dans le cas de la rhinite allergique. Cette étude visait à évaluer la relation entre l’inflammation allergique et les caractéristiques de remodelage de la rhinite allergique à l’aide d’une nouvelle provocation allergénique nasale répétitive chez l’humain.

Cette étude portait sur douze patients atteints de rhinite allergique modérée à sévère ayant subi cinq provocations un jour sur deux avec un diluant, puis quatre semaines après cinq provocations un jour sur deux avec de l’extrait de pollen de graminées. Les évaluations ont porté sur les symptômes nasaux, la présence de cytokines Th1/Th2 dans les sécrétions nasales et le sang. Des biopsies nasales ont été effectuées le lendemain des première et cinquième provocations réalisées avec un diluant et un allergène. Seize témoins sains ont été soumis à une provocation unique avec un diluant et un allergène. Les cellules inflammatoires épithéliales et sous-muqueuses ainsi que les marqueurs de remodelage ont été évalués par analyse d’image assistée par ordinateur.

Les symptômes de la rhinite allergique ont augmenté après chaque provocation allergénique par rapport au diluant (p<0,05), avec des signes d’amorçage clinique et immunologique. La présence de l’IL-5 et d’une éosinophilie tissulaire dans les sécrétions nasales s’est considérablement accrue suite à la provocation allergénique nasale, par rapport aux provocations avec un diluant. Les patients atteints de rhinite allergique ont montré l’évidence d’une corrélation entre les mastocytes sous-muqueux et la réponse clinique en phase initiale et une association entre les éosinophiles épithéliaux et l’IL-5 dans les sécrétions nasales. Aucune différence n’a été relevée après provocation allergénique concernant l’intégrité épithéliale, l’épaisseur de la membrane basale réticulaire, la zone glandulaire, l’expression des marqueurs d’activation du remodelage des voies respiratoires, y compris l’α-SMA, la HSP-47, la matrice extracellulaire, l’angiogenèse et la lymphangiogenèse pour la rhinite allergique par rapport au groupe témoin.

En conclusion, de nouvelles provocations allergéniques nasales répétitives chez des personnes atteintes de rhinite allergique persistante sévère ont abouti à une éosinophilie tissulaire. Le taux d’IL-5 s’est accru sans qu’il y ait de changements structurels et sans mettre en évidence un quelconque rapport entre l’inflammation Th2 et le développement d’un remodelage des voies respiratoires dans la rhinite allergique.

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